Daihatsu

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Daihatsu Motor Co., Ltd.
ダイハツ工業株式会社

alt=Description de l'image Daihatsu.jpg.
Création 1er mars 1907
Dates clés Décembre 1951 : changement de nom au profit de Daihatsu Motor Co., Ltd.
Forme juridique société anonyme avec PDG et Conseil d'administration
Slogan « Innovation for Tomorrow »
Siège social Drapeau du Japon Ikeda, préfecture d'Ōsaka (Japon)
Direction Drapeau du Japon Koichi Ina (PCA)
Drapeau du Japon Masanori Mitsui (Président)
Actionnaires Toyota (51,19 %)[1]
Activité voitures, moteurs industriels
Produits Automobile
Effectif 11 217 (2013)[1]
Site web www.daihatsu.fr
Chiffre d’affaires 1 764,9 milliards de yens (2013)[1]
Résultat net 81,4 milliards de yens (2013)[1]

Daihatsu Motor Co., Ltd. (ダイハツ工業株式会社, Daihatsu kōgyō kabushiki-kaisha?), fondé en 1907, est le plus vieux constructeur automobile nippon. Il fait partie du groupe Toyota, et possède plusieurs modèles en commun avec la première marque du groupe (Toyota).

Au Japon, Daihatsu doit l'essentiel de sa diffusion aux Keijidōsha, ou K-cars, catégorie de voitures respectant certaines cotes (moins de 3,40 m de long, moins de 1,48 m de large et moteur de 660 cm³ maximum).

Dans une étude réalisée en France en 2010 et publiée dans de nombreux médias, l’UFC Que choisir a classé des marques automobiles selon leur fiabilité, les deux marques les plus fiables appartiennent au groupe Toyota. La première place revient à Daihatsu avec 96,02 % de taux de fiabilité[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La firme Daihatsu a été créée en 1907 pour fabriquer des moteurs à combustion interne.

La Daihatsu Bee de 1951 compte 4 places et 3 roues.

La production de véhicules ne débute qu'en 1930 avec des tricycles et le nom définitif de la marque n'est adopté qu'en 1951, en même temps que la réalisation de sa première automobile à carrosserie, la BEE, qui compte trois roues. Le nom du constructeur est un acronyme composé de deux kanjis, l'un étant le premier de la ville d'Ōsaka (, Ōsaka?) et le deuxième le premier du mot « moteur » (動機, hatsudōki?). L'acronyme ainsi créé se lit « Daihatsu »[3].

En 1955, le puissant MITI (Ministry of International Trade and Industry) japonais propose le People's Car Plan qui encourage vivement les entreprises japonaises à se lancer dans la production de petites voitures pour le plus grand nombre, et plus seulement dans celle de voitures relativement imposantes réservées aux administrations. C'est ce qui motivera la commercialisation de la première berline Daihatsu à quatre roues (Fellow).

En 1964, Daihatsu complète sa gamme vers le haut avec la Compagno Berlina, une petite berline de la taille d'une Toyota Publica.

En 1967, Daihatsu passe sous le contrôle de Toyota. Les deux premiers modèles issus de cette fusion sont la Consorte, lancée en 1969 et dérivée de la nouvelle Toyota Publica de 1968, et la Charmant, lancée en 1974, et dérivée de la Toyota Corolla sortie la même année.

Aujourd'hui la firme Daihatsu est, comme son rival Suzuki, surtout spécialisée dans les keijidosha, ces petites voitures qui bénéficient de taxes allégées au Japon. En 2008, 98,5 % de la diffusion de Daihatsu au Japon (cinquième constructeur du pays, avec 12 % de part de marché) était assurée par les keijidosha. Cette proportion a atteint 98,8 % en 2010 (pour une part de marché ramenée à 11,4 %). Cette stratégie est complémentaire à celle de Toyota, son propriétaire (à hauteur de 51,19 %), qui propose des véhicules sur tous les segments, sauf justement celui des keijidosha. Les Daihatsu peuvent donc être considérées par leurs dimensions et par leurs prix comme l'entrée de gamme de la marque Toyota.

A l'image des autres firmes automobiles nippones, la croissance de Daihatsu fut extrêmement rapide. De 6 000 unités fabriquées en 1964, la production de Daihatsu est passée à 71 000 unités en 1976, 142 000 en 1986, 351 000 en 1996 avant de frôler les 500 000 en 1999.

Daihatsu arrêtera les exportations vers l'Europe pour 2013 en cause des ventes qui s'y sont écroulées ces dernières années (moins de 20 000 voitures vendues en 2010 sur le Vieux continent). Combiné à un taux de change défavorable et à des normes anti-pollution et de sécurité très strictes, ces ventes décevantes ont fini par convaincre le constructeur japonais de recentrer ses activités[4].

Modèles d'automobile[modifier | modifier le code]

Modèles anciens[modifier | modifier le code]

Toutes petites voitures (Keijidosha)
Petits modèles et compactes
Coupés et cabriolets
Grandes berlines
4x4 et SUV
Utilitaires

Gamme actuelle au Japon[modifier | modifier le code]

Dernière gamme en Europe (jusqu'en 2012)[modifier | modifier le code]

Gamme actuelle dans le reste du Monde[modifier | modifier le code]

Lieux de production[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) « Annual Report 2013 », sur www.daihatsu.com (consulté le 21 décembre 2013)
  2. « Dacia sur le podium des voitures les plus fiables », sur www.challenges.fr,‎ 4 janvier 2010 (consulté le 21 décembre 2013)
  3. (en) « Databook 2013 », sur www.daihatsu.com,‎ 2013 (consulté le 26 décembre 2013)
  4. (en) « Daihatsu to Cease Sales of New Vehicles in Europe », sur www.daihatsu.com,‎ 14 janvier 2011 (consulté le 21 décembre 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]