Martine Billard
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| Martine Billard | |
|---|---|
| Parlementaire français | |
| Naissance | 7 octobre 1952 |
| Décès | |
| Mandat | Députée |
| Début du mandat | juin 2002 |
| Fin du mandat | {{{fin du mandat}}} |
| Circonscription | première circonscription de Paris |
| Groupe parlementaire | Gauche démocrate et républicaine |
| Ve république | |
Martine Billard est une femme politique française, née le 7 octobre 1952 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), députée de la première circonscription de Paris où elle a été élue en 2002 sous les couleurs de son ancien parti, Les Verts. Elle a annoncé, lors d'une conférence de presse donnée le 8 juillet, avoir quitté les Verts pour intégrer le Parti de gauche lors de son prochain congrès, à la fin de l'année 2009[1].
Sommaire |
[modifier] Études et activités professionnelles
Licenciée en économie de l'université de Paris II-Assas, elle exerce de « petits boulots » (poinçonneuse de métro, caissière de supermarché, ouvrière, aide-comptable…). Elle est ensuite bibliothécaire dans une université, puis à la ville de Paris pendant 5 ans, et enfin dans une PME, chargée de projet pour un logiciel de données documentaires.
[modifier] Engagements politiques
[modifier] Militante
Dans sa jeunesse, Martine Billard s'engage en mai 1968 avec le comité d'action lycéens puis lors de ses études en économie à l'Université de Paris II-Assas contre les mouvements d'extrême droite. Elle devient alors une militante d'extrême gauche de l'Organisation Communiste des Travailleurs (OCT). Dans les années 1970, elle participe aussi aux mouvements féministes dans le combat pour la légalisation de l'avortement, contre l'énergie nucléaire, dans des actions favorables aux mouvements de gauche marxistes d’Amérique latine opposés à des dictatures militaires. Puis dans les années 1980 et 90, elle milite en faveur des Palestiniens puis plus globalement pour la fin du conflit israélo-palestinien, et soutient les associations militantes pour le droit au logement, l'accès aux soins, l'égalité, le mariage homosexuel et l'adoption d'enfants par les couples gays. Elle adhère aux Verts en 1993.
[modifier] Responsable des verts
De 1995 à 2001, elle est conseillère de Paris (élue dans le 20e arrondissement).
De 1996 à 1997, elle est porte-parole des Verts de Paris.
En 1999 et 2000, elle est élue au conseil national des Verts et devient porte-parole nationale, membre du collège exécutif (en charge des questions économiques et sociales).
En 2001, elle est candidate des Verts aux élections municipales dans le 1er arrondissement de Paris, face à Jean-François Legaret (adjoint aux finances et aux marchés publics de Jean Tibéri entre 1995 et 2001) et Alain Le Garrec, candidat socialiste. Elle est battue dès le premier tour avec 13,5 % des voix[2]. Elle devient directrice de cabinet de Mylène Stambouli, adjointe au maire de Paris en charge de la lutte contre l’exclusion, et s'implique dans les questions sociales, d'intégration, de lutte pour le droit au logement.
[modifier] Députée de la première circonscription de Paris
Elle est élue députée (candidate des Verts soutenue par la gauche) le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la (1re) circonscription de Paris (1er, 2e, 3e et 4e arrondissement) avec tout juste 50,92% des voix contre 49,08% à Jean-François Legaret, maire UMP du 1er arrondissement. Elle remporte notamment son élection avec un fort vote en sa faveur des électeurs des 2e et 3e arrondissement (52,37% et 57,41% respectivement) alors qu'elle était battue dans les 1er et 4e arrondissements ( avec 41,33% et 48,36% respectivement). Elle est l'élue d'une circonscription comprenant des quartiers aisés (le quartier de la Bourse, celui du Louvre, celui de Notre-Dame, l'ile de la Cité), des quartiers dits "bobos" (Montorgueil, le Marais, Sud-République) et des quartiers populaires (Sentier, Strasbourg St Denis, quartier de l'Horloge). Elle devient membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l’Assemblée Nationale. Elle rédige un rapport au nom des députés Verts sur la réforme de l'assurance maladie en 2004.
Lors du référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005, après réflexion, elle fait campagne pour le non, bravant la consigne de son parti, mais rejoignant l'opinion majoritaire des français qui rejetteront le traité à près de 55% des voix (sa circonscription vote très majoritairement en faveur du Oui).
Fin 2005, début 2006, elle s'investit dans le projet de loi DADVSI qu'elle tente d'infléchir dans le sens des utilisateurs d'Internet. Elle suit l'ensemble des projets de loi du gouvernement, et plus particulièrement la loi de programmation et d'orientation sur la cohésion sociale, et la loi portant engagement sur le logement. Dans ce dernier cas, elle propose plusieurs amendements favorisant le logement social et interdisant les ventes à la découpe.
Le magazine L'Express la classe 13e sur 577 pour sa présence à l'Assemblée nationale, elle est félicitée par le président UMP de la commission des affaires culturelles et sociales pour sa présence régulière et la qualité de son travail [réf. nécessaire].
En 2007, Martine Billard est de nouveau candidate à la députation pour la XIIIe législature (2007-2012), dans la (1re) circonscription de Paris. Faisant notamment campagne contre la suppression de la carte scolaire, contre la réforme des droits de succession et contre le bouclier fiscal, elle est soutenue dès le premier tour par le Parti socialiste (son suppléant est Pierre Aidenbaum, maire PS du 3e arrondissement de Paris), les Verts et le parti des radicaux de gauche, face notamment à Jean-François Legaret, maire UMP du 1er arrondissement de Paris et Mario Stasi, un candidat centriste (Modem). Au soir du premier tour, elle se retrouvait en ballotage avec 37,1 % des voix contre 39,70% à Jean-François Legaret et ne devançait les autres candidats de la circonscription que dans le 3e arrondissement (avec 42,74 % des voix). Au second tour, le 17 juin 2007, elle est finalement réélue député, avec 54,25 % des voix.
Lors du congrès national des verts de Lille, le 6 décembre 2008, elle soutient la motion d'orientation stratégique ADEP (« Altermondialisme, décroissance et écologie populaire : répondre aux défis »), qui recueillera 11,8 % des suffrages exprimés par les adhérents, cinquième sur l'ensemble des textes proposés au vote. Opposée à la stratégie d'union des verts avec des personnalités et mouvements écologistes du centre et de la droite, cette motion sera mise en minorité par les quatre principaux textes, qui décident d'œuvrer à la démarche de rassemblement de l'écologie politique initiée par Daniel Cohn-Bendit. La coalition hétéroclite issue de ce rassemblement, Europe Écologie, créera la surprise lors des élections européennes du 7 juin 2009, en arrivant en troisième position avec 16,3 % des suffrages exprimés et en gagnant 14 élus, soit autant que le Parti socialiste.
Le 8 juillet 2009, après seize années de militantisme au sein de ce parti, Martine Billard décide de quitter les Verts, jugeant qu'en tant qu'« écologiste de gauche », elle ne se reconnait plus dans cette « évolution au centre que subissent les Verts avec Europe Écologie »[3]. Lors d'une conférence de presse donnée à l'Assemblée nationale en présence des parlementaires Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez, elle appelle « les écologistes qui se reconnaissent dans l'antilibéralisme et dans l'antiproductivisme à participer collectivement » au congrès programmatique du Parti de gauche (PG), qui doit se tenir à la fin de l'année[4].
[modifier] Mandats
- 19/06/1995 - 18/03/2001 : membre du conseil municipal de Paris
- 16/06/2002 - 19/06/2007 : députée de la 1re circonscription de Paris
- 20/06/2007 - ??/??/2012 : députée de la 1re circonscription de Paris
[modifier] Liens externes
- Fiche de la députée sur le site de l'Assemblée nationale
- Site officiel de Martine Billard
- Blog officiel de Martine Billard
[modifier] Notes et références
- ↑ AFP, « Europe Ecologie: Billard démissionne des Verts et se rapproche de Mélenchon », 08/07/09
- ↑ Canal Ipsos, « Municipales 2001, Paris 1er arrondissement, les résultats du 1er tour »
- ↑ « Petits remous à la gauche des verts troublée par le positionnement d'Europe Écologie », Le Monde, 8 juillet 2009
- ↑ « Pourquoi je démissionne des Verts », sur le blog de Martine Billard

