L'Ultime Razzia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Killing.

L'Ultime Razzia

Titre original The Killing
Réalisation Stanley Kubrick
Scénario Histoire :
Lionel White
adaptation:
Stanley Kubrick
Jim Thompson
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1956
Durée 85 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Ultime Razzia (The Killing) est le troisième long métrage de Stanley Kubrick, en noir et blanc, sorti en 1956.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Johnny Clay, récemment sorti de prison, organise un casse pour s'emparer de la caisse d'un champ de course un jour de grande affluence.

Avec deux millions de dollars à la clé, les complices ne manquent pas et tous souhaitent la réussite de l'opération.

L'opération est un succès, le timing est parfait ; mais c'est sans compter sur l'indiscrétion d'un des complices ainsi que la cupidité et la duplicité de sa femme.

Le déclenchement du drame mettra à mal toute cette belle machination…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Commentaires[modifier | modifier le code]

L'Ultime Razzia remporta un succès commercial qui lança la carrière de Stanley Kubrick. Le film le fit aussi connaître dans les milieux du cinéma. Kirk Douglas, qui tournera pour Kubrick dans Les Sentiers de la gloire, et Marlon Brando remarquèrent son potentiel en découvrant ce film.

Le titre anglais, The Killing, joue sur le double sens du mot killing: tuerie, mais aussi "to make a killing", ramasser la mise (aux courses).

L'histoire est basée sur le roman Clean Break de Lionel White (En mangeant de l'herbe, Série Noire). Les droits d'adaptation au cinéma furent d'abord réservés par Frank Sinatra qui avait posé une option mais l'abandonna finalement. C'est alors Jim Thompson qui eut le flair de les reprendre.

Le film épouse la forme du récit qui utilise de nombreux flashbacks, bousculant la chronologie et de multiples points de vue ; cette façon de procéder, utilisée dans Rashōmon d'Akira Kurosawa, influencera Quentin Tarantino pour son film Reservoir Dogs.

Tournage[modifier | modifier le code]

Première grosse production hollywoodienne pour Stanley Kubrick, 26 ans, l'équipe de tournage de The Killing comporte dans ses rangs un directeur de la photographie réputé et respecté : Lucien Ballard. La première scène du film est un long travelling pour lequel Kubrick choisit un objectif de 25 mm et une position très précise. Ballard décide de faire autrement, positionnant la caméra plus loin avec un objectif de 50 mm et expliquant au jeune réalisateur que c'est comme cela qu'il faut faire. Kubrick dit posément à Ballard : « vous faites comme je l'ai décidé ou vous quittez mon plateau sur-le-champ ». Les deux hommes collaborent ensuite sur ce film sans la moindre contradiction.

Sources[modifier | modifier le code]

  • DVD L'Ultime razzia
  • Interview de James B. Harris (coproducteur de Docteur Folamour) dans les bonus du DVD Docteur Folamour
  • Livre et DVD Stanley Kubrick, a life in pictures, édité par Warner en 2007.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]