Hermann-Paul

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Hermann René Georges Paul)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hermann.
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Hermann Paul.

Hermann-Paul

Description de cette image, également commentée ci-après

Autoportrait, vers 1920

Nom de naissance Hermann-René-Georges Paul
Naissance
Paris
Décès (à 75 ans)
Saintes-Maries-de-la-Mer
Nationalité Française Drapeau de la France
Activités Peintre et illustrateur
Maîtres Henry Lerolle

Hermann-René-Georges Paul, dit Hermann-Paul, né à Paris (7e arrondissement) le [1], et mort aux Saintes-Maries-de-la-Mer le , est un peintre et un illustrateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hermann-Paul fait son apprentissage à l'école des arts décoratifs de Paris et à l'Académie Julian[2]. Ses professeurs sont Henry Lerolle et Gustave Colin[3].

Il sympathise avec les thèses révolutionnaires et anarchiste et offre des illustrations à l’Album du Père Peinard d’Émile Pouget pour 1898 et aux périodiques libertaires, La Feuille de Zo d’Axa (1898), Les Temps nouveaux (1904-1914), l’Almanach de la Question sociale (1902), La Guerre sociale (à partir de 1906). Il mène campagne contre les antisémites pendant l’affaire Dreyfus[4].

Il fut un collaborateur assidu de L'Assiette au beurre (1901-1912) et du Courrier français illustré.

Après avoir hésité entre différents lieux de séjour, il décide de passer la fin de sa vie loin de Paris et s’installe aux Saintes-Maries-de-la-Mer, où il acquiert une maison au 6 de la rue Victor-Hugo. Son ascendance provençale explique sans doute son attirance pour la Camargue où il compte Joseph d’Arbaud et Folco de Baroncelli-Javon au nombre de ses amis. Il devient l'un des meilleurs peintres et illustrateurs de cette région[5].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Hermann-Paul crée la première représentation de la croix camarguaise, à la demande du Marquis de Baroncelli[6].

Son œuvre gravée est considérable.

Illustrations[modifier | modifier le code]

  • Montherlant, Le Génie et les fumisteries du divin, La Nouvelle Société d'édition, Paris, frontispice
  • Prosper Mérimée, Les Âmes Du Purgatoire, René Kieffer, Paris, 1929
  • Alfred Capus, Années d’Aventure, Charpentier et Fasquelle, Paris, 1903

Citation[modifier | modifier le code]

Sa collaboration aux périodiques anarchistes a été très active. Elle était d’autant plus militante qu’elle lui demandait un grand effort ainsi qu’en témoigne cette lettre à Jean Grave (7 août, sans date) : « Je vous prie : réclamez, ou demandez-moi lorsque vous jugerez que l’actualité se prête à ma collaboration, car le dessin "quand vous en aurez l’idée" cadre mal avec mes habitudes d’esprit et de travail. On me l’a souvent demandé et jusqu’à présent je ne l’ai jamais fait. C’est pour moi une chose trop grave qu’un dessin pour que je n’aie pas besoin d’y penser d’avance et de m’y consacrer à l’exclusion de toute autre occupation : cela n’est donc jamais venu en surplus, en extra ; il faut que je me réserve une bonne journée à cela. Ceci, simplement pour que vous ne craigniez pas de réclamer ! »[7]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notices[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 7/1831/1864 (consulté le 15 août 2012)
  2. Académie Julian liste des professeurs et élèves.
  3. Dictionnaire des illustrateurs, 1800-1914. Sous la direction de Marcus Osterwalder. Éditions Ides et Calendes, 1989, p. 496-497.
  4. Dictionnaire des anarchistes, « Le Maitron » : Hermann-Paul.
  5. Herman Paul, Le concepteur de la Croix de Camargue, sur le site de Renaissance saintoise, 26 avril 2011.
  6. Provence insolite et secrète, de Jean Pierre Cassely, p. 181
  7. Correspondance, fonds Jean Grave, déposée à l’Institut français d'histoire sociale.