Henri Royer (peintre)

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Henri Royer

Description de cette image, également commentée ci-après

Carte postale montrant Henri Royer peignant son modèle Rose Rozen à l'Île de Sein.

Nom de naissance Henri Royer
Naissance 22 janvier 1869
Nancy
Décès 31 octobre 1938
Neuilly-sur-Seine
Nationalité française
Activités Artiste-peintre, illustrateur
Autres activités professeur à l'Académie Julian
Formation Académie des beaux-arts, Académie Julian
Maîtres Jules Joseph Lefebvre, Théodore Devilly et François Flameng
Élèves Gustave Alaux, Georgina de Albuquerque, Maurice Alexandre Berthon, Étienne Buffet, Charles (Chas) Laborde, Georges-Émile Lebacq, Jacques Majorelle, Émile Louis Picault
Mouvement artistique Académisme, École de Nancy
Influencé par Émile Friant
Récompenses Prix du Salon

Œuvres réputées

L'ex-voto, 1898 - En Flandres le soir, 1899

Henri Paul Royer (né le 22 janvier 1869 à Nancy - mort le 31 octobre 1938 à Neuilly-sur-Seine) est un peintre français. Peintre de genre, portraitiste et paysagiste, il voyage en Amérique et parcourt l'Europe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri-Paul Royer est le fils de Jules Royer (1845-1900), créateur d'une des plus importantes imprimeries lithographiques, établie à Nancy, rue de la Salpêtrière[1]. Baignant dans le milieu de l'art, Royer intègre les Beaux-Arts de Nancy où il rencontre Émile Friant[2]. Il y suit les cours d'Antoine Vierling et de Louis-Théodore Devilly[3] et expose ses premières œuvres au Salon de Nancy dont Lutte entre deux jeunes typos et Jeune plâtrier. Ces premiers succès poussent ses parents et ses professeurs à encourager un voyage d'étude en Hollande en compagnie de Friant qui va alors exercer une influence sur Royer[4].

A son retour en 1888, il intègre l'Académie Julian où il est l'élève de Jules Joseph Lefebvre et de Gustave Boulanger. En 1890, il expose pour la première fois au Salon de Paris avec la toile intitulée Le Vagabond pour laquelle on lui décerne une mention honorable[5]. La Scène de la vie de Bacchus réalisée en 1892 lui vaut les 3000 francs du Prix Lehmann. En 1898, il remporte le Prix du salon et ses 10000 francs pour son tableau L'ex-voto mais également une médaille d'or à l'exposition des Beaux-Arts à l'occasion du jubilé de l'empereur François-Josephà Vienne[6]. C'est d'ailleurs ce tableau exposé avec entre autre En Flandres le soir qui lui vaut la médaille d'argent à l'Exposition universelle de 1900. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 14 décembre 1900[6]. On lui propose en 1901 la direction de l'atelier des dames de l'Académie Julian qu'il accepte[7]. En 1906, il participe à la décoration de la Villa Majorelle[8].

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il est tout d'abord incorporé au 41e régiment d'infanterie. Fait Croix de guerre le 17 novembre 1915, on lui décerne la Military Cross le 10 août 1916. Par la suite, les talents des artistes-peintres, dont ceux d'Henri Royer, contribuent à l'effort de guerre d'une manière fort novatrice[9]. Royer intègre en effet le 1er régiment du génie section camouflage le 1er novembre 1916[6]. Il est fait officier de la Légion d'honneur le 11 août 1931[6]. Il meurt sept ans plus tard le 31 octobre 1938.

Élèves[modifier | modifier le code]

Professeur à l'Académie Julian et à l'Académie des beaux-arts de Paris, Henri Royer a compté de nombreux élèves dans son cours. Parmi ceux-ci, on retrouve :

Œuvre[modifier | modifier le code]

Son voyage en Bretagne en 1896 le marque profondément et jusqu'à la fin de sa vie, Royer va s'attacher à peindre les gens du lieu. « Il venait de découvrir que la grave Armorique était la patrie de son art »[10]. Lorsqu'il séjourne en Bretagne, c'est à Audierne, puis à Primelin au pied de la chapelle Saint-Tugen. En 2008, une exposition est organisée à Audierne pour rendre hommage au peintre. Voici une liste non exhaustive de sa production artistique[11].

  • Le Vagabond, 1890.
  • Sur la butte, 1891, conservé au Musée des Beaux-Arts de Rio de Janeiro[12].
  • Scène de la vie de Bacchus, 1892.
  • Le Vieux, 1892.
  • La nymphe[13], 1893.
  • A la terre, 1893.
  • La famille, 1893.
  • Idylle, 1894.
  • La Veuve, 1894.
  • Paysanne lorraine, 1895.
  • Portrait de Mgr Mathieu, évêque d'Angers, 1896.
  • L'Annonciation, 1896.
  • Visions d'autrefois, 1896.
  • Portrait du Docteur Spillmann, 1897.
  • Les communiantes, 1897.
  • L'ex-voto[14], 1898.
  • En Flandres le soir, 1899.
  • Le conte de Grand'Maman, 1899.
  • Le bénédicité[15], 1899, conservé au Musée d'Orsay.
  • Un soir en Lorraine[16], 1900.
  • Les poupées, 1902.
  • Le vœu à Saint Tugen, 1909.
  • La fille aux goémons, 1909
  • La clairière aux légendes, conservé au Musée des beaux-arts de Brest.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Réunion des Musées Nationaux 1999, p. 264
  2. Conseil des musées nationaux 2002, p. 91
  3. Société lorraine des amis des arts 1903, p. 84
  4. Société lorraine des amis des arts 1903, p. 84-85
  5. Société lorraine des amis des arts 1903, p. 85
  6. a, b, c et d Dossier de Légion d'honneur d'Henri Paul Royer
  7. Société lorraine des amis des arts 1903, p. 87
  8. Henri Royer à la villa Majorelle
  9. Thiery 2007, p. 24
  10. Garcot, Gaudel et Thiry 1939, p. 232
  11. Fiches descriptives des oeuvres d'Henri Royer acquises par le Louvre, le Musée d'Orsay, le Musée départemental breton
  12. Weisberg et Marling 2001, p. 252
  13. "Nymphe" Photographie de l'oeuvre achetée par l'État en 1893 Notice PT000053 Cote F/21/*7661
  14. "L'ex-voto" Photographie de l'oeuvre achetée par l'État en 1898 Notice ARC00180 Cote F/21/*7665
  15. "Le bénédicité" Photographie de l'oeuvre achetée par l'État en 1899 Notice ARC00055 Cote F/21/*7666
  16. "Un soir en Lorraine" Photographie de l'oeuvre achetée par l'État en 1900 Notice ARC01084 Cote F/21/*7667

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Réunion des Musées Nationaux, L'Ecole de Nancy, 1889-1909 : Art nouveau et industries d'art,‎ 1999 (ISBN 9782711838431)
  • Gérald Schurr, 1820-1920, les petits maîtres de la peinture : valeur de demain, vol. 3, Éditions de l'Amateur,‎ 1986
  • Conseil des musées nationaux, Revue du Louvre : la revue des musées de France, vol. 52,‎ 2002
  • Société lorraine des amis des arts, « Nos exposants : Henri Royer », Bulletin des sociétés artistiques de l'Est, Imprimerie coopérative de l'Est, no 1,‎ janvier 1903, p. 84-88 (lire en ligne)
  • Garcot, Gaudel et Thiry, « Henri Royer », Le Pays lorrain, Nancy, Berger-Levrault, no 7,‎ juillet 1939 (ISSN 0031-3394)
  • (en) Gabriel Weisberg et Karal Ann Marling, Montmartre and the Making of Mass Culture, Londres, Rutgers University Press,‎ 2001, 296 pages p.
  • Frédéric Thiery, « La première veste de camouflage de guerre du monde » est inventée par Louis Guingot. », Guerres mondiales et conflits contemporains, no 227,‎ mars 2007, p. 7-21 (lire en ligne)

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