Coussac-Bonneval

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Coussac-Bonneval
Vue sur le château
Vue sur le château
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Eymoutiers
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Saint-Yrieix
Maire
Mandat
Philippe Sudrat
2014-2020
Code postal 87500
Code commune 87049
Démographie
Population
municipale
1 329 hab. (2012)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 30′ 43″ N 1° 19′ 30″ E / 45.5119444444, 1.32545° 30′ 43″ Nord 1° 19′ 30″ Est / 45.5119444444, 1.325  
Altitude Min. 280 m – Max. 454 m
Superficie 66,73 km2
Localisation

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Coussac-Bonneval (Coçac en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Limousin.

Ses habitants sont appelés les Coussacois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de Commune de Coussac-Bonneval en Haute-Vienne
Communes limitrophes de Coussac-Bonneval
Meuzac
Saint-Yrieix-la-Perche Coussac-Bonneval Montgibaud
Saint-Éloy-les-Tuileries
(Corrèze)
Saint-Julien-le-Vendômois
(Corrèze)
Lubersac
(Corrèze)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Coussac-sans-Culottes[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Village de Bré. Castrum-Paroisse de Bré[modifier | modifier le code]

Cadastre de la commune de Coussac de 1825 environ: Le village se dénomme BRET. Parcellaire: Parcelles n° 334 et 335 se nomment: "ruines du château de Bret "et "du château". Les parcelles contigües 376 et 377 portent le nom de "maison du curé " et "La Croix". La construction sur la parcelle 377 a la forme d'une église. La parcelle n° 347 se dénomme "le cimetière" . Confirmation de l'existence d'un cimetière de nos jours disparus par les Villageoises actuelles).

Castrum de Bré-Chapelle castrale(d'après le Cartulaire de l'abbaye de Vigeois fondée par les Maîtres du Castrum aux environs de l'an mille-)[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Vigeois fut le lieu de sépulture des Bré. Le monastère fut édifié par la famille des Bré.[modifier | modifier le code]

Les Bernard de Bré[modifier | modifier le code]

La famille des Bernardo de Breno à l'origine de l'édification du castrum (mottes castrales édifiées sur le haut de la colline de Bré dominant la rivière La Boucheuse) est connue pour ses donations à l'abbaye de Vigeois qui s'étalent sur trois générations du XIe au XIIIe siècle. Grâce aux cartulaires de Vigeois puis d'Aureil, nous connaissons les Maîtres du Castrum et leur entourage.

Les familles alliées et les Miles[modifier | modifier le code]

La famille des Las Rasas possèdent la villa de Selumnac (aujourd'hui Sauvignat près du Pont de Bré et du village de Royer) qui se situait près du Pont de Bré sur la Boucheuse où était érigé un moulin. Ils possèdent des terres du Pont- de Bré jusqu'au village de La Nouaille (commune de Meuzac). Cartulaire de Vigeois.

Les Miles[modifier | modifier le code]

Ils sont connus par leurs donations. Eux-mêmes éleveront des mottes castrales voire des églises. Des villages portent leurs noms: Corbeiro (St-Pardoux Corbier), Corpsaleix (motte- et village), Les Panettaria (La Panetterie), Les Domphno (village du Doignon (Benayes) et motte castrale,les Valensa (forêt de Valence appelée de nos jours forêt de Lavergne), les Bonnavalle (ancêtres des Bonneval, les Chameyraco (village de Chameyrac (Salon la Tour) , les Roffiniaco (village de Rouffignac, les Viridel (Verdier) de Lubersac.

Les croisades[modifier | modifier le code]

Les Bernard et leurs miles participent à la première croisade celle des Aquitains et aux suivantes. Trois d'entre eux mourront en Terre Sainte (cartulaire de Vigeois).

La chapelle castrale devient église paroissiale[modifier | modifier le code]

Dans les donations, il est fait plusieurs fois mention de la "Capellana de Breno" et les capellano ou presbytero servent de temoins. Sur un parchemin tronqué et non daté "on peut lire "cappelana de Breno de Melzat". Melzat est le nom de Meuzac au XIe-XIIe siècle. On peut supposer que la paroisse de Meuzac plus étendue que de nos jours englobait Montgibaud (confirmée par les donations à l'abbaye d'Aureil) et une partie des domaines du castrum de Breno .

Les donations de terres par les miles et la famille de Bré sur la commune actuelle de Meuzac, (à l'époque Paroisse) à Aureil furent si importantes que l'Abbaye d'Aureil y fonda à Montgibeau un prieuré-cure qui possédait encore au XVIIIe l'étang de Cherchaud , le Moulin du Prieur. Un moulin dit des Prestres était actionné par le ruisseau dit des Baraques qui se jette dans la Boucheuse au niveau du Moulin du Prieur. Ce moulin porte ce nom "des Prêtres" lors d'une vente au XVII°.Ce moulin se nomma ensuite moulin de Royer puis de nos jours Moulin Brûlé.

Le castrum devient un chatellenie féodale-Baronnie- justice seigneuriale. Bans-droits divers. Hommages des vassaux[modifier | modifier le code]

Elle change plusieurs fois de seigneurs: Les Vicomtes de Limoges la possèdent. Ils en font don aux Maulmont (Gerard de Maulmont) dont les héritiers l'échangent (ainsi que les places fortes de Chalus-Chalucet-Courbefy) vers 1307 avec le roi Philippe V contre la seigneurie de Tonnay-Boutonne.

Philippe V en fit dont à son bouteiller Henry de Sully-1317

Acquise par la famille Aubert où elle restera 130 ans, la baronnie de Bret est vendue par la veuve de Jacques Aubert, Catherine de Chaseron à Geoffroy Hélie de Pompadour en 1490. La baronnie de Bré aura dès lors son destin lié à celui de la puissante famille des Pompadours jusqu'à la mort (1726) de la dernière Marquise, Marie -Françoise de Pompadour, épouse du Marquis François -Marie de Hautefort.

La Paroisse de Bret ou Bré[modifier | modifier le code]

La paroisse de Bré est mentionnée dans la correspondance de Marie-Françoise de Pompadour à son homme d'affaires M.Rivière dans une lettre du 21 septembre 1694.

"de Paris ce 21 septembre 1694-

J'ay escrit à Mr L'intendant aujourd'huy en faveur de mes paroisses dépendantes de Bret et de Pompadour, il faudra que vous le voyez....comme il m' avait mandé qu'il viendrait me voir à pompadour en allant à Tulle (sous entendu voyez le en mon absence)...S'il passe il serait bon que les curés le vissent pour luy représenter la Misère de leurs paroisses". (correspondance de Marie Françoise de Pompadour par M.de Champeval-numérisé par google).

Notons que dans ses lettres, Madame de Pompadour parle du Juge de Bré, de Madame Verdier, baronne de Lubersac qui lui doit hommage en vertu de liens hommagiers avec le castrum de Bré. Voir les Viridel de Bré.

Outre leurs nombreux titres, les Marquis de Pompadour se titrent baron de Bré. C'est à ce titre que la Marquise Marie-Françoise intervient auprès de l'Intendant de la Province. Donc en 1694, il existe une paroisse de Bré, indépendante de celles de Meuzac ou de Coussac et bien sur de Pompadour.[modifier | modifier le code]

En 1783, lors de la levée de la taille, est comparu au bourg de Montgibaud en Limousin, le 30 juin 1783, à l'issue de la messe paroissiale (un PV est établi), "Jean PAROUTAUD, laboureur au lieu dit de Bret, syndic en charge de la dite paroisse et enclave de Bret". En 1785, même procédé, réunion au bourg de Montgibeau, il est écrit sur le PV "du tableau de la dite paroisse et enclave de Bret." (Procès-verbaux établis par le notaire Bouty de Coussac- minutes des notaires de Coussac-ADHV87.)

La paroisse de Bré naît avec le de Castrum de Bré (chapelle puis église), elle existe sans doute depuis le XIVe siècle, elle est encore citée dans des actes officiels à la veille de la Révolution. En effet Bré est dite "enclave de Montgibeau en 1785". Or ce terme d'enclave désigne souvent une terre féodale faisant partie d'une paroisse ici un Prieuré cure dépendant d'une abbaye. Il reste à savoir dans quelles conditions, le village de Bré fut rattaché à la jeune commune de Coussac lors de la création des communes voulue par la loi de 1791.

La Baronnie de Bré, propriété des Choiseul puis royale[modifier | modifier le code]

Avant la révolution, le castrum de Bré retrouve sa grandeur passée, le 26 juillet 1761, le duc de Choiseul, parent d'Augustine-Françoise de Choiseul dite mademoiselle de St-Cyr, filleule et héritière des biens de Marie-Françoise de Pompadour, toutes les deux décédées sans descendance directe, échangent les seigneuries de Pompadour et de Bré avec le roi Louis XV. (d'après le Trésor de Pompadour dépouillé par Bonnote- Cité par J.B. de Champeval.)

La Pompadour: À la mort de Françoise-Augustine de Choiseul, son héritier le comte d'Alais hérite des seigneuries de Pompadour et de Bré. À sa mort son héritier est le prince de Conty qui vend Pompadour et Bré à Jeanne Poisson, maîtresse du roi Louis XV, dite Madame de Pompadour qui les revend en 1760 au sieur Laborde. Les seigneuries sont rachetées par le Duc de Choiseul la même année.

Sur le plan napoléonien, des parcelles n° 349, 355,394 portent le nom de Haras Royal sous entendu de Pompadour. Le haras de Pompadour existait dès le XVIIe siècle fondé par François-Marie de Hautefort, époux de Marie -Françoise, dans le lequel cet officier de Sa Majesté, prélevait ses chevaux de monte pour aller au combat. Il "prélevait" également dans sa seigneurie des soldats et des ânes pour sa compagnie.

La baronnie de Bret bien national à la révolution[modifier | modifier le code]

Dans le registre des biens nationaux à vendre (ADHV87) , figure pour la commune de Coussac un petit bois châtaigner, un passage sur terre dépendant de la cure de la cure de Coussac plus le domaine de Bret dépendant de la barronie de Bré.

Sources: Cartulaires de Vigeois et d'Aureil. Fonds Bosvieux ADHV87-Minutes notaire Bouty-ADHV87-Correspondance par M.De Champeval de Marie -Françoise de Pompadour. Cadastre napoléonien de Coussac ADHV87.

Blasonnement.[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Coussac Bonneval (Haute-Vienne).svg

Les armoiries de Coussac-Bonneval se blasonnent ainsi :

D’azur au lion d’or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1900   Jean Freysselinard   cultivateur
mars 2001 en cours Guy Fureleau[4]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 329 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 363 2 224 2 342 2 711 2 936 3 013 2 803 3 152 3 007
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 145 3 070 3 273 3 246 3 412 3 508 3 597 3 483 3 672
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 672 3 581 3 505 3 154 3 080 3 010 2 804 2 635 2 331
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
2 155 2 008 1 723 1 605 1 447 1 379 1 350 1 330 1 329
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 25 mars 2011)
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. « Les maires de la commune » (consulté le 25 mars 2011)
  4. Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  6. « Mérimée : Château », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 25 mars 2011)
  7. « Mérimée : Eglise », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 25 mars 2011)
  8. « Mérimée : Lanterne des Morts », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 25 mars 2011)
  9. « Le château de Bré », sur le site Limousin médiéval,‎ (consulté le 6 septembre 2011)