Heinrich Johann de Bellegarde

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Henri, comte de Bellegarde
Le comte Henri de Bellegarde (1757–1845), originaire du duché de Savoie, fut un général autrichien.
Le comte Henri de Bellegarde (1757–1845), originaire du duché de Savoie, fut un général autrichien.

Naissance 29 août 1757
Dresde
Décès 22 juillet 1845 (à 87 ans)
Vienne
Origine Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Allégeance Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Drapeau de l'Autriche Empire d'Autriche
Arme Cavalerie
Grade Feld-maréchal
Années de service 17711825
Conflits Guerre russo-turque de 1787-1792
Guerres de la Révolution
Guerres napoléoniennes
Commandement Aile gauche de l'armée autrichienne (1800), Armée de Bohême (1806), Armée d'Italie (1815)
Faits d'armes Col de Finstermünz, Blocus de Tortona (1800), Bataille d'Aspern, Bataille de Wagram (1806), Bataille d'Occhiobello et de Ferrare (1815).
Autres fonctions Gouverneur civil et militaire de la Galicie

Le comte Heinrich-Johann de Bellegarde (né à Dresde le 29 août 1757, mort à Vienne le 22 juillet 1845) fut l'un des principaux généraux des armées autrichiennes pendant les guerres napoléoniennes. Il fut gouverneur de la Galicie et du Milanais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Début de carrière et guerres contre les Français[modifier | modifier le code]

Heinrich Johann de Bellegarde descendait d'une des plus anciennes familles de Savoie. Entré de bonne heure au service de l'Autriche, il fit les campagnes de 1793 à 1795 avec une telle distinction qu’en 1796 on lui conféra le grade de feld-maréchal-lieutenant. Il servit sous l'archiduc Charles Louis d'Autriche dans la campagne d'Italie, signa en 1797 avec Napoléon Bonaparte, les préliminaires de l'armistice de Leoben. En 1799, il fut investi du commandement d’un corps d'armée fort de 25 000 hommes, chargé de maintenir les communications entre Souvarov et l'archiduc Charles. Il tint en échec le général Lecourbe le 20 mars au col de Finstermünz, mais reçut l'ordre de tenir le blocus de Tortona et fut finalement battu le 20 juin à Giuliano par Moreau, et dut décrocher sur la Bormida.

Il s’illustra à la bataille de Novi puis, en tant que commandant en second du général von Melas (1800), commandait l’aile gauche de l’armée autrichienne ; il tint tête à Masséna aux abords de Santa Giustina, mais fut culbuté par Suchet au-delà du Var. Ainsi, malgré quelques beaux faits d'armes, il ne fut pas plus heureux que son prédécesseur : il se fit enlever Mantoue, Ferrare, et fut forcé de conclure l'armistice de Trévise (le 16 janvier 1801), qui fut bientôt suivi de la paix de Lunéville. À l’issue de la campagne d'Italie en 1800, il fut appelé à une des premières places du conseil aulique de guerre; qu'il présida en 1805 après le départ de l'archiduc Charles.

Guerres napoléoniennes[modifier | modifier le code]

Au mois de juillet de la même année il fut nommé commandant général des États vénitiens, et, en 1806, feld-maréchal et gouverneur civil et militaire de la Galicie, puis gouverneur de l'archiduc qui est l'héritier du trône. Pendant la campagne de 1809, il commanda en Bohême le premier et le second corps, et se signala par sa bravoure aux batailles d'Aspern et de Wagram.

Article détaillé : Royaume d'Italie (1805-1814).

Lors de la paix de Vienne, il fut de nouveau nommé gouverneur de la Galicie, fonction qu'il remplit jusqu'en 1813, époque à laquelle il fut appelé encore une fois au conseil aulique de guerre. Peu de temps après, il fut envoyé à l'armée d'Italie où il conquît de nombreuses places fortes et villes, avant d'être toutefois arrêté lors de la bataille du Mincio le 8 février 1814 par Eugène de Beauharnais. Suite à une conjuration de la noblesse milanaise, il prenait possession de Milan et recevait la capitulation d'Eugène le 23 avril. Nommé alors gouverneur général des provinces italiennes que le sort des armes avait fait rentrer sous la domination autrichienne, il gagna l'estime des populations par la douceur de son administration.

En 1815, il combattit Murat sur les rives du , à Occhiobello et à Ferrare, refusa l'armistice proposé par le chef d'état-major de l'armée napolitaine ; et après la défaite de Murat, continua d'administrer le Milanais avec la même sagesse. En 1816 l'archiduc Antoine ayant été nommé vice-roi du royaume lombard-vénitien, et le comte de Saurau, gouverneur de la Lombardie, le maréchal Bellegarde vint pendant quelque temps habiter Paris. Rappelé plus tard à la présidence du conseil aulique de guerre, il continua à remplir ces fonctions jusqu'en 1825 ; c'est alors la faiblesse de sa vue qui l'obligea à donner sa démission.

Sources partielles[modifier | modifier le code]