Histoire du Maryland

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Le Maryland est l'une des Treize colonies britanniques qui se révoltent en 1776 pour constituer les États-Unis d'Amérique.

Histoire pré-coloniale[modifier | modifier le code]

Les premiers explorateurs européens arrivent dans la région au XVIe siècle : Giovanni da Verrazzano croise devant la baie de Chesapeake en 1524, et John Smith y entre en 1608.

Histoire coloniale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Province du Maryland.
Carte de la province du Maryland.

Le Maryland est fondé par la famille de Cecil Calvert, alias Lord Baltimore, qui obtint de Charles Ier d’Angleterre une charte féodale, assurant des privilèges à une aristocratie, pour venir de Terre-Neuve avec 300 Irlandais catholiques le 22 novembre 1633, à l'époque de l'expansion de la Barbade, pour les mêmes raisons. Cecil Calvert, dont le fils Charles Calvert sera gouverneur en 1720, recruta aussi des colons protestants pour le Maryland, afin de montrer que les deux religions peuvent cohabiter. Le Maryland est nommé d'après Henriette de France, l'épouse du roi Charles[1].

En 1654, après la troisième guerre civile anglaise (1649-1651), les forces parlementaires prennent le contrôle du Maryland et le gouverneur William Stone s'exile en Virginie. Il revient l'année suivante à la tête des Cavaliers et marche sur Annapolis, mais il est finalement vaincu.

En 1660, la population stagne à 12 000 habitants. Elle atteint 16 000 en 1669 et 30 000 à la fin du siècle, grâce au port de Baltimore, fondé en 1706 pour les besoins des plantations de tabac situé en Virginie et Maryland. C'est le port le plus proche des Antilles, en plein boom sucrier, qui importe alors des esclaves et du sucre, puis la plantation de la canne, essaie sans grand succès le coton vers 1780.

Un tiers de la population est esclave dès 1750, 40 % en 1754, essentiellement au Sud et à l'Est, près de la Virginie. Vers 1775, le Maryland compte environ 200 000 habitants, dont 70 000 esclaves et 6 000 domestiques noirs de l'aristocratie de Baltimore, ville de seulement 15 000 habitants [2].

L'action de John Woolman de 1746 à 1768, les lettres des Amis de Londres créé des dissensions entre protestants et catholiques. Posséder des esclaves sera jugé incompatible avec le quakérisme en 1750 [3]. En 1783, le Maryland interdit l'importation d'esclaves (la Caroline du Sud le fera en 1803), mais il comptait encore 87 000 esclaves en 1860, ce qui ne l'empêche pas de prendre le parti du Nord, les planteurs étant minoritaires chez les 687 034 blancs.

En Virginie, toute proche, les hauts plateaux du Nord-Ouest, ne comptent que 15 000 esclaves contre 300 000 paysans autonomes. Mais les basses plaines de l'Est, comptent environ un demi-million d'esclaves.

De la guerre d'Indépendance à la guerre de Sécession[modifier | modifier le code]

La guerre de Sécession[modifier | modifier le code]

Durant la guerre de Sécession, le Maryland reste membre de l'Union, bien qu'il soit un État esclavagiste.

De la guerre de Sécession à la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le Maryland au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]