Glucagon

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Glucagon
Glucagon
Identification
No CAS 9007-92-5
No EINECS 232-708-2
Code ATC H04AA01
DrugBank DB00040
PubChem 4670
SMILES
Propriétés chimiques
Formule brute C165H249N49O51S  [Isomères]
Masse molaire[1] 3 767,105 ± 0,18 g/mol
C 52,61 %, H 6,66 %, N 18,22 %, O 21,66 %, S 0,85 %,
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le glucagon est une hormone hyperglycémiante (qui provoque une augmentation de la quantité de glucose dans le sang) sécrétée par les cellules alpha des îlots de Langherans du pancréas qui agit principalement sur le foie. Il possède des propriétés antagonistes de l'insuline (hypoglycémiante).

Découverte[modifier | modifier le code]

L'existence du glucagon est postulée pour la première fois en 1923 par Charles Kimball et John Murlin, à l'université de Rochester[2]. Mais ce n'est que trente ans plus tard, en 1953, qu'Alfred Staub et ses collaborateurs parviennent à l'isoler[3] et à décrire sa séquence en acides aminés. Il faut encore patienter jusque dans les années 1970 pour que soit parfaitement établi le rôle du glucagon en ce qui concerne la physiologie et la pathologie.

Structure et production[modifier | modifier le code]

Du point de vue physiologique, le glucagon est une hormone et, du point de vue chimique, c'est un polypeptide. On parle donc d'hormone peptidique. Il est composé de vingt-neuf acides aminés organisés selon la séquence suivante :

NH2-His-Ser-Gln-Gly-Thr-Phe-Thr-Ser-Asp-Tyr-Ser-Lys-Tyr-Leu-Asp-
Ser-Arg-Arg-Ala-Gln-Asp-Phe-Val-Gln-Trp-Leu-Met-Asn-Thr-COOH

Il pèse 3 485 daltons, ce qui est relativement faible. Il est sécrété par les cellules α situées à la périphérie des îlots de Langerhans, dans le pancréas. Il n'est produit par ces cellules que lorsque le taux de glucose dans le sang, également appelé glycémie, vient à fléchir de manière significative, c'est-à-dire au-dessous de 0,65 g·l-1.

Actions[modifier | modifier le code]

Action sur la glycémie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Régulation de la glycémie.

L'action du glucagon tend à ramener la glycémie vers la valeur physiologique de 1 g·l-1 en utilisant ses propriétés hyperglycémiantes. Le glucagon a pour cible les cellules hépatiques (surtout), les adipocytes et les cellules musculaires étant dépourvues de récepteurs à glucagon. L'hormone rejoint le foie par les vaisseaux sanguins et gagne les récepteurs spécifiques des cellules hépatiques pour transmettre son « message ». Il induit la glycogénolyse du foie. Le glucose ainsi obtenu est libéré dans le sang et la glycémie est corrigée.

Action sur le métabolisme lipidique[modifier | modifier le code]

Le glucagon et l'adrénaline favorisent l'hydrolyse des triglycérides en libérant du glycérol et des acides gras.

Pathologies[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. (en) C. P. Kimball et J. R. Murlin, « Aqueous Extracts of Pancreas. III : Some Precipitation Reactions of Insuline », dans Journal of Bioligical Chemistry, vol. 58, 1923-1924, pp. 337-346. (Texte intégral [PDF]. Consulté le 14 février 2013.)
  3. (en) Alfred Staub, Leroy Sinn et Otto K. Behrens, « Purification and Crystallization of Hyperglycemic-glycogenolytic Factor (HGF) », dans Science, vol. 117, 5 juin 1953, pp. 628-629.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]