Jâlons

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Jâlons
L'église Saint-Ephrem.
L'église Saint-Ephrem.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Arrondissement Châlons-en-Champagne
Canton Écury-sur-Coole
Intercommunalité communauté d'agglomération de Châlons-en-Champagne
Maire
Mandat
Bernard Collard
2014-2020
Code postal 51150
Code commune 51303
Démographie
Gentilé Jâlonais
Population
municipale
573 hab. (2011)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 41″ N 4° 11′ 09″ E / 49.0114, 4.1858 ()49° 00′ 41″ Nord 4° 11′ 09″ Est / 49.0114, 4.1858 ()  
Altitude Min. 72 m – Max. 93 m
Superficie 10,35 km2
Localisation

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Jâlons est une commune française, située dans le département de la Marne en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Jâlons se situe en Champagne crayeuse, sur l'axe routier entre Châlons-en-Champagne et Épernay (RD3). La route départementale 37 traverse également le village, entre Condé-sur-Marne et Vertus.

La commune est arrosée par plusieurs rivières. La Somme-Soude à l'est face office de frontière avec Aulnay-sur-Marne. Au sud-est du village, elle est entourée de bois et marais. Au nord-est, la Somme-Soude rejoint la Marne, qui sépare Jâlons d'Aigny. Les Tarnauds passent au nord du village, à proximité de plusieurs étangs[1].

Le territoire communal s'étend sur 10,35 km2. L'altitude varie entre 72 m, en bord de Marne, et 93 m, dans les champs au sud du village[1],[2].

Communes limitrophes de Jâlons
Aigny Condé-sur-Marne Tours-sur-Marne
Cherville, Athis Jâlons Aulnay-sur-Marne
Champigneul-Champagne

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village apparaît en 865 sous le nom de Villa Gelonis. Le toponyme « Jalons » est attesté dès 1215. À partir du XVIe siècle, le « a » est parfois doublé donnant « Jaalons »[3]. Cela explique l'actuel accent circonflexe de Jâlons. La commune est parfois appelée « Jâlons-les-Vignes »[4],[3].

Les habitants de la commune sont les Jâlonais et les Jâlonaises[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune a été marquée par la violence des combats de la Première Guerre mondiale. L’artilleur français Raoul Bouchet dans ses lettres écrites durant la guerre publiées dans un recueil[6] écrit par exemple que le 9 septembre 1914 les infanteries allemandes et françaises n'étaient qu'à 800 m l'une de l'autre et que sa section a tiré 820 obus en moins d'une heure.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

À la Révolution française, Jâlons devient chef-lieu de canton, mais en 1801, la commune rejoint le canton d'Écury-sur-Coole. Elle fait ainsi partie de l'arrondissement de Châlons-en-Champagne[2].

Le nouveau Maire élu ( 2014 ) est Mr Bernard COLLARD

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Pierre Séjourné    
2001 2014 Alain Douillet[7]    
2014 en cours Bernard Collard    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 573 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
416 435 408 472 575 549 531 534 598
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
578 552 548 537 517 522 520 510 464
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
509 472 438 428 458 431 436 507 472
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
478 530 507 506 449 552 585 588 576
2011 - - - - - - - -
573 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

L'« école des cinq villages » accueille depuis 2006 à Jâlons les enfants du village et d'Aulnay-sur-Marne, Cherville, Champigneul-Champagne et Pocancy[5]. Les jeunes Jâlonais poursuivent leurs études au collège de Fagnières[9], puis le plus souvent dans un des lycées de Châlons-en-Champagne.

Santé[modifier | modifier le code]

On trouve à Jâlons un cabinet médical, un cabinet d'infirmières ainsi qu'une pharmacie[5].

Économie[modifier | modifier le code]

Le village compte plusieurs commerces[5]. Il accueille également une zone artisanale à l'est du village sur 5,7 ha. Elle regroupe sept entreprises[10].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.
  • L'église Saint-Ephrem remonte au XIIe siècle. De style roman, elle est voûtée dans sa totalité. De l'église d'origine, il reste le porche-galerie et une crypte. Le clocher, la nef et le transept sont construits à la fin du XIIe siècle ou au début du XIIIe siècle. En partie détruite pendant la guerre de Cent Ans, la nef est reconstruite au XVe siècle[11],[12]. Elle est classée monument historique depuis le 8 juillet 1912[13]. Elle abrite deux statues en pierre des XIVe et XVe siècles également classées monuments historiques : une statue de sainte Catherine et une Vierge à l'Enfant[14].
  • L'actuel monument aux morts date de 1937. Il succède à deux autres monuments aux morts détruits, le premier datant de 1919, et le deuxième des années 1920. Ce dernier représentait une colonne avec une couronne de laurier[15].
  • Une minoterie (Wagner et Legile) se trouve le long de la Somme-Soude. Aujourd'hui, elle n'est plus en activité[16].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte IGN de Jâlons sur Géoportail. Consulté le 21 septembre 2013.
  2. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice de la commune de Jâlons », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 21 septembre 2013)
  3. a et b Auguste Longnon, Dictionnaire topographique de département de la Marne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Imprimerie nationale, coll. « Dictionnaire topographique de la France »,‎ 1891 (lire en ligne), p. 135
  4. Suzanne Braun (ill. Jacques Hampé), Architecture et sculpture romanes en Champagne Ardenne, vol. 1, coll. « Architecture et sculpture romanes »,‎ 2009 (ISBN 2848190868), p. 153
  5. a, b, c et d « Jâlons », sur site du Pays de Châlons-en-Champagne (consulté le 21 septembre 2013).
  6. Raoul Bouchet, Lettres de guerre d'un artilleur de 1914 à 1916, L'Harmattan, coll. « Mémoires du XXe siècle »,‎ octobre 2002 (ISBN 2-7475-3305-0)
  7. [xls]« Liste des maires de la Marne au 1er août 2008 », sur site de la préfecture de la Marne (consulté le 22 décembre 2008).
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  9. « Présentation - L'établissement », sur site du Collège Louis Grignon (consulté le 21 septembre 2013).
  10. [PDF]« Fiche no 65 : Zone artisanale de Jâlons », Les Zones d'Activités du Pays de Châlons-en-Champagne, sur site du Pays de Châlons-en-Champagne (consulté le 21 septembre 2013).
  11. « L'église de Jalons », sur Diocèse de Châlons-en-Champagne,‎ 1er février 2008 (consulté le 21 septembre 2013).
  12. [PDF]« Les églises accueillantes dans la Marne », Conseil général de la Marne,‎ juillet-août 2012 (consulté le 21 septembre 2013), p. 17.
  13. « Notice no PA00078725 », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 21 septembre 2013.
  14. « Notice no PM51000495 » et « Notice no PM51000496 », base Palissy, ministère français de la Culture. Consulté le 21 septembre 2013.
  15. Alexandre Niess. « Notice no IA51000521 », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 21 septembre 2013.
  16. G. Alvès dos Santos et L. Grasset. « Notice no IA51000153 », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 21 septembre 2013.