La Fortune des Rougon

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La Fortune des Rougon
Image illustrative de l'article La Fortune des Rougon

Auteur Émile Zola
Genre Roman naturaliste
Pays d'origine Flag of France.svg France
Éditeur Librairie internationale A. Lacroix, Verboecken et cie
Date de parution 1871
Série Les Rougon-Macquart Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le second Empire
Chronologie
Précédent Premier de la série La Curée Suivant

La Fortune des Rougon est un roman d’Émile Zola publié en 1871, premier volume de la série Les Rougon-Macquart. Le cadre est une petite ville appelée Plassans, qui correspond à Aix-en-Provence, où Zola a passé son enfance et une partie de sa jeunesse, et à Lorgues, dans le Var, où se sont déroulés en décembre 1851 les événements insurrectionnels décrits dans le roman. L'ouvrage a un triple intérêt :

  • Comme Zola le décrit dans sa préface, c'est le roman des origines. Il marque le début de la généalogie des Rougon-Macquart, qui commence avec Adélaïde Fouque, dite Tante Dide, née en 1768. Elle épouse un certain Rougon, jardinier, dont elle a un fils, Pierre Rougon. À la mort de son mari, elle vit en concubinage avec Macquart, contrebandier, qui lui donne une fille, Ursule Macquart, et un garçon, Antoine Macquart. Après la mort de Macquart, elle se reclut dans la solitude. Ses trois enfants donnent naissance aux trois branches de la famille :
    • les Rougon, chez qui prédomine l’appât du gain et l’appétit du pouvoir ;
    • les Mouret (mariage d’Ursule avec un chapelier ainsi nommé), branche où la fragilité mentale de l’aïeule réapparaît souvent ;
    • les Macquart, branche la plus fragile, chez qui se retrouve la folie d’Adélaïde mêlée à l'ivrognerie et à la violence de son amant.
  • Il raconte enfin une histoire d’amour entre Silvère Mouret (fils d’Ursule) et Miette, fille d’un braconnier condamné aux galères. L’histoire finit mal : les deux jeunes gens participent à la résistance au coup d'État du 2 décembre 1851 en Provence ; Miette est tuée pendant les combats tandis que Silvère est fusillé par un gendarme, sans que son oncle ni l'un de ses cousins Rougon n'interviennent pour le sauver. Adélaïde Fouque, qui a assisté à la scène, devient folle et est enfermée dans un asile. Elle est alors âgée de 83 ans mais survit jusqu’au dernier roman (Le Docteur Pascal), s’éteignant à l’âge de 105 ans.

La Fortune des Rougon ou Les Origines[modifier | modifier le code]

Dans sa préface du 1er juillet 1871, Zola explique :

« ...le premier épisode : la Fortune des Rougon, doit s’appeler de son titre scientifique : les Origines »

— Émile Zola, La Fortune des Rougon, Préface[1]

L'auteur présente dans son introduction ce que sont pour lui les Rougon-Macquart : une étude anthropologique et La Fortune des Rougon en est le prologue. Ce roman pose les jalons du cycle littéraire, c'est le roman « des origines ». Quand Zola l'écrit, il a déjà conçu l'arbre généalogique d'Adelaïde Fouque[2], matriarche de la famille et la destinée des descendants de celle-ci. Le titre du premier opus donne les bases des romans suivants : les Rougon qui jusque là sont peu heureux en affaire vont devenir de riches bourgeois, il nous indique que les personnages principaux de l'histoire ne sont ni Silvère, ni Miette, ni Macquart mais bien la branche des Rougon et enfin c'est l'opportunisme, la bonne fortune des Rougon qui profitent du coup d’État du 2 décembre 1851 de Louis-Napoléon Bonaparte pour progresser socialement.

Histoire du roman[modifier | modifier le code]

Plan de Plassans réalisé par Émile Zola compris dans le dossier préparatoire de « La Conquête de Plassans ».

Influence et travaux préparatifs[modifier | modifier le code]

D'après Martin Kanes, La Fortune des Rougon serait inspirée du roman Pierrette d'Honoré de Balzac dont le sujet est la lutte provinciale entre deux branches d'une famille : les Rogron-Auffray[3]. Zola devient un maitre du naturalisme au cours de la rédaction des Rougon-Macquart. Pour chacun de ses romans, Zola prépare un long dossier préparatoire, n'hésitant pas à se déplacer sur place, une fois qu'il eut acquis les moyens financiers pour, afin de décrire fidèlement le cadre de ses livres. Le dossier préparatoire comprend diverses sections qui, comme tout dossier, ne sont pas forcément classées par ordre chronologique.

La première partie nommée « Plan de la Fortune des Rougon » comprend d'abord deux croquis géographiques l'un représentant les alentours de la ville de Plassans et l'itinéraire pris par les insurgés[4], l'autre étant la définition de l'aire Saint-Mittre, un terrain vague de la commune[5]. Pour chacun des deux croquis, on constate grâce aux nombreuses ratures et rectifications que leur configuration a eu le temps de mûrir dans la tête de l'auteur. Ainsi le tracé de la rivière « la Viorne » se trouve fortement modifié.

La partie présente ensuite un plan détaillé par chapitre. Le roman comporte alors onze (XI) chapitres alors que le manuscrit final n'en comprend que sept (VII). Pour chacun des chapitres, il y a quatre étapes : le numéro du chapitre, la date à laquelle il se passe, les points importants et les points de détails nécessaire à l'auteur pour construire le texte. Ainsi pour le premier chapitre, on peut lire :

« Chapitre I. Dimanche soir 7
Promenade de Miette et Silvère - La bande insurrectionnelle
[...] Silvère habite avec sa grand-mère une petite maison [...] ayant un seul rez-de-chaussée et située dans une ruelle donnant sur la grande route... »

— Émile Zola, Dossier préparatoire de La Fortune des Rougon, Plan[6]

La seconde section est intitulée « Plans. Histoire naturelle et sociale d'une famille au XIXe siècle ». Bien que ce titre corresponde quasiment au sous-titre des Rougon-Macquart, la partie n'est consacrée qu'au premier roman. La section commence par une liste de question posées par Zola à lui-même.

« Un chef-lieu d'arrondissement, ayant une sous-préfecture, a-t-il une garnison ? »

— Émile Zola, Dossier préparatoire de La Fortune des Rougon, Plan[7]

Cela met en lumière, la volonté de Zola de décrire avec un précision scientifique l'univers qu'il décrit.

Zola donne ensuite un agencement chronologique et spatial de ses chapitres qu'il nomme « Dates des faits ». L'auteur liste donc l'endroit où se situe le chapitre, le personnage central, la date et pour certains chapitres la durée. On y trouve également dans les deux coins de page un calendrier et un résumé succinct des événements du Coup d'État à Paris. Zola a vraisemblablement rédigé cette page avant son plan détaillé car outre le fait qu'elle ne contient aucune précision, on trouve ici des noms qui ne sont pas ceux définitifs ainsi Antoine Macquart s'appelle alors Antoine « Machart » et Plassans est nommée « Rolleboise »[8].

On trouve ensuite un résumé des événements historiques. D'abord, il s'intéresse succinctement à la capitale et aux événements de la capitale les 2, 3 et 4 décembre 1851. La suite, beaucoup plus détaillée concerne les faits historiques à Marseille, Brignoles, Draguignan et Lorgues entre le 3 décembre 1851 et le 8 décembre 1851. Les informations relatées s'intéressent particulièrement à la propagation de la nouvelle du Coup d'État et à la marche des insurgés qui est au cœur du roman[9]. Zola prouve ici aussi sa volonté de situer son roman au plus près de la vérité historique.

Le dossier préparatoire comporte ensuite des brouillons de plan, de la préface et de publicité.

Rédaction[modifier | modifier le code]

Le verso de la première page du manuscrit de La Fortune des Rougon où figure la date du 4 juin 1869.

Après avoir constitué son dossier préparatoire sur le roman, Zola commença la rédaction de La Fortune des Rougon. Pour Paul Alexis, auteur en 1882 de la première autobiographie du romancier : Émile Zola. Notes d'un ami, la rédaction aurait commencé en mai 1869[10]. Il précise que l’œuvre était en cours d'écriture, aux environs du 15 septembre 1869[11], lorsque le biographe rencontra le naturaliste pour la première fois.

Pour Colette Becker, l'auteur avait pour habitude de faire figurer au verso de la première page du manuscrit de ses romans une date qui serait celle du début de rédaction[12]. Ici, on retrouve la date du 4 juin 1869. La professeure précise que le roman a dû être terminé vers la fin de l'année 1869 car La Curée, second roman du cycle, commença à être écrit au début de l'année suivante[13]. Cependant, elle rapporte également une correspondance de Zola à Edmond de Goncourt, en date du 15 juillet 1870, où le naturaliste dit qu'il est en train d'achever « au jour le jour » le roman[13].

Publication[modifier | modifier le code]

Extrait du feuilleton du journal Le Siècle du 21 mars 1871.

La Fortune des Rougon parait d'abord sous forme de feuilleton dans le journal Le Siècle à partir du 28 juin 1870[13]. Bien que les premiers chapitres aient été prêts quasiment une année auparavant, « de mauvaises volontés » empêchèrent une parution antérieure[10]. Malheureusement, la publication se trouve interrompue au sixième chapitre par le déclenchement de la Guerre franco-allemande, 19 juillet 1870 [13]. Ironiquement, la parution du roman de Zola relatant la naissance du Second Empire est suspendue par la guerre qui y mettra fin. La fin des feuilletons est publiée dans le journal du 18 au 21 mars 1871[13], le nom du roman est alors La famille Rougon[14].

Zola prépare ensuite la parution du roman en volume à la Librairie internationale Lacroix et Verbœckhoven en rédigeant des « réclames » qu'il a ensuite intégré à son dossier préparatoire, en voici un exemple :

« Nous recommandons une œuvre nouvelle de M.Émile Zola, la Fortune des Rougon, en vente à la librairie internationale. C'est un roman,mais un roman politique, qui ne sera pas trop déplacé en ces temps d'indifférence littéraire. L'auteur raconte le coup d'État en province. Il montre les violences de ce coup de main qu'on voudrait aujourd'hui renouveler. Le drame qu'il a choisi est poignant et donne à réfléchir. »

— Émile Zola, Dossier préparatoire de La Fortune des Rougon, Réclames[15].

Le roman parait finalement le 14 octobre 1871. Cependant, l'édition qui est connue aujourd'hui est celle datant de 1873. En effet, en 1872, Georges Charpentier qui a repris l’œuvre édite un texte fortement modifié par Émile Zola[13].

Accueil[modifier | modifier le code]

En dépit de la publicité réalisée par l'auteur et de l'effort de celui-ci pour faire connaitre son œuvre au moyen du cercle d'influence qu'il s'est crée grâce à ses activités journalistiques, le roman suscite peu de ventes[13].

Samuel Hayat, docteur en science politique, explique que cela peut être imputé à l'écriture hésitante de Zola, au choix d'un récit se déroulant en l'espace de quelques jours, l'obligation de donner l"histoire de la famille ou encore à l'idylle inutile de Silvère et Miette. Mais pour le docteur, la raison principale est que la Fortune des Rougon met mal à l'aise en dévoilant des « mécanismes psychologiques et sociaux profondément ancrés et vrais, mais habituellement refoulés, dissimulés »[16]. D'autre part, l'époque de parution correspond à une période de changement historique et de clivages très importants entre républicains, monarchistes et bonapartistes. Le roman se voulant un récit au plus de la vérité, il a pu déplaire à un grand nombre.

Cependant, il y a deux jugements qui sont adressés à Zola et qui différent des autres car ils proviennent d'auteurs. Ainsi le 25 octobre 1871, le naturaliste reçoit de la part de Victor Hugo :

« Votre comédie est tragique. Je vous lis, mon éloquent et cher confrère, et je vous relirai. Le succès, c'est d'être lu; le triomphe, c'est d'être relu. Vous avez le dessin ferme, la couleur franche, le relief, la vérité, la vie. Continuez ces études profondes. Je vous serre la main ! »

— Victor Hugo, Lettre à Émile Zola[13].

Et le 1er décembre 1871, c'est Gustave Flaubert qui contacte l'auteur :

« Je viens de finir votre atroce et beau livre ! J'en suis encore étourdi. C'est fort ! Très fort ! »

— Gustave Faubert, Lettre à Émile Zola[13].

La publication de L'Assommoir en 1876 relance l’intérêt du public pour le cycle des Rougon-Macquart. En effet, bien que jugé scandaleux au moment de sa sortie, le septième opus s'avère être un grand succès et il entraine avec lui les précédents romans, assurant une aisance financière à Zola.

Selon Alain Pagès, professeur de littérature à l'Université Sorbonne Nouvelle, entre la fin des années 1950 et 2006 trente millions d'exemplaires « de poche » des Rougon-Macquart ont été vendus faisant de Zola un des plus grands auteurs « classique ». Pagès explique cependant que La Fortune des Rougon ne se trouve pas dans les neuf romans les plus vendus du cycle[17].

Résumé[modifier | modifier le code]

Le roman étant naturaliste, Zola prend soin de présenter les lieux et les personnages parallèlement au déroulement des faits rapportés. L'édition de 1873, parue chez Charpentier comportait sept chapitres chacun d'eux ayant une fonction.

Chapitre I : la marche des républicains[modifier | modifier le code]

Le chapitre commence par la description de Plassans et l'aire Saint-Mittre, un ancien cimetière qui au fil du temps s'est mué en terrain vague. Le soir du 7 décembre 1851, vers sept heures[18], Silvère s'occupe avec une carabine en attendant Miette. Les deux jeunes amoureux, tous deux des idéalistes, se retrouvent et voient la marche des républicains progresser à travers la ville. Silvère est décidé à rejoindre ses « frères », mais ils ont du mal à se quitter et partent alors faire une longue promenade à l'abri de la pelisse de Miette. Le duo recroisse les républicains chantant la Marseillaise, les deux amants s'engagent alors. Miette devient la porte-drapeau du groupe.

Chapitre II : Plassans et les Rougon[modifier | modifier le code]

On retrouve une nouvelle description de la ville de Plassans. La commune est divisée en trois quartiers : un quartier « noble » appelé quartier Saint-Marc, le vieux quartier où se trouvent notamment la mairie, la gendarmerie ainsi que les classes « populeuses » et la ville neuve qui abrite la bourgeoisie[19].

Vient ensuite la présentation de la famille Rougon. Les Fouque étaient la plus riche famille maraîchère de la région sous l'Ancien Régime. Elle s'est éteinte peu à peu après la Révolution et une seule fille a survécu : Adélaïde Fouque. Elle a le « cerveau fêlé »[20]. Elle épousa Rougon, un jardinier parlant à peine français, à la surprise de toute la commune. Un an après le mariage, Adélaïde donna un fils : Pierre Rougon. Trois mois plus tard, le père décède. Adelaïde prit un amant, le « gueux » de Macquart. Cet alcoolique paresseux habitait la masure mitoyenne de la propriété de la veuve. Ils eurent deux enfants hors mariage : Antoine puis Ursule. Leur mère ne s'en occupa guère, les enfants grandirent librement.

Personnages[modifier | modifier le code]

Les personnages de La Fortune des Rougon appartiennent à quatre générations successives et on retrouve la majorité d'entre eux dans d’autres volumes de la série Les Rougon-Macquart.

1re génération[modifier | modifier le code]

  • Adélaïde Fouque : née en 1768, fille d’un riche maraîcher, elle est atteinte d’une légère folie. Sujette à des crises nerveuses et à des convulsions, elle montre une incompatibilité avec le monde extérieur. Son comportement est bien souvent puéril. Elle se marie d’abord, en 1786, avec Rougon, son garçon jardinier ; de cette union naît un fils, Pierre. Puis, après la mort de Rougon, elle se met en concubinage en 1789 avec Macquart, un contrebandier paresseux et quelque peu enclin à l’alcool. Bien que régulièrement battue par son amant, Adélaïde conçoit pour ce dernier un amour de louve. Deux enfants naissent de cette union : Antoine et Ursule. Ayant d’abord mis en avant sa vie de femme plutôt que celle de mère, elle demeure hantée par son péché : ne pas s’être assez occupée de Pierre. C'est pourtant celui-ci qui, après la mort de Macquart, la dépossède de ses biens. Elle élève plus tard Silvère Mouret, son petit-fils, après l’exécution duquel elle sombre définitivement dans la folie. Elle est alors internée à l'asile des Tulettes. Elle réapparaît par la suite dans La Conquête de Plassans.
  • Rougon : Jardinier, mal dégrossi, mari d'Adélaïde Fouque ; il en a un enfant et meurt peu de temps après la naissance de celui-ci.
  • Macquart : Contrebandier et amant d'Adélaïde Fouque ; il lui donne deux enfants ; il n’a pas l’air foncièrement mauvais, juste fainéant et ivrogne ; c’est à cause de lui que la lignée des Macquart s'avère marquée par une tendance à l’alcoolisme ; il meurt tué par un douanier.

2e génération[modifier | modifier le code]

  • Pierre Rougon : fils de Rougon et d’Adélaïde Fouque, né en 1787. Très tôt, il développe le principal défaut de la branche des Rougon : l’avidité. Pierre a le désir de devenir bourgeois, il souhaite cela plus que tout autre chose. Afin d'accaparer la fortune de sa mère, il expulse de chez lui, par un fin stratagème, son demi-frère, Antoine, et marie sa demi-sœur, Ursule, à un chapelier du nom de Mouret. Il se marie à son tour avec la fille d’un marchand d’huile, Félicité Puech, et reprend le commerce familial. Ils ont cinq enfants : Eugène, Pascal, Aristide, Sidonie et Marthe. L'aîné, Eugène, grâce à son éducation et à son intelligence, gagne une haute place à Paris et sent venir le coup d'État du 2 décembre 1851. Il en informe son père, qui, feignant d’être un brave et sachant qu’il court peu de risques, sauve Plassans des griffes d'insurgés imaginaires. Après le coup d’État, Pierre Rougon devient chevalier de la légion d'honneur puis receveur particulier.
  • Antoine Macquart : fils de Macquart et d’Adélaïde Fouque, né en 1789. Tiré au sort, il part soldat, son demi-frère, Pierre Rougon, lui ayant promis de le racheter l'année suivante, ce qu'il ne fera pas. Libéré en 1815, il revient à Plassans où il ordonne à Pierre de lui rendre sa part d'héritage ; devant le refus de son frère, et par opposition à celui-ci, Antoine devient un républicain engagé, rêvant de pouvoir vivre sans travailler. Outre sa paresse, il a hérité de son père une forte tendance à l'ivrognerie. Il épouse Joséphine Gavaudan dont il a trois enfants : Lisa, Gervaise et Jean. Violent, impossible à vivre, il est abandonné par ses enfants à la mort de sa femme. Devant se nourrir seul, il fait tout pour que la république gagne à Plassans et lorsqu’il n’y a plus d’espoir, sur une idée de sa belle-sœur Félicité, il participe à une mise en scène faisant passer Pierre pour un héros. Grâce à ce simulacre, il reçoit mille francs puis fuit à l’étranger, son frère lui ayant promis une bonne place à son retour.
  • Ursule Mouret : fille de Macquart et d’Adélaïde Fouque, née en 1791. Elle se marie en 1810 avec Mouret, un chapelier, ce qui lui permet de fuir la maison où son demi-frère, Pierre Rougon, lui rend la vie difficile. Elle a trois enfants avec Mouret : François, Hélène et Silvère. Ils vont vivre à Marseille où elle meurt de phtisie en 1839.
  • Félicité Rougon : née Puech, elle épouse Pierre Rougon. Tout comme son mari, elle montre une avidité maladive, prête à tout pour devenir bourgeoise. Très intelligente, manipulant son mari, c’est grâce à elle qu'ils parviennent à leurs fins : elle soutient efficacement le camp des conservateurs et suggère l'idée du simulacre d'insurrection menée par Antoine Macquart, mise en scène qui fait de Pierre Rougon le maître politique de Plassans.
  • Joséphine Macquart, dite "Fine" : née Gavaudan, puis mariée à Antoine Macquart. Tout comme son mari, elle aime l’alcool, mais, à sa différence, c'est une grande travailleuse. Elle nourrit Macquart pendant plusieurs années bien que celui-ci la batte et la vole. Elle meurt en 1850 d'une fluxion de poitrine.
  • Mouret : Chapelier qui tombe fou amoureux d’Ursule Macquart. Il lui donne trois enfants. Après la mort de sa femme, il sombre dans la dépression et se suicide un an après.

3e génération[modifier | modifier le code]

  • Eugène Rougon : fils aîné de Pierre et Félicité Rougon, né en 1811. Il reçoit une bonne éducation, fait des études de droit. Attiré par le pouvoir, il acquiert un haut poste à Paris, ce qui lui permet de prévoir le coup d'État du 2 décembre 1851. Il en prévient ses parents et les guide afin qu’ils profitent de la situation pour faire fortune et établir leur notoriété à Plassans. Dans La Fortune des Rougon, sa vie à Paris reste assez obscure, on sait juste qu’il est un proche du futur Napoléon III. Il réapparait par la suite dans plusieurs volumes des Rougon-Macquart et plus particulièrement dans Son Excellence Eugène Rougon.
  • Pascal Rougon : second enfant de Pierre et Félicité Rougon, né en 1813. À la différence des autres membres de sa famille, il ne souffre d'aucune tare héréditaire. Sa simplicité et sa droiture d'esprit contrastent avec le comportement de son entourage. Médecin, il aide les républicains en les soignant. Il aime réaliser des expériences bizarres sur les cadavres pour comprendre le fonctionnement du corps humain ; à cause de cela, il est mis à l'écart à Plassans. Il réapparaît par la suite dans plusieurs œuvres de Zola et plus particulièrement dans Le Docteur Pascal.
  • Aristide Rougon : troisième enfant de Pierre et Félicité Rougon, né en 1815. Il épouse en 1836 Angèle Sicardot qui lui donne deux enfants, Maxime et Clotilde. Il est autant attiré par l'argent que son frère Eugène l'est par le pouvoir. Il pense tout d'abord que c’est la république qui va l’emporter et la soutient donc ardemment. Journaliste, il écrit plusieurs articles pro-républicains. Lorsqu’il découvre que son frère, Eugène, soutient Louis-Napoléon Bonaparte, il se met à douter de la victoire républicaine. Au soir du coup d’État, il change de camp et se convertit au bonapartisme. À la fin de La Fortune des Rougon, il s'apprête à quitter Plassans. Il réapparaît par la suite dans plusieurs volumes des Rougon-Macquart et plus particulièrement dans la Curée (où on le retrouve monté à Paris, marié à Renée Béraud Du Châtel et s'enrichissant par la spéculation immobilière) et dans l'Argent.
  • Sidonie Rougon : quatrième enfant de Pierre et Félicité Rougon, née en 1818. Elle épouse en 1838 un clerc avoué et part pour Paris. Comme tous les membres de la famille Rougon, elle ne manque ni d’envie ni de cupidité. Elle réapparaît par la suite dans plusieurs ouvrages de Zola, La Curée et Le Rêve. Ce dernier fait apparaître sa fille, Angélique, qu'elle a eue avec un inconnu après la mort de son mari.
  • Marthe Rougon : cinquième enfant de Pierre et Félicité Rougon, née en 1820. Elle épouse en 1840 son cousin François Mouret, commis dans la maison de commerce de ses parents. Ils ont trois enfants : Octave, Serge et Désirée. Elle réapparaît par la suite dans plusieurs volumes des Rougon-Macquart et plus particulièrement dans La Conquête de Plassans.
  • Lisa Macquart : fille d'Antoine et Joséphine Macquart, née en 1827. Calme et posée. À sept ans, elle part avec une femme qui l’emploie sur Paris. Elle réapparaît par la suite dans plusieurs œuvres de Zola et plus particulièrement dans Le Ventre de Paris, où on la retrouve mariée à Quenu et établie en belle charcutière. Elle y est mère d'une petite fille, Pauline.
  • Gervaise Macquart : second enfant d'Antoine et Joséphine Macquart, née en 1828. Petite, fine, mais boiteuse de naissance, sans doute à cause des violences de son père sur sa mère, enceinte de Gervaise. Elle est aussi endurante au travail que sa mère et apprend le métier de blanchisseuse. Très tôt, elle commence à boire (de l'anisette avec sa mère). Elle a un amant du nom de Lantier qui lui donne deux fils (Claude et Étienne). Après la mort de sa mère, pour échapper à son père, elle part à Paris avec Lantier. Elle réapparaît par la suite dans plusieurs volumes des Rougon-Macquart et plus particulièrement dans L'Assommoir. Après que Lantier l'a quittée, elle se remarie avec Coupeau dont elle a une fille, Anna, dite " Nana ". Avec La Bête humaine, Zola donne à Gervaise un troisième fils, Jacques, né en 1844. Gervaise est très certainement le personnage le plus connu des Rougon-Macquart.
  • Jean Macquart : troisième enfant d'Antoine et Joséphine Macquart, né en 1831. D'un naturel timide, il est révolté par la conduite de son père, mais il reste pour soutenir sa sœur et sa mère. Après la mort de sa mère, il prépare un plan avec Gervaise et ils partent le même jour de Plassans, abandonnant leur père. Il réapparaît par la suite dans plusieurs œuvres de Zola et plus particulièrement dans La Terre et La Débâcle. Il aura deux enfants.
  • François Mouret : fils aîné d'Ursule Macquart et de Mouret, né en 1817. Après le suicide de son père, il vient travailler dans le commerce de son oncle, Pierre Rougon, et se marie avec sa fille, Marthe. Ils ont trois enfants : Octave, Serge et Désirée. Lorsque Pierre Rougon se retire du commerce, François Mouret ne prend pas sa suite mais part s'établir à Marseille. Il réapparaît plus tard dans La Conquête de Plassans.
  • Hélène Mouret : fille d'Ursule Macquart et du chapelier Mouret, née en 1824. Dans La Fortune des Rougon, il n'est fait mention que du fait qu'elle se trouve orpheline en 1839. Elle réapparaît dans le roman Une page d'amour. Elle y épouse Grandjean dont elle a une fille, Jeanne. Son mari la laisse veuve à vingt-neuf ans.
  • Silvère Mouret : troisième enfant d'Ursule Macquart et du chapelier Mouret, né en 1834. Il n'a que six ans lorsque son père se suicide. Il est alors recueilli par sa grand-mère, Adélaïde Fouque, qu'il surnomme affectueusement « Tante Dide ». C'est un républicain convaincu. Il tombe amoureux de Miette mais refuse toute relation charnelle avec elle avant leur mariage, prévu après la victoire républicaine. Il se bat contre le coup d'État du 2 décembre 1851 et, à cette occasion, crève l’œil d'un gendarme. Celui-ci, après la mort de Miette, retrouve Silvère et l'assassine devant les yeux de sa grand-mère qui en devient folle.
  • Marie Chantegreil dite « Miette » : fille d’un braconnier ayant tué un gendarme alors que celui-ci le tenait en joue. Elle se révolte à chaque fois qu’on accuse son père d’autre chose que du meurtre du gendarme. Solitaire du fait des propos désobligeants des habitants de Plassans, son premier ami est Silvère Mouret et ils tombent amoureux l’un de l’autre. Lors de la marche des insurgés contre le coup d'État du 2 décembre 1851, Miette est tuée par un tir général des soldats, regrettant plus que tout de mourir fille. Silvère finit par embrasser sa poitrine juste avant qu’elle n’agonise, la jeune femme souriant tristement de quitter une vie qu'elle aimait tant.

4e génération[modifier | modifier le code]

  • Claude Lantier : fils aîné de Gervaise Macquart et d'Auguste Lantier, né en 1842. D'abord recueilli par sa grand-mère paternelle, il part ensuite à Paris avec ses parents, puis, de retour à Plassans, il est pris en charge par un vieux monsieur qui s'occupe de son éducation, séduit par la qualité de ses dessins. Devenu peintre et monté à Paris, il apparaît particulièrement dans Le Ventre de Paris et L'Œuvre.
  • Jacques Lantier : second fils de Gervaise et d'Auguste Lantier, né en 1844. Il n'en est pas fait mention dans La Fortune des Rougon. Il est recueilli par sa marraine, une cousine de son père, lorsque, à six ans, ses parents le laissent à Plassans pour monter à Paris. Il apparaît dans La Bête humaine.
  • Étienne Lantier : présenté dans La Fortune des Rougon comme le second fils de Gervaise Macquart et d'Auguste Lantier, né en 1846, il est en réalité le troisième (Jacques n'étant pas cité dans ce roman). Élevé d’abord par sa grand-mère paternelle, il part avec ses parents à Paris. On le retrouve par la suite dans plusieurs œuvres de Zola et plus particulièrement dans Germinal.
  • Anna Coupeau : fille de Gervaise Macquart et de Coupeau, née en 1852. Il n'en est pas fait mention dans La Fortune des Rougon mais celle-ci apparaît dans L'Assommoir et surtout dans Nana, dont elle est l'héroïne. Elle donne naissance à un fils, Louis Coupeau dit Louiset.
  • Maxime Saccard : fils d'Aristide Saccard (nom que prend Aristide Rougon dans La Curée) et de sa première femme Angèle Sicardot, né en 1840. Il figure parmi les personnages principaux de La Curée, avec son père et sa belle-mère, Renée Saccard (née Béraud du Châtel).
  • Clotilde Rougon : fille d'Angèle Sicardot et d'Aristide Rougon dit Saccard, née en 1847. Elle n'est pas citée dans La Fortune des Rougon. À la mort de sa mère, elle est élevée par son oncle à Plassans, le Docteur Pascal. Ils ont un fils en 1874. On la retrouve surtout dans Le Docteur Pascal.
  • Victor Rougon : fils d'Aristide Rougon, dit Saccard, et de Rosalie Chavaille, né en 1853. Il n'en est pas fait mention dans La fortune des Rougon. Il est un des personnages de L'Argent.
  • Angélique Rougon : fille de Sidonie Rougon et d'un inconnu, née en 1851. Elle n'est pas citée dans La Fortune des Rougon. Elle apparaît dans Le Rêve.
  • Serge Mouret : deuxième fils de François Mouret et Marthe Rougon, né en 1841. Il entre dans les ordres. Il fait son apparition dans La Conquête de Plassans et on le retrouve surtout dans La Faute de l'abbé Mouret, roman dont il est le héros.
  • Jeanne Grandjean : fille d'Hélène Mouret et de Grandjean, née en 1842. Elle apparaît dans Une page d'amour ; elle meurt à l'âge de 12 ans.

Quelques thèmes[modifier | modifier le code]

Au travers de l'ascension de Pierre et Félicité Rougon, c'est la conquête du pouvoir par Louis Napoléon Bonaparte que Zola veut critiquer : Pierre Rougon sauve tout autant Plassans de l'anarchie que Bonaparte sauve la France. Zola ridiculise le mythe de l'homme providentiel qui a pu s'attacher au futur Napoléon III.

Il est à noter également l'opposition entre les types de personnages : Pierre Rougon et Antoine Macquart d'une part, tous deux filous et manipulateurs, ne pensant qu'à satisfaire leurs appétits (de pouvoir et d'argent pour le premier, de ripaille et de fainéantise pour le second) et Silvère, Miette et Tante Dide d'autre part, naïfs et généreux.

Zola dépeint de manière très tendre l'idylle entre les deux adolescents : leurs conversations quotidiennes en ne se voyant l'un l'autre que dans les reflets de l'eau du puits, tout comme leur promenade sur la route de Nice, au début de l'ouvrage, tous deux enveloppés dans le manteau de Miette, sont des tableaux charmants.

Mais il demeure toujours dans le roman une forte tension entre amour et mort : Miette tombant sous les balles des soldats, puis Silvère mourant la tête fracassée d'un coup de révolver, donnent à l'ouvrage des moments d'émotion intense.

Édition[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Émile Zola 2004, p. 42
  2. Émile Zola 1868, p. 42
  3. Martin Kanes 1964
  4. Émile Zola 1870, p. 2 (f°661)
  5. Émile Zola 1870, p. 3 (f°663)
  6. Émile Zola 1870, p. 4 (f°665)
  7. Émile Zola 1870, p. 32 (f°721)
  8. Émile Zola 1870, p. 33 (f°723)
  9. Émile Zola 1870, p. 34 (f°725)
  10. a et b Paul Alexis 1882, p. 87
  11. Paul Alexis 1882, p. 91
  12. Émile Zola 2004, p. 13-14
  13. a, b, c, d, e, f, g, h et i Émile Zola 2004, p. 14
  14. « Journal "Le Siècle" » [jpeg], sur http://gallica.bnf.fr/ Gallica, bibliothèque de la BnF, Bibliothèque nationale de France,‎ 21 mars 1871 (consulté le 8 janvier 2014)
  15. Émile Zola 1870, p. 86 (f°831)
  16. Samuel Hayat, « La Fortune des Rougon, récit d'une fondation », sur http://samuelhayat.wordpress.com/ (consulté le 9 janvier 2014)
  17. Alain Pagès 2006, p. 8
  18. Émile Zola 2004, p. 51
  19. Émile Zola 2004, p. 91
  20. Émile Zola 2004, p. 96

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie primaire[modifier | modifier le code]

  • Émile Zola (préf. Colette Becker), La Fortune des Rougon, Librairie Générale Française,‎ 2004, 475 p. (ISBN 2-253-16118-7)
  • Émile Zola, Notes préparatoires à la série des Rougon-Macquart, Bibliothèque Nationale de France,‎ 1868, 182 p. (lire en ligne)
  • Émile Zola, Manuscrit et Dossier préparatoire de la Fortune des Rougon, Bibliothèque Nationale de France,‎ 1870, 32 (f°721) p. (lire en ligne)

Bibliographie secondaire[modifier | modifier le code]

  • Paul Alexis, Émile Zola. Notes d'un ami, G.Charpentier,‎ 1882, 338 p. (lire en ligne)
  • (en) Marie-Sophie Armstrong, « The Opening Chapter of La fortune des Rougon or the Darker Side of Zolian Writing », Dalhousie French Studies, Fall 1998, no 44, p. 39-53.
  • Marie-Sophie Armstrong, « Totem et tabou dans La Fortune des Rougon », Excavatio, 2001, no 14 (1-2), p. 73-85.
  • Maurice Agulhon, « Aux sources de la Fortune des Rougon : deux types d’insurgés de 1851 », Europe, 1968, no 468-469, p. 161-167.
  • Colette Becker, « Les Machines à pièces de cent sous des Rougon », Romantisme, 1983, no 13 (40), p. 141-152.
  • Colette Becker, « Zola, un déchiffreur de l’entre-deux », Études Françaises, 2003, no 39 (2), p. 11-21.
  • Colette Becker, Gina Gourdin-Servenière, Véronique Lavielle, Dictionnaire d'Emile Zola, Collection Bouquins, Robert Laffont, Paris, 1993.
  • Anne Belgrand, « Le Couple Silvère-Miette dans La Fortune des Rougon », Romantisme, 1988, no 18 (62), p. 51-59.
  • Janice Best, « …une soirée sanglante de cette fin de siècle », Excavatio, 2002, no 16 (1-2), p. 58-66.
  • Jean Bourgeois, « Du mythe collectif au mythe personnel: La Fortune des Rougon, Le Rêve », Cahiers Naturalistes, 2005, no 79, p. 23-44.
  • (en) Joseph Breines, « 'Submerging and Drowning' the Characters: Zola’s Wet Determinism », Romanic Review, novembre 1996, no 87 (4), p. 511-29.
  • Anne Carol, « Zola et la combustion spontanée : de l’usage d’un mythe en médecine », Cahiers Naturalistes, 2001, no 75, p. 139-55.
  • Patricia Carles, Béatrice Desgranges, La Fortune des Rougon, Balises, Nathan, 2000
  • (en) Gilbert Chaitin, « The Voices of the Dead: Love, Death and Politics in Zola’s Fortune des Rougon », Literature and Psychology, 1976, no 26, p. 131-44.
  • David Charles, « La Fortune des Rougon, roman de la Commune », Romantisme, 2006, no 131, p. 99-114.
  • Véronique Cnockaert, « 'Speculo oratio': Le Puits-tombeau dans La Fortune des Rougon d’Émile Zola », French Forum, janvier 1999, no 24 (1), p. 47-56.
  • Evelyne Cosset, « La Représentation de l’acte de parole des personnages dans La Fortune des Rougon », Les Cahiers Naturalistes, 1991, no 37 (65), p. 155-68.
  • Auguste Dezalay, « L’Infortune des Rougon ou le Mal des origines », Le Mal dans l’imaginaire littéraire français (1850-1950), Paris, L’Harmattan, 1998, p. 181-92.
  • Auguste Dezalay, « Ordre et désordre dans les Rougon-Macquart : l’exemple de La fortune des Rougon », Travaux de Linguistique et de Littérature, 1973, no 11 (2), p. 71-81.
  • Catherine Sanvert, « Des Mystères de Marseille à La Fortune des Rougon ou du feuilleton 'illusion' au roman 'fondement' », À la rencontre du populaire, Saint-Étienne, Univ. de Saint-Étienne, 1993, p. 43-55.
  • Olivier Got, « L’idylle de Miette et de Silvere dans La fortune des Rougon: Structure d’un mythe. », Les Cahiers Naturalistes, 1973, no 46, p. 146-64.
  • Elliott M. Grant, « L’Emploi des l’expédition a Rome dans La Fortune des Rougon », Les Cahiers Naturalistes, 1966, no 31, p. 53-56.
  • Christophe Ippolito, « La Vérité toute nue sort du puits : communication et sexualité dans La Fortune des Rougon », Excavatio, 1997, no 10, p. 166-71.
  • Jurate Kaminskas, « La Fortune des Rougon : des origines et des parasites », Excavatio'', 1997, no 10, p. 172-82.
  • Jurate Kaminskas, « Structures parasitaires dans la trilogie de Plassans », Cahiers Naturalistes, 2000, no 74, p. 33-42.
  • (en) Martin Kanes, « Zola, Balzac and la Fortune des Rougon », dans French Studies, t. 18, coll. « French Studies »,‎ 1964, p. 203-212
  • (en) Wendell McClendon, « Images of Family in Zola: La Fortune des Rougon et des Macquart », Excavatio, May 1992, no 1, p. 111-20.
  • Henri Mitterand, « La Publication en feuilleton de La fortune des Rougon d’Émile Zola », Mercure de France, 1959, no 337, p. 531-536.
  • Naomi Schor, « Mythe des origines, origine des mythes : La Fortune des Rougon », Les Cahiers Naturalistes, 1978, no 52, p. 124-34.
  • László Szakács, « Les Vivants et les morts dans La Fortune des Rougon », Acta Litteraria Academiae Scientiarum Hungaricae, 1990, no 32 (1-2), p. 91-95.
  • (en) Robert Ziegler, « Blood and Soil: The Stuff of Creation in La Fortune des Rougon », Studia Neophilologica, 1997, no 69 (2), p. 235-41.
  • Alain Pagès, « Émile Zola, romancier classique », dans Enseigner le français, t. 5, coll. « Mission Laîque Française »,‎ 2006 (lire en ligne [PDF]), p. 7-12

Liens externes[modifier | modifier le code]

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