Henri Mouhot

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Henri Mouhot - Dessin de H. Rousseau d'après une photographie

Alexandre Henri Mouhot (Montbéliard, 1826 - Luang Prabang, 1861) est un naturaliste et explorateur français de l'Asie du Sud-Est.

On lui doit notamment d'avoir fait découvrir à l'Europe les vestiges de l'architecture khmère.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 15 mai 1826 en Franche-Comté dans une famille protestante, Henri Mouhot étudie au collège Cuvier de sa ville natale, Montbéliard. À dix-huit ans, il part enseigner le français à l'école militaire de Saint-Pétersbourg.

Poussé par le goût du voyage et de l'art naissant de la photographie (le daguerréotype), il visite l'Italie et l'Allemagne, puis l'Angleterre, où il épouse Anna Park, une descendante (vraisemblablement la petite-nièce) de l'explorateur Mungo Park, avant de s'établir en 1856 dans l'île de Jersey.

Durant cette période, Henri Mouhot affine ses connaissances en sciences naturelles et tout spécialement en ornithologie et en conchyliologie.

Après la lecture d'ouvrages sur les expéditions, notamment The Kingdom and People of Siam de Sir John Bowring (1857), il décide de partir à la découverte du Siam, du Cambodge et du Laos. De Londres, il embarque sur un navire de commerce à voiles, pour Bangkok le 27 avril 1858 avec son chien Tine-Tine. Le voyage dure quatre mois.

Il devient alors l'ami des rois du Cambodge Ang Duong, qui régna jusqu'en 1860, puis Norodom. Durant l'hiver 1859-60, il explore et fait redécouvrir aux Occidentaux le site d'Angkor, ancienne capitale de l'empire khmer[1].

À l'été 1860, Henri Mouhot repart de Bangkok vers le Laos, jusqu'à Luang Prabang où il meurt de la fièvre jaune le 10 novembre 1861. Son journal s'était interrompu à la date du 5 septembre[2]. C'est un des tous premiers français à visiter cette partie du Laos. Au mois de mai 1867, la commission française envoyée de Saïgon atteignait Luang-Prabang, et le 24 du même mois, le commandant de Lagrée, son chef, écrivait en Europe : « Nous avons trouvé partout ici le souvenir de notre compatriote Mouhot, qui, par la droiture de son caractère et sa bienveillance naturelle, s'était acquis l'estime et l'affection des indigènes. Tous ceux qui l'ont connu sont venus nous parler de lui en termes élogieux et sympathiques. »

Tombe d'Henri Mouhot à Luang Prabang

En 1867, l'expédition conduite par Ernest Doudart de Lagrée et Francis Garnier fit aménager un monument funéraire sur sa sépulture[3]. Il fut reconstruit en 1887 par Auguste Pavie.

Philatélie[modifier | modifier le code]

Un timbre à son effigie, dessiné et gravé par Pierre Bara, et 3 enveloppes premier jour ont été émis le 7 novembre 2011[4],[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voyage dans les royaumes de Siam, de Cambodge, de Laos et autres parties centrales de l'Indo-Chine disponible sur Gallica
  2. Le Mékong, Cyril Drouhet, Ed. Tallandier, p. 21
  3. Francis Garnier, Voyage d'exploration de l'Indo-Chine : effectuée par une commission française présidée par le capitaine de frégate Doudart de Lagrée, relation empruntée au journal le tour du monde, Olizane, coll. « Objectif terre »,‎ 30 octobre 2009 (1re éd. 1872), 564 p. (ISBN 978-2880863807)
  4. « Découverte : Sur les traces d'Henri Mouhot. », Echo de la timbrologie, no 1856,‎ novembre 2011
  5. « Timbre Henri Mouhot (1826-1861) », Envois plaisirs - Beaux timbres, sur La boutique web du timbre, La Poste (consulté le 20 novembre 2011)

Liens externes[modifier | modifier le code]