Gulbuddin Hekmatyar

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Gulbuddin Hekmatyar (pashto : گلبدین حکمتیار), né en 1947 à Kunduz, est un homme politique et militaire afghan, ancien premier ministre et chef du parti Hezb-e-Islami Gulbuddin, considéré terroriste par la Force internationale d'assistance et de sécurité.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fut le chef du parti islamiste Hezb-i-islami, à la tête duquel il a d'abord combattu les Soviétiques lors de la guerre d'Afghanistan (1979-1989), dans le cadre de l'Opération Cyclone de la CIA et avec le soutien de l'Inter-Services Intelligence pakistanais (ISI).

Après la chute de la République démocratique d'Afghanistan de Mohammed Nadjibullah en avril 1992, Hekmatyar fut écarté du pouvoir auquel il estimait avoir droit. Toujours soutenu par l'ISI, il participa à la bataille contre le commandant Ahmed Massoud pour le contrôle de Kaboul, n'hésitant pas à bombarder la ville, causant des milliers de morts et sa destruction presque totale. Pris entre les talibans et les troupes de l'Alliance du Nord de Massoud, il s'enfuit et finit par se rallier implicitement aux talibans (qui sont pachtounes comme lui).

Hekmatyar aurait déclaré à la télévision pakistanaise en 2003 avoir aidé Oussama Ben Laden et Ayman al-Zawahiri à s'enfuir des montagnes de Tora Bora lors d'une offensive des troupes américaines[1].

Fin 2004, Hekmatyar appelle à la Guerre sainte contre les États-Unis. Entré dans l'opposition au président Hamid Karzai, il a déclaré dans un enregistrement vidéo, diffusé le 4 mai 2006 par la chaîne Al Jazeera, vouloir désormais combattre sous le commandement d'Ayman al-Zawahiri, le numéro deux d'Al-Qaida. Il est désormais, officiellement déclaré « terroriste » par les États-Unis.

Selon Noam Chomsky, « un des groupes fondamentalistes islamiques qui figurent vraisemblablement parmi les plus fanatiques du monde ces dernières années est dirigé par Gulbuddin Hekmatyar, extrémiste terroriste qui était l'un des favoris de la CIA et qui était le principal bénéficiaire des 3,3 milliards de dollars d'aide (officielle) des États-Unis aux rebelles afghans (un montant à peu près équivalent étant, dit-on, fourni par l'Arabie saoudite)[2] ».

Il a revendiqué la responsabilité de l'embuscade de Surobi du dans laquelle sont morts 10 soldats français et entre 13 et 80 insurgés talibans[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Afghan warlord “aided Bin Laden” », BBC News, .
  2. Noam Chomsky, Israël, Palestine, États-Unis : Le triangle fatidique, édition remise à jour (mars 1999), p. 10.
  3. (fr) « Afghanistan : le chef de guerre Hekmatyar revendique l'embuscade du 18 août », Le Monde,‎ 29 septembre 2008