Keijidōsha

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Les keijidōsha (軽自動車?, véhicule léger), ou « K-cars » en anglais (parfois appelées « midget » en français), sont de petites automobiles vendues au Japon et qui bénéficient d'avantages variés et en particulier de taxes et de primes d'assurances réduites.

En revanche, la rumeur qui veut que ces voitures dispensent leur propriétaire de justifier d'une place de parking (contrairement aux voitures « normales ») est fausse. Dans toutes les villes de plus de 100 000 habitants, l'achat d'une voiture ne peut être accordé qu'avec un justificatif de place de parking, et cette règlementation concerne aussi les keijidōsha.

La législation créant les keijidōsha date de la fin des années 1950, à une époque où peu de Japonais pouvaient s'offrir une voiture, tout en ayant assez d'argent pour s'acheter une motocyclette. De plus, beaucoup de petites entreprises avaient besoin d'un moyen de locomotion peu onéreux pour pouvoir se développer. Enfin, les keijidōsha furent un bon moyen pour aider au développement d'une industrie automobile japonaise qui était chétive à l'époque. Aujourd'hui, la part de marché des keijidōsha est en constante progression au Japon, ces véhicules représentaient en 2007 32 % des ventes automobiles et même 57 % des camions (chiffre 2006).

Alors que la taille de ces petites voitures semble surtout adaptée aux villes encombrées, cette catégorie trouve en fait essentiellement preneur à la campagne. Ainsi, les ventes de keijidōsha ne représentent que 17 % du marché sur Tokyo mais dépassent les 50 % à Kōchi dans le Shikoku ou à Okinawa (chiffres 2010). C'est la raison pour laquelle il est important de préciser que ces petites voitures, qui appartiendraient la catégorie des citadines en Europe, ne sont pas considérées comme telles au Japon.

Pour bénéficier de l'appellation keijidōsha, une voiture doit satisfaire aux normes suivantes : une longueur inférieure à 3,40 mètres, une largeur inférieure à 1,48 mètre, une hauteur limitée à 2 mètres et un moteur d'une cylindrée maximale de 660 cm3. Ces critères ont évolué au fil des époques : dans les années 1960, la longueur maximum était de 3 mètres pour une cylindrée de 360 cm3. En outre, la longueur maxi était encore de 3,30 m jusqu'au milieu des années 1990. Les voitures répondant à ces critères et recevant l'appellation keijidosha se distinguent facilement au Japon, du fait de leurs plaques minéralogiques jaunes et noires.

En 2008 encore, les deux modèles les plus diffusés au Japon étaient des keijidōsha, il s'agissait du Suzuki Wagon R et du Daihatsu Move. La donne a un peu changé depuis. Ainsi, en 2010, la modèle le plus vendu au Japon était la Toyota Prius qui n'est pas une keijidosha, suivie du Suzuki Wagon R qui en est un. La troisième place était occupée par la Honda Fit, qui n'est pas non plus une keijidosha, mais en quatrième place apparaissait le Daihatsu Tanto, lui, keijidosha à succès.

La plupart des constructeurs automobiles japonais produisent des keijidōsha : Daihatsu, Honda, Mitsubishi, Subaru et Suzuki. Nissan vend sous sa marque des keijidōsha produites par d'autres constructeurs (Mitsubishi et Suzuki), de même que Mazda qui « rebadge » des Suzuki. Jusqu'en septembre 2011, Toyota était le seul constructeur japonais à ne pas en proposer dans sa gamme. Depuis cette date, il diffuse la Pixis Space, qui est une Daihatsu Move Conte rebadgée.

Liste de keijidōsha[modifier | modifier le code]

  • Mazda :
    • Carol.
    • AZ Wagon.
    • Spiano.
    • Scrum.

Galerie[modifier | modifier le code]