Playmate

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Carmella DeCesare, playmate de l'année 2004.

Le mot playmate (mot anglais) désigne une femme ayant posé comme modèle pour le dépliant central du magazine de charme Playboy.

A contrario, le mot ne doit pas être employé pour n'importe quel modèle du magazine, ni pour les femmes ayant partagé la vie d'Hugh Hefner si elles n'ont pas été le sujet de l'article central du magazine, telles Holly Madison, Cynthia Maddox, Barbi Benton, Carrie Leigh. Le mot ne doit pas, non plus, être confondu avec Bunny (hôtesse dans un club Playboy) ou Cyber Girl (en) (modèle posant pour le site Internet du magazine).

Le concept[modifier | modifier le code]

Cybergirl puis Playmate : Miss Septembre 2011, Tiffany Toth portant un pendentif au logo de Playboy

Le mot anglais playmate signifie « camarade de jeu » ; à l'origine, il est donc utilisé en anglais principalement pour parler d'un enfant. Dès janvier 1954 le fondateur de Playboy, Hugh Hefner, l'a utilisé pour désigner les modèles féminins dénudés posant pour les pages centrales de son magazine. Il a été adopté tel quel en français dans ce sens.

La playmate du mois (playmate of the month ou PMOM) est le sujet, chaque mois, d'un article occupant plusieurs pages centrales du magazine. Un texte la présente, illustré de photos, parfois habillée mais majoritairement nue. À l'article sont adjoints le dépliant central et, apparue plus tard (pour Miss Juillet 1977, Sondra Theodore)[LP 1], la Playmate Data Sheet (fiche biographique de la playmate). Le but affiché est de faire apparaître la Playmate comme une jeune femme moderne et décomplexée, sympathique, attirante, proche du lecteur (The girl next door : « la fille d'à côté »)[LP 1]. Le texte d'accompagnement, largement idéalisé, laisse généralement entendre que la playmate est célibataire et libre, même si dans la réalité, nombre d'entre elles sont mariées ou en couple lors des prises de vues. Quelques unes sont même censées n'avoir aucune expérience sexuelle, telle Donna Edmondson, la « playmate vierge », miss Novembre 1986 puis Playmate de l'Année 1987.

La playmate est une femme jeune et (très) jolie dont l'âge se situe généralement entre 18 et 35 ans environ, l'âge moyen étant de 22 ans[LP 2]. L'âge limite inférieur (18 ans) est imposé par la législation des États-Unis, et s'apprécie à la date de parution du magazine ; ainsi certaines Playmates ont pu être photographiées avant leurs 18 ans : c'est notamment le cas de Miss Janvier 1958, Elizabeth Ann Roberts, ce qui causa quelques difficultés à l'éditeur[LP 3].

Il n'y a pas d'âge limite supérieur autre que celui fixé par la beauté et le charme du modèle : à ce jour, deux d'entre elles ont été élues Playmate de l'Année à plus de 30 ans : Kathy Shower (mai 1985 : 33 ans) et Tiffany Fallon (décembre 2004 : 31 ans) ; quant à Miss Janvier 2003, Rebecca Ramos (née le 26 août 1967) avait 35 ans largement révolus à la parution de ses photos.

Les mensurations sont les éléments chiffrables relatifs au physique de la jeune femme ; le poids moyen est de 52 kg ; les mensurations moyennes sont de 89 - 58 - 89 (poitrine - taille - hanches). Elles ont un peu varié au cours des ans, le tour moyen de poitrine passant de 91 cm (années 1960) à 86 cm (années 2000), le tour de taille et le tour de hanches, respectivement de 58 cm à 61 cm et de 89 cm à 86 cm. Corrélativement, la taille moyenne a plutôt augmenté, de 1,65 m à 1,70 m[LP 2]. La playmate d'aujourd'hui est plus grande et élancée que celle d'hier.

Elles sont majoritairement de type européen, le prototype étant une blonde (pour 42 % d'entre elles) aux yeux bleus (41 %) et à la poitrine généreuse (taille du bonnet de soutien gorge : C)[LP 2]. Certaines d'entre elles ont été particulièrement remarquées pour la taille de leur poitrine - telles Cynthia Myers, Janet Lupo, Patricia Farinelli, Petra Verkaik, Julianna Young ainsi que des Playmates de l'Année : Marylin Lange et Donna Edmondson en particulier. D'ailleurs, nombre de playmates ont recours à la chirurgie esthétique et aux implants mammaires pour améliorer leur silhouette : la première de toutes fut Sue Williams (Miss avril 1965).

Deux Playmates de l'Année en costume de Bunny Girl : Ida Ljungqvist (PMOY 2009) et Kara Monaco (PMOY 2006)

Cependant les noires, asiatiques ou d'autres ethnies sont aussi les bienvenues. Miss Août 1964, China Lee fut la première playmate d'origine et de type asiatique. Puis Miss Mars 1965, Jennifer Jackson fut la première playmate afro-américaine ; ce choix n'allait pas de soi alors que la ségrégation raciale était abolie, en droit, depuis peu de temps, mais que les mœurs en étaient encore fortement pénétrées. Les playmates de type non-européen accrurent leur présence de façon croissante au fil des ans[CC 1] et peuvent atteindre au rang de Playmate de l'Année : ainsi de Renée Tenison (PMOY 1990), Jodi Ann Paterson (PMOY 2000) ou Ida Ljungqvist (PMOY 2009).

Pendant les premières années, il n'y avait pas d'obligation absolue de poser nue[1], même si les seins étaient souvent dévoilés ; depuis le début des années 1970, la nudité est devenue systématique et de plus en plus explicite, tout en restant, dans le dévoilement de l'anatomie féminine, éloignée de la pornographie et de la vulgarité[2].

Théoriquement, la playmate peut n'avoir aucune expérience en tant que modèle[3]. Cependant, nombreuses sont celles qui ont déjà posé, nues ou pas. Certaines sont lauréates de concours de beauté, depuis June Cochran (Miss Indiana 1960 devenue Miss Décembre 1962 et Playmate de l'Année 1963) jusqu'à Shana Moakler (Miss USA 1995, élue Miss Décembre 2001) ou Tiffany Fallon (Miss Géorgie 2001, désignée Miss Décembre 2004 puis Playmate de l'Année 2005). Quelques-unes ont une expérience de top-model : Sasckya Porto (Miss Décembre 2007), Hope Dworaczyk (Miss Avril 2009 puis Playmate de l'Année 2010). Elles peuvent aussi avoir déjà posé pour des campagnes publicitaires. Plusieurs d'entre elles sont issues de la filière des « Cybergirls », modèles dont les photos sont diffusées sur le site Internet Playboy Cyberclub. Playboy organise aussi des castings dans de grandes villes ou sur des campus d'Universités : les candidates sont nombreuses à se présenter et pourront être choisies comme Coed of the week, Cybergirl ou Playmate, franchissant parfois ces différentes étapes successivement. La playmate doit signer un contrat avec Playboy stipulant ses obligations. Pour sa collaboration, elle touche un cachet forfaitaire mais ne peut utiliser ses photos ni son titre de façon personnelle sans autorisation.

Chaque année, une playmate, choisie parmi celles de l'année qui précède) est élue Playmate de l'année (playmate of the year ou PMOY) au mois de juin[4]. Le choix est fait par Hefner, qui peut s'appuyer sur l'opinion des lecteurs(trices). La première Playmate of the Year officielle fut Ellen Stratton en 1960 bien que l'expression ait été utilisée auparavant, pour Lisa Winters (Miss Décembre 1956) et Joyce Nizzari (Miss Décembre 1958).

Actuellement une playmate gagne 25 000$ américains pour son apparition dans le magazine, alors que la Playmate de l'année remporte 100 000 $ ainsi qu'une voiture (souvent de couleur rose pendant les premières années) et de nombreux autres cadeaux[5].

Tous les cinq ans, en janvier, paraît une Anniversary Playmate spécialement choisie pour saluer les multiples de 5 ans d'âge du magazine.

La playmate est devenue au fil des ans une véritable institution aux États-Unis et un élément de la culture nationale. Sept ans après ses débuts, grâce à elle, 25 % des numéros du magazine étaient diffusés sur les campus des universités[TNW 1].

« Grâce aux Playmates, Playboy est devenu comme un rite de passage entre l'adolescence et l'âge adulte pour des générations entières d'Américains. Ce sont elles qui ont fait de Playboy le magazine pour hommes le plus vendu au monde pendant cinq décennies. Chacun se souvient de son premier numéro de Playboy et de sa première Playmate[LP 4]. »

Historique[modifier | modifier le code]

La première femme à orner les pages centrales de Playboy est Marilyn Monroe, désignée comme « Sweetheart December 1953 » (la Chérie de Décembre 1953). Hefner a acquis les droits sur sa photo pour 500 $ auprès d'un éditeur de calendriers, John Baumgarth Co., qui fournira encore les 7 suivantes.

Margie Harrison, Miss Janvier 1954 est désignée, dans le texte d'accompagnement mais pas sur sa photo, comme « Playboy's playmate for the month of January ». Elle sera aussi Miss Juin 1954.

La formule évolue dès le mois suivant : Miss Février, Margaret Scott, apparaît sur une double page portant l'inscription « Playboy's Playmate of the Month ». Elle sera aussi Miss Avril 1954 et Miss Avril 1955 sous le nom de Marilyn Waltz.

C'est en décembre 1954 (Terry Ryan) que paraissent les premières photos supervisées par Playboy ; certaines montrent les coulisses d'une séance de photos, avec le directeur artistique Art Paul arrangeant les lumières et dirigeant la séance.

Miss Janvier 1955 est Bettie Page, une des plus fameuses pin-ups de l'époque, dont la photo a été achetée par Playboy pour 100 $. Elle est suivie en février par une starlette « bien dotée » : Jayne Mansfield.

Les modèles professionnels qui posent généralement seins nus, vont bientôt laisser la place à des amatrices dont la poitrine sera révélée de façon beaucoup plus modeste. C'est notamment le cas de Janet Pilgrim, une employée du magazine et trois fois playmate (Juillet et Décembre 1955 puis Octobre 1956), qui permet d'asseoir le mythe de la fille d'à côté (The girl next door) ; mais Marguerite Empey (Miss Avril 1955 et Février 1956), une danseuse adepte du nudisme, montre ses seins sans complexes. Quant au pubis, il restera résolument tabou jusqu'à la fin des années 1960. Les artifices les plus divers sont utilisés pour le dissimuler : poses étudiées, angles de prise de vue, accessoires disposés de manière adéquate, vêtement appropriés ; le slip, le maillot de bain conviennent mais le pantalon est particulièrement apprécié, symbole de libération de la femme.

Par manque de temps pour boucler l'édition de Mars 1955, ce mois est le seul ou le magazine ne peut paraître, dépassé par son succès.

Le dépliant central en 3 pages, dans sa forme définitive, apparaît pour Marian Stafford, Miss Mars 1956 (le magazine franchit le cap du million d'exemplaires à partir du mois de Juin). Janvier 1957 voit la première Playmate Review (article présentant une rétrospective des playmates de l'année précédente, avec des photos inédites).

Playboy frôle le procès pour obscénité lorsque paraissent les photos d'Elizabeth Ann Roberts, Miss Janvier 1958, qui n'a que 17 ans et malgré l'autorisation écrite de sa mère lors de la prise de vues. L'affaire est classée sans suite, mais Hefner prendra ensuite un soin particulier à éviter ce genre de risque.

1958 est l'année ou apparaît le calendrier Playboy avec, pour chaque mois, une photo inédite d'une playmate récente.

En octobre 1958, fait unique, il y eut deux playmates non apparentées, Mara Corday et Pat Sheehan.

Miss Décembre 1959, Ellen Stratton est désignée, en Juin 1960, comme la première Playmate de l'Année officielle - l'expression ayant déjà été utilisée auparavant de façon moins formelle, pour Lisa Winters (Miss Décembre 1956) puis pour Joyce Nizzari (Miss Décembre 1958).

Auparavant Bunny girl au Playboy Club de Chicago, Miss Août 1964, China Lee qui est native de la Nouvelle-Orléans mais d'origine chinoise, est la première playmate de type non-européen. Elle est suivie, dès Mars 1965, par l'Afro-Américaine Jennifer Jackson - un défi pour Playboy, à une époque ou la ségrégation raciale est encore fortement ancrée dans les mœurs.

En Octobre 1970, Playboy présente le premier couple de playmates jumelles, les sœurs Mary et Madeleine Collinson, qui se partagent le même dépliant central.

Alors que le magazine publie depuis quelques mois des photos de modèles avec pubis visible, Miss Janvier 1971, la blonde norvégienne Liv Lindeland laisse voir sur un dépliant central un aperçu discret mais incontestable de sa toison pubienne pour la première fois. Tout au moins est-ce la version « officielle » présentée par le magazine, puisque dès juillet 1968, le lecteur attentif pouvait deviner quelques poils de la toison pubienne de Melodye Prentiss sur son dépliant central.

Cette toison pubienne, on la devine nettement, derrière le bocal d'un poisson rouge, chez Miss Décembre 1971 (Karen Christy). Le mois suivant c'est la Bunny Girl britannique Marilyn Cole qui pose entièrement nue et de face : la nudité frontale intégrale est désormais tolérée par la censure et deviendra courante à partir de 1973. Le pantalon disparaît définitivement de la panoplie de la playmate : la dernière à en porter un sur son dépliant central est Crystal Smith, Miss Septembre 1971. Il laisse la place aux transparences : Cyndi Wood (Miss Février 1973), Laura Misch (Miss Février 1975) etc.

Miss Novembre 1972, la suédoise Lenna Sjööblom (de son vrai nom Lena Söderberg) inscrit son nom dans l'histoire du traitement d'images en informatique : la partie supérieure de son dépliant central est choisie (voir Lenna) par des chercheurs américains pour évaluer les algorithmes de compression d'images et est devenue de facto un standard industriel et scientifique.

En janvier 1974, Nancy Cameron est honorée d'un dépliant double-face : deux photos opposées de la jeune femme vue de face et de dos. Cette expérience restera unique.

Cependant que la concurrence (Penthouse, Hustler...) évolue carrément vers la pornographie en présentant des images de plus en plus explicites du sexe féminin, Playboy se refusera à cette tendance, malgré quelques photos plutôt provocantes en juin 1976 (Debra Peterson) ou en novembre 1977 (Rita Lee). Cette piste est abandonnée et pendant les années 1980, l'érotisme de Playboy n'évolue plus guère, le magazine se focalisant sur l'aspect esthétique et raffiné de ses modèles. L'exposition de la toison pubienne dans son aspect naturel ne pose plus problème : c'est, à l'égal des seins, un élément de séduction majeur et que l'on met en valeur, par des poses étudiées et parfois en l'épilant de façon discrète. La playmate s'éloigne parfois de l'image de « la fille d'à côté » en posant dans des tenues très sophistiquées (Terri Welles, Lonny Chin, Donna Smith, India Allen...). Quant à Miss Avril 1986, Teri Weigel, elle rompt avec la tradition d'érotisme « soft » du magazine en étant la première playmate reconvertie en actrice pornographique.

Pendant les années 1980 sont tournées les premières séquences vidéo de Playboy : Miss Janvier 1983, Lonny Chin est la première playmate à qui est consacrée une cassette vidéo. Ce support servira également pour d'autres nombreuses productions, telle le Playboy's Playmate Video Calendar diffusé à rythme annuel, avant de céder la place aux enregistrements sur DVD.

Miss Février 1989, Simone Eden est la première playmate à suivre l'exemple de sa mère, Miss Décembre 1960 : Carol Eden.

Le 1er juillet 1989, le propriétaire du magazine convole en justes noces avec Miss Janvier 1988, Kimberley Conrad, récemment élue Playmate of the Year pour 1989 et qui devient ainsi la seconde Mme Hefner.

Les années 1990 sont importantes pour le magazine : trois de ses playmates deviendront des célébrités : Pamela Anderson (Février 1990), Anna Nicole Smith (Miss Mai 1992, PMOY 1993) et Jenny McCarthy (Miss Octobre 1993). Le magazine a l'audace d'élire « Playmate de l'Année » en 1990 une afro-américaine, Renée Tenison. Playboy devient un vivier de jeunes et jolies actrices pour des séries télévisées, fournissant par exemple de nombreuses beautés en maillot de bain pour Alerte à Malibu, successivement Erika Eleniak, Pamela Anderson, Donna D'Errico, Marliece Andrada, Brande Roderick et Alicia Rickter.

En février 1993, Jennifer LeRoy est la première à arborer un tatouage dans la région pubienne. La mode ne devient pas prépondérante, mais a depuis lors la faveur de quelques playmates : Gillian Bonner (avril 1996), les sœurs Bernaola (janvier 2000), etc. Gillian Bonner est aussi la première à arborer un piercing au nombril. En janvier 2007, le mot « respect » apparaît tatoué sur le pubis de Jayde Nicole, future Playmate de l'Année.

Les années 1990 sont aussi la période ou apparaît l'épilation en « ticket de métro » (Miss Mai 1996 : Shauna Sand, Miss Novembre 1998 : Tiffany Taylor, Miss octobre 1999 : Jodi Ann Paterson...).

Les années 2000 commencent avec les jumelles Carol et Darlene Bernaola (Misses Janvier 2000) : le choix de Playmates jumelles devient plus fréquent que par le passé ; également en proportions croissantes les playmates latino-américaines ou de type hispanique ainsi que celles issues d’Europe orientale.

Toutes les nouvelles playmates ne sont pas des inconnues pour les lecteurs de Playboy également abonnés au Cyberclub : cela peut être la consécration de filles dont on a déjà admiré les courbes en tant que « Cybergirl of the Month », « Coed of the Month » ou dans les séances de casting enregistrées.

Changement aussi par rapport à la tradition : la Playmate de l’Année, à partir de Christina Santiago (Miss Août 2002, PMOY 2003), ne fait plus systématiquement la couverture du magazine au mois de juin ou elle est nommée officiellement. Une évolution importante est inaugurée par Miss Septembre 2001, Dalene Kurtis, qui deviendra « Playmate de l’Année 2002 » : l’épilation intégrale. Cette nouvelle tendance devient rapidement prépondérante dans les mois et les années qui suivent. Quand elle n’est pas totale, l’épilation peut laisser subsister quelques poils très courts, sous la forme d’un triangle ou d’une étroite bande prolongeant verticalement la fente vulvaire (landing strip). Malgré la visibilité complète du sexe féminin, les photos restent cependant artistiques et très « soft », l’absence de toison pubienne pouvant même aboutir à un certain effacement de celui-ci.

Miss Novembre 2001, Lindsey Vuolo, est la première Playmate à revendiquer son judaïsme, soulevant des polémiques notées dans la presse avec des rabbins conservateurs (mais la première playmate juive était Miss Décembre 1966, Susan (Sue) Bernard, ou peut-être Miss Mai 1959, Cindy Fuller). Quant à Hiromi Oshima (Miss Juin 2004), première playmate japonaise, ses photos ne pourront être publiées dans l'édition locale du magazine, l'exposition du pubis restant interdite dans ce pays.

Playboy, magazine souvent honni par les féministes au motif qu'il « objectifie » le corps des femmes, s’adjoint même les services de Juliette Fretté, Miss Juin 2008, la playmate féministe posant nue au terme d’un parcours visant à étudier le fait de poser pour Playboy, d’un point de vue féministe et en tant qu’actrice impliquée.

C'est en janvier 2010 que, pour la première fois depuis 1958, le même numéro (janvier/février 2010) présente deux playmates et deux dépliants centraux séparés, une manière de faire des économies suite aux problèmes financiers. Le procédé est de temps à autre repris depuis cette date.

Trois playmates : Dasha Astafieva, Karissa et Kristina Shannon en compagnie de Hugh Hefner, fondateur de Playboy

Depuis la première parution de Playboy jusqu'en décembre 2013 inclus, 722 femmes (y compris Marylin Monroe) ont posé en tant que playmate[6].

Cas particuliers[modifier | modifier le code]

Plusieurs fois playmates[modifier | modifier le code]

En général, une femme n'apparaît qu'une fois comme « playmate of the month ». Mais dans les premières années du magazine manquant encore de notoriété, quelques-unes sont apparues dans plusieurs numéros distincts. C'est le cas de Marilyn Waltz (2 fois : avril 1954, avril 1955), de Janet Pilgrim (3 fois : juillet et décembre 1955, octobre 1956), de Margie Harrison (2 fois : janvier et juin 1954) et de Marguerite Empey (2 fois : mai 1955 et février 1956)[LP 2]. Selon certaines sources Marilyn Waltz et Margaret Scott (février 1954) seraient une seule et même personne.

Plusieurs playmates dans le même numéro[modifier | modifier le code]

Il y a différents cas ou le même numéro présente plusieurs playmates :

  • En octobre 1958, Pat Sheehan et Mara Corday sont toutes deux playmate du mois mais n'ont aucun lien de parenté (avec un dépliant chacune).
  • Plusieurs couples de jumelles ont été présentés : Mary et Madeleine Collinson (octobre 1970) , Karin et Mirjam van Breeschooten (septembre 1989), Carol et Darlene Bernaola (janvier 2000), Deisy et Sarah Teles (mai 2003), Jennifer et Natalie Campbell (décembre 2008).
  • Le cas de Karissa et Kristina Shannon est particulier : les deux jumelles partagent le même dépliant central dans le numéro double de juillet/août 2009 mais sont respectivement playmates du mois de juillet et d'août.
  • Les sœurs Dahm, playmates triplées
    En décembre 1998, les 3 playmates sont des triplées : Erica, Jaclyn et Nicole Dahm.
  • Depuis janvier 2010, Playboy publie parfois des numéros doubles (pour deux mois consécutifs) avec deux playmates et deux dépliants :
    • Janvier/Février 2010 : Jaime Faith Edmondson (janvier) et Heather Rae Young (février).
    • Janvier/Février 2012 : Heather Knox (janvier) et Leola Bell (février).
    • Juillet/Août 2012 : Shelby Chesnes (juillet) et Beth Williams (août)
    • Janvier/Février 2013 : Karina Marie (janvier) et Shawn Dillon (février).
    • Juillet/Août 2013 : Alyssa Arcè (juillet) et Val Keil (août)
    • Janvier/Février 2014 : Roos van Montfort (janvier) et Amanda Booth (février).

Ces numéros doubles ont pour origine les difficultés financières du magazine et la nécessité de faire des économies.

Playmates de mère en fille[modifier | modifier le code]

Il y a deux exemples de playmates de mère en fille :

  • Carol Eden (miss décembre 1960) est la mère de Simone Eden, miss février 1989.
  • Gale Olson (miss août 1968) est la mère de Crystal McCahill, miss mai 2009.

Familles de playmates[modifier | modifier le code]

Deux sœurs (pas jumelles) sont devenues playmates : Janice (miss mai 1971) et Ann Pennington (miss mars 1976) ainsi que deux cousines : Elaine (miss juin 1970) et Karen Morton (miss juillet 1978).

Playmates homonymes[modifier | modifier le code]

Il y a deux exemples de playmates complètement homonymes (nom et prénom) [LP 2]:

  • Jennifer Jackson (mars 1965 et avril 1989)
  • Susie Scott (février 1960, mai 1983)

Les « guerres pubiennes »[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerres pubiennes.

Au cours du temps, la tendance a été de révéler de plus en plus l'anatomie des modèles. Si leur poitrine a pu être dénudée dès les premiers numéros, le dévoilement du pubis est resté tabou jusqu'au tournant des années 1960-70. Sous la pression de concurrents comme Penthouse, les limites furent insensiblement repoussées, jusqu'à permettre, en 1971, l'apparition effective des poils pubiens (Liv Lindeland, Miss Janvier 1971 et PMOY 1972), et en 1972, la publication de photos nues de face (Marilyn Cole, Miss Janvier 1972 et PMOY 1973).

Les photos se firent de plus en plus explicites, mais Playboy refusa toute évolution vers la pornographie.

Au cours des années 1990 arriva la mode des « soins capillaires sous la ceinture » (below the waist hairstyle), les modèles apportant un soin particulier à l'aspect esthétique et soigné de leur toison pubienne : font leur entrée l'« épilation du maillot » puis, plus sophistiquée, l'épilation dite « ticket de métro » avant d'aboutir à l'épilation totale en 2001 (Dalene Kurtis, Miss Septembre 2001 et PMOY 2002). Cette mode est à présent prépondérante et ne connaît que peu d'exceptions[7], même si elle n'est pas forcément du goût de tous les modèles ou de tous les lecteurs[CC 2].

Le dépliant central[modifier | modifier le code]

Le dépliant central (centerfold) est un des éléments caractéristiques et distinctifs du magazine. Il est intimement lié au concept de la Playmate, à tel point que celle-ci est parfois désignée : Centerfold girl (« La fille du dépliant ») et même plus brièvement : Centerfold. Il constitue l'élément principal des pages consacrées au modèle : l'aspect artistique y est (théoriquement) aussi important que l'aspect érotique et un soin tout particulier est apporté à assurer la perfection de la photo, également sur le plan technique[8] : selon Pompeo Posar, réaliser le cliché du dépliant central prend énormément de temps, de trois jours jusqu'à deux semaines[LP 5]. Les photos sont d'ailleurs retouchées et, de nos jours, le logiciel Photoshop est largement utilisé pour corriger les petites imperfections.

Dans quelques numéros anciens, la présence d'un homme est suggérée : une silhouette floue apparaît en arrière-plan sur le dépliant de juillet 1955 (Janet Pilgrim) ; en septembre 1955, Anne Fleming monte un escalier en tirant la main d'un partenaire invisible. Ces expériences n'ont pas de suite : depuis lors, la playmate est le sujet exclusif de la photo. Celle-ci est photographiée de façon à suggérer une relation particulière, de proximité avec le lecteur : sur le dépliant central, la playmate fixe l'objectif de l'appareil photo - donc apparemment le lecteur, dans une attitude qui pourra être de surprise, de retenue, d'intérêt, de connivence, de séduction...

Dans les tout premiers numéros, la photo principale de la Playmate occupe une seule page ; en juillet 1955, la photo de Janet Pilgrim s'étend sur deux pages : elle est donc pliée par le milieu (centerfold). En mars 1956 (Marian Stafford), c'est l'espace de trois pages qui est utilisé, d'où nécessité de plier la page de droite afin de relier la revue. Ainsi, pour pouvoir admirer la photo, il faut tourner le magazine à l'horizontale avant de la déplier, sauf si la Playmate pose couchée, cas plus rare.

« [Playboy] est avant tout le magazine que l'on regarde en le faisant basculer de côté et en dépliant sa page centrale »

— geste immortalisé par James Bond dans le film Au service secret de Sa Majesté[LP 6].

Le dépliant central a vocation à être détaché de la revue pour pouvoir être accroché en décoration au mur. Jusqu'en septembre 1985, il était relié à la revue par des agrafes : de ce fait, le détacher laissait inévitablement subsister sur la photo la trace des agrafes, quel que soit le soin apporté à l'opération. Depuis lors, le mode de reliure a été modifiée (dos collé) : le dépliant se déploie à présent en trois parties détachables selon un pointillé prédécoupé près de la reliure, ce qui permet de le séparer de la revue sans laisser de traces.

De façon traditionnelle, la photo du dépliant ne porte pas le nom de la Playmate, mais sa signature (depuis octobre 1975, Jill de Vries) et une phrase indiquant simplement le mois, par exemple « MISS FEBRUARY - PLAYBOY'S PLAYMATE OF THE MONTH ».

Symbole majeur du magazine, le dépliant central marque de façon particulière l'évolution de celui-ci en ce qui concerne les normes morales communément acceptées : ainsi, celui de janvier 1971 honorant la Playmate Liv Lindeland est remémoré comme le premier à laisser apparaître, de façon d'ailleurs très discrète, les poils pubiens du modèle, alors que des photos publiées précédemment avaient atteint la même audace[9]. Il en a été de même en janvier 1972 (Marilyn Cole) : premier nu de face intégral. De façon plus graduelle, la succession des dépliants des années 1990 permet de suivre la tendance à soigner de plus en plus l'apparence et la forme de la toison pubienne, aboutissant à son épilation complète en septembre 2001 (Dalene Kurtis). On note que les initiatrices des évolutions mentionnées ci-dessus y ont gagné le titre de « Playmate de l'Année ».

L'envers du dépliant s'étale sur trois pages : l'une d'elle porte une photo pleine page du modèle, la seconde la Playmate Data Sheet (depuis juillet 1977, Sondra Theodore), la troisième une page d'histoires drôles, généralement érotiques, intitulée Playboy's Party Jokes, agrémentée des facéties des malicieuses Femlins.

Miss janvier 1974 (Nancy Cameron) a été honorée d'un dépliant recto-verso, avec une photo prise de face et la photo exactement symétrique prise de dos ; c'est le seul exemple à ce jour. En septembre 1989, les jumelles Karin et Mirjam Van Breeschooten sont gratifiées de l'unique dépliant en double largeur. Et en avril 2009, Hope Dworaczyk (future Playmate de l'Année) bénéficie du premier dépliant en 3D, également unique à ce jour : les lunettes spéciales sont fournies avec le magazine[10].

Un recueil complet (édition de luxe fournie dans une mallette) de l'ensemble des dépliants au format original, de 1953 a 2005 été édité en 2007 (The complete centerfolds). Un livre de format réduit complété de l'année 2006 a été publié en 2008 (voir la bibliographie ci-dessous).

La Playmate Data Sheet[modifier | modifier le code]

La Playmate Data Sheet (Fiche des données de la Playmate) résume sur une page et sous la forme d'un tableau normalisé les principales caractéristiques physiques et traits de caractère de la Playmate.

La liste n'en est pas figée, mais comprend toujours : nom et prénom, mensurations (tours de poitrine, taille et hanches), hauteur, poids, date et lieu de naissance.

Les autres rubriques peuvent varier, mais visent à en tracer un portrait psychologique succinct.

Par exemple :

  • Stacy Fuson (miss Février 1999) : Ambitions - Turn-ons (ce qui me plaît) - Turnoffs (ce qui me déplaît) - Things I can't live without (les choses sans lesquelles je ne peux vivre) - Places I've been lately (les endroits ou je suis allée récemment) - Words to live by (les préceptes à suivre) - What makes a woman sexy (ce qui rend une femme désirable).
  • Jillian Grace (miss Mars 2005) : Ambitions - Turn-ons (ce qui me plaît) - Turnoffs (ce qui me déplaît) - Best advice I ever got (le meilleur conseil que j'aie reçu) - Why I love Missouri (pourquoi j'aime le Missouri) - TV shows I can't miss (les émissions de TV que je ne rate à aucun prix) - Sexiest man alive (l'homme en vie le plus sexy) - If money was not an issu, I'd buy (si l'argent n'était pas une limite j'achèterai ...)

La page comprend en outre une photo récente (genre photo d'identité) et trois photos remontant à l'enfance et/ou à l'adolescence de la jeune femme et annotées par elle-même.

Le monde de Playboy[modifier | modifier le code]

Après son apparition dans le magazine, la Playmate peut rester en étroit contact avec le monde de Playboy.

L'année suivante, elle apparaît en janvier avec ses consœurs, dans un article intitulé Playmate review rassemblant des photos inédites. Elle participe à l'élection de la Playmate de l'Année (Playmate of the Year, PMOY) à laquelle est consacré, en juin, un article spécial. Jusqu'en 2002 inclus (Dalene Kurtis), elle apparaissait aussi sur la couverture de ce même numéro. Plus tard elle pourra refaire quelques apparitions dans de nouveaux articles tels que Playmate revisited (mais sans dépliant central). Des photos peuvent être reprises pour les cahiers spéciaux (Newsstand Specials, "NSS"), les calendriers, séquences video (Playmate Profile, Playmate Video Calendar ...), etc. Ses photos ou ses vidéos, inédites ou pas, restent par ailleurs largement accessibles sur le site Internet (payant) du Cyberclub Playboy. De nombreuses playmates créent leur propre site Internet, lié ou pas à celui de Playboy.

La playmate du mois participe à des actions et événements promotionnels au profit de Playboy, organisés dans le manoir Playboy ou ailleurs. Lorsque Playboy offrait la possibilité de souscrire des abonnements à vie, le premier numéro du magazine était apporté personnellement au souscripteur par une playmate.

Certaines playmates, à la faveur de leur activité pour le magazine ou des soirées mondaines courues par la jet-set au manoir Playboy, ont rencontré et épousé des personnalités connues, telle Patti McGuire (Novembre 1976, PMOY 1977), qui épousa le champion de tennis Jimmy Connors. D'autres atteignent une certaine célébrité ou un succès professionnel à la suite de leur apparition comme Playmate de Playboy notamment Pamela Anderson (février 1990), Anna Nicole Smith (mai 1992, PMOY 1993), Jenny McCarthy (octobre 1993, PMOY 1994) ... Quelques playmates de l'édition US restent connues en France, après leur reconversion, dans ce dernier pays. C'est le cas par exemple de Jeane Manson (août 1974) et Victoria Silvstedt (décembre 1996, PMOY 1997).

De nombreuses playmates ont fréquenté de façon plus ou moins prolongée le fondateur du magazine, Hugh Hefner. Notoirement connues dans ce cas sont ainsi (liste non exhaustive !) : Janet Pilgrim (juillet et décembre 1955, octobre 1956), Joyce Nizzari (décembre 1958), Joni Mattis (novembre 1960), Donna Michelle (décembre 1963, PMOY 1964), Karen Christy (décembre 1971), Marilyn Cole (janvier 1972, PMOY 1973), Lillian Müller (août 1975, PMOY 1976), Sondra Theodore (juillet 1977), Shannon Tweed (novembre 1981, PMOY 1982), Kimberley Conrad (janvier 1988, PMOY 1989), Brande Roderick (avril 2000, PMOY 2001), Tina Jordan (mars 2002), les jumelles Karissa et Kristina Shannon (juillet/août 2009), Crystal Harris (décembre 2009) ... Kimberley Conrad épousa Hefner en juillet 1989 et lui donna deux fils avant de divorcer en mars 2010. Crystal Harris et Hefner se fiancèrent et annulèrent, quelques jours auparavant, leur mariage prévu le 18 juin 2011 [11].

En 1979, pour les 25 ans du magazine, Hugh Hefner invita toutes les Playmates depuis 1953 à une grande fête au Manoir Playboy de Los Angeles. 136 d'entre elles assistèrent à cette convention exceptionnelle, depuis Neva Gilbert (Miss Juillet 1954) jusqu'à Terri Welles (future Miss Décembre 1980).

Si de nombreuses playmates sont retournées dans l'anonymat, quelques unes ont publiquement et complètement rompu avec leur passé au sein du monde de Playboy, telles Surrey Marshe (Miss Janvier 1967) qui écrivit un livre caustique teinté d'un humour désabusé sur son expérience : The girl in the centrefold (sic) ou encore Daina House (Miss Janvier 1976), qui se tourna vers une église évangélique dont elle est à présent pasteur[12].

Les photographes[modifier | modifier le code]

Au cours des années, de nombreux photographes ont collaboré à Playboy pour les photos de Playmates.

Plusieurs photographes peuvent participer à l'illustration du pictorial (article photographique consacré à la playmate) : ainsi de Ruth Guerri (juillet 1983) pour laquelle ont collaboré Pompeo Posar, Arny Freytag et Stephen Wayda.

Les plus actifs sont :

  • Mario Casilli (1931-2002) : 57 playmates (mais 56 dépliants[CC 3])[13], depuis Jacquelyn Prescott (Miss Septembre 1957) jusqu'à Kelly Tough (Miss Octobre 1981)
  • Pompeo Posar (1921-2004) : 63 playmates (mais 58 dépliants[CC 3])[14], depuis Jan Roberts (Miss Août 1962) jusqu'à Lynn Thomas (Miss Mai 1997).
  • Richard Fegley (1936-2001) : 91 playmates(mais 85 dépliants[CC 3]), depuis Carol O'Neal (Miss Juillet 1972) jusqu'à Kimberley Stanfield (Miss Juillet 2001)
  • Arny Freytag (en) (né en 1950) : 182 playmates, depuis Kristine Winder (Miss Octobre 1977) jusqu'à Amanda Streich (Miss Décembre 2012)
  • Stephen Wayda : 177 playmates, depuis Susie Scott (Miss Mai 1983) jusqu'à Jaslyn Ome (Miss Avril 2013)

Arny Freytag et Stephen Wayda ont été, pendant une dizaine d'années et jusqu'en février 2013, pratiquement en situation de monopole. Depuis mars 2012 cependant sont apparus de nouveaux noms : Sasha Eisenmann, Tony Kelly, Josh Ryan, qui apportent un certain changement dans l'esthétique du dépliant central et renouvellent le style même des playmates qu'ils photographient.

Source des données : ce lien consulté le 12 mai 2013

European Playmate[modifier | modifier le code]

En France, au Luxembourg et en Belgique le magazine n'est pas (ou n'est plus) commercialisé. Il existe cependant un titre, sous licence officielle playboy qu'on appelle European Playmate. Ces filles représentent officiellement la société Playboy et font la tournée des clubs et des événements en europe.

Leurs tenues sont très semblables aux costumes mythiques cependant leurs badges sont différents, ils mentionnent "European Playmate" au lieu du prénom de la playmate comme dans les autres pays.

Les « premières »[modifier | modifier le code]

  • Première playmate : Margie Harrison (janvier 1954) dans le second numéro de Playboy. Marilyn Monroe, présente dans le premier numéro, fut la seule à être désignée comme "Sweetheart of the Month".
  • Première playmate choisie trois fois : Marilyn Waltz (février 1954, avril 1954 et avril 1955 — elle apparut tout d'abord sous le nom de Margaret Scott)
  • Premier et seul mois de l'histoire de Playboy sans playmate : mars 1955 (pas de publication)
  • Première photo centrale sur 2 pages : Janet Pilgrim (juillet 1955) sera encore playmate en décembre 1955 puis octobre 1956.
  • Premier dépliant central sur 3 pages : Marian Stafford (mars 1956)
  • Première playmate née à l'étranger : Marion Scott, née en Allemagne (mai 1956)
  • Première playmate née dans les années 1940 : Elizabeth Ann Roberts (janvier 1958) : peut-être apparue à l'âge de 16 ans, elle serait dans ce cas la plus jeune playmate de l'histoire de Playboy
  • Premier numéro avec deux playmates : Pat Sheehan et Mara Corday (octobre 1958)
  • Première playmate à remplir sa Playmate Data Sheet (non publiée) : Marianne Gaba (septembre 1959)
  • Première Playmate of the Year (en 1960): Ellen Stratton (décembre 1959)
  • Première playmate décédée : Tonya Crews (mars 1961) mourut dans un accident automobile le 7 août 1966 [15]
  • Première PMOY d'origine étrangère : Christa Speck (septembre 1961) née en 1942 à Dantzig en Allemagne.
  • Première Bunny devenue playmate : Jan Roberts (août 1962)
  • Première playmate asiatique : China Lee (août 1964)
  • Première playmate noire : Jennifer Jackson (mars 1965)
  • Première playmate avec implants mammaires : Sue Williams (avril 1965)
  • Première playmate à se suicider : Sue Williams (avril 1965)
  • Première playmate née dans les années 1950 : Cynthia Myers (décembre 1968)
  • Premières playmates jumelles Mary et Madeleine Collinson (octobre 1970)
  • Première Playmate dévoilant distinctement des poils pubiens : Liv Lindeland (janvier 1971)
  • Première Playmate à poser nue et de face pour son dépliant central : Marilyn Cole (janvier 1972)
  • Première Playmate ayant posé intégraement nue et de face, avec toison pubienne clairement visible : Bonnie Large (Miss Mars 1973)
  • Première playmate née après le lancement du magazine : Monica Tidwell (Miss Novembre 1973), née en Janvier 1954
  • Première (et seule) playmate avec dépliant central double-face : Nancy Cameron (Miss Janvier 1974 et playmate du XXe anniversaire)
  • Première playmate hispano-américaine : Ester Cordet (Miss Octobre 1974), une panaméenne
  • Première playmate ayant signé son dépliant central : Jill De Vries (Miss Octobre 1975)
  • Première soeurs playmates de deux mois différents : Janice Pennington (Miss Mai 1971) et Ann Pennington (Miss Mars 1976)
  • Première Playmate Data Sheet : Sondra Theodore (Miss Juillet 1977)
  • Première playmate assassinée (le 14 août 1980) : Dorothy Stratten (Miss Août 1979, PMOY 1980)
  • Première playmate en video (1982) : Lonny Chin (Miss Janvier 1983)
  • Première playmate ayant épousé Hugh Hefner : Kimberley Conrad (Miss Janvier 1988, PMOY 1989) - la seconde sera Crystal Harris (Miss Décembre 2009)
  • Premières playmates de mère en fille : Carol Eden (Miss Décembre 1960) et Simone Eden (Miss Février 1989)
  • Première playmate lesbienne déclarée et militante : Stephanie Adams (Miss Novembre 1992)
  • Première playmate avec tatouage visible sur le dépliant central : Jennifer LeRoy (Miss Février 1993)
  • Première playmate avec piercing visible sur le dépliant central : Gillian Bonner (Miss Avril 1996)
  • Première playmate à devenir Penthouse Pet of the Month (en octobre 2000) : Linn Thomas (Miss Mai 1997)
  • Premières playmates triplées : Erica, Nicole et Jaclyn Dahm (Misses Décembre 1998)
  • Première playmate entièrement épilée : Dalene Kurtis (Miss Septembre 2001)
  • Première Cybergirl deenue playmate : Stephanie Heinrich (Miss Octobre 2001)
  • Première playmate israélite : Lindsey Vuolo (Miss Novembre 2001)
  • Première playmate ancienne Miss USA (1995) : Shanna Moakler (Miss Décembre 2001)
  • Première playmate japonaise : Hiromi Oshima (Miss Juin 2004)
  • Première top-model devenue playmate : Sasckya Porto (Miss Décembre 2007)
  • Première playmate féministe déclarée et militante : Juliette Fretté (Miss Juin 2008)
  • Première (et seule) playmate avec dépliant central en relief : Hope Dworaczyk (Miss Avril 2009)
  • Première sœurs jumelles playmates de deux mois successifs : Karissa et Kristina Shannon (Misses Juin et Juillet 2009)

Source des données : ici

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gretchen Edgren (trad. Tom Morrow), Le livre des Playmates : Six décennies de charme [« The Playmate Book: Six Decades of Centerfolds »], Taschen GmbH,‎ 2005, 472 p. (ISBN 3822843857)
  1. a et b p. 207
  2. a, b, c, d et e p. 463
  3. p. 52
  4. p. 13
  5. p. 90
  6. p. 11
  • (en) Hugh Hefner, The complete centerfolds, Playboy Enterprises International,‎ 2008, 730 p. (ISBN 9780811860918)
  1. CC1990
  2. 2000s
  3. a, b et c Centerfold Index
  • (en) Gay Talese, Thy Neighbour's Wife, Londres, Pan Books Ltd.,‎ 1981, 512 p. (ISBN 0 330 26404 4)
  1. p. 119
  • (en) Surrey Marshe, The girl in the Centerfold, Londres, New english Library,‎ 1969, 127 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. en juillet 1971, on ne peut voir aucun des charmes d'Heather Van Every, la miss du mois sur son centerfold, alors que Liv Lindeland, six mois auparavant, dévoilait quelques poils pubiens
  2. voir à ce sujet l'article guerres pubiennes et ce site
  3. certaines sont issues de castings d'amatrices, telle Amy Leigh Andrews, devenue miss avril 2010, voir Amy Leigh Andrews
  4. Il y eut une exception en 1998 : Karen McDougal[1] le fut en juillet
  5. G. Edgren, op.cit. p. 465
  6. Décompte ici
  7. par exemple, toutes les playmates de 2011 sont intégralement épilées
  8. voir ce site
  9. Melodye Prentiss, miss juillet 1968, est la première mais pas sur son centerfold
  10. voir ce site
  11. Les nombreuses copines de Hugh Hefner, consulté le 13 février 2012
  12. Voir son site
  13. Le dépliant d'avril 1964 (Ashlyn Martin) est de Pompeo Posar
  14. Collaboration avec d'autres photographes
  15. (en)Dead Playboy Playmates of the Month

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]