Cornay

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Cornay
Vue sur le village de Cornay, son église et son château
Vue sur le village de Cornay, son église et son château
Blason de Cornay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Ardennes
Arrondissement Vouziers
Canton Grandpré
Intercommunalité Communauté de communes de l'Argonne Ardennaise
Maire
Mandat
Josette Bestel-Courault
2014-2020
Code postal 08250
Code commune 08131
Démographie
Population
municipale
86 hab. (2011)
Densité 7,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 09″ N 4° 57′ 00″ E / 49.3025, 4.9549° 18′ 09″ Nord 4° 57′ 00″ Est / 49.3025, 4.95  
Altitude 190 m (min. : 122 m) (max. : 246 m)
Superficie 10,94 km2
Localisation

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Cornay

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Cornay

Cornay est une commune française située dans le département des Ardennes et la région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Cornay (Quarnay) était une "sirerie" (seigneurie) de l'extrême est de la France.

  • 1265 - Le comte de Grandpré la cède au comte de Bar.
  • 1270 - (mort de Saint Louis) Cornay est encore rattaché à la Lorraine.
  • 1502 - Jeanne de Grandpré épouse en seconde noce Henry de Pouilly, apportant Cornay à cette famille qui l'a conservé jusqu'à nos jours.
  • 1508 - Louis XII transforma la sirerie en baronnie.
  • 1552 - Le village est brûlé par les troupes de Charles Quint puis rebâti contre le château.
  • 1591 - Les Ligueurs (catholiques) détruisent le "vieux château" en représailles de l'action de Louis de Pouilly, gouverneur de Stenay, fidèle d'Henry IV.
  • 1788 - le château est complètement rasé pour laisser place au cimetière nouveau.
  • 1918 - le château actuel est occupé par le Kronprinz impérial.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Antoine De Pouilly    
mars 2008 mars 2010 Michel Huat    
mars 2010 mars 2014 Josette Bestel    
mars 2014 en cours Josette Courault    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 86 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
417 451 487 490 510 515 508 522 501
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
504 484 499 461 458 431 410 351 326
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
312 202 223 166 191 184 133 122 117
1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 -
98 96 90 86 77 76 82 86 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Cornay 08.svg

Parti: au 1) burelé d'or et de gueules, au 2) d'argent au lion d'azur armé, lampassé et couronné de gueules. (Conseil municipal du 23 05 2001, Armorial des communes ardennaises p54)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

église Saint-Nicolas
Croix du Bayle à Cornay
  • L'église Saint-Nicolas
    • 1211 - Fondation d'une chapelle castrale dédiée à la Vierge, par Eudes de Quarnay
    • 1552 - La chapelle devient l'église paroissiale du nouveau village sous le patronage de saint Nicolas.
    • 1719 - la nef est restaurée, le chœur du 13e conservé partiellement. On peut y retrouver des stalles en bois provenant de l'abbaye de Chéchéry.
  • La demeure du maître de forge. Bâtie au bord de la rivière Aire, la forge remplace le moulin vers 1850. Elle comprenait un haut-fourneau chauffé au bois ; elle était activée par deux roues hydrauliques. La dernière propriétaire dut vendre en 1910 matériel et marchandises.
  • Des croix en fer forgé de belle facture. Plusieurs croix en fer forgé sont présentes dans le village de Cornay. Certaines sont présentes au cimetière comme la croix centrale du cimetière, la viergette de Cornay et la croix Juvin-Guillaume qui sont érigées en plein bois, comme d'autres croix ou encore la croix Jean Leloup offerte en 1824 par une ancienne famille du village.
  • La croix du Bayle, marque l'extrémité sud du Champ Crochet. Elle est placée en fin du chemin de croix et domine la vallée de l'Aire. Elle est éclairée les nuits de week-end.
  • Château de Cornay de style Renaissance, le château actuel est construit avec la pierre du pays, la gaize. Il a de hautes fenêtres encadrées de pierres jaunes, un toit d'ardoises, des cheminées de briques, de petites fenêtres Renaissance en bordure de toit. Une petite tour en encorbellement fait la jonction entre les deux corps de bâtiment. Le château est probablement l'aboutissement de toute une série de transformations de l'ancienne basse-cour du vieux château. On peut, sur le site médiéval de Cornay, se référer à l'article: "A la découverte des sites médiévaux de l'Argonne du Nord", publié par Daniel HOCHEDEZ dans la revue HORIZONS D’ARGONNE, nº 88, juin 2011, p. 7-14 (publication du Centre d'études argonnais) http://centretudargonnais.org/HorizonArgonne88.pdf. Les extérieurs du château se visitent du 14 juillet au 21 septembre. (sauf le dimanche). L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1990[3].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

famille de Pouilly au cimetière de Cornay

D’origine chevaleresque, il est admis que la famille de Pouilly, (Pouilly-sur-Meuse, France), a pour ancêtre commun Aubertin V, dit le Vieux, mort en 1441, lui-même descendant de la famille d’Ardenne, dont il conserva les armes.

Sa descendance se répartit en deux branches : l’aînée qui, après le mariage d’Henri (1454–1555) avec Jeanne de Grandpré, fit souche à Cornay (Champagne, France) ; la seconde, dite d’Inor (Lorraine, France), s’est largement développée sur la rive droite de la Meuse d’Inor à Louppy.

La branche aînée de Cornay vit sa terre élevée en baronnie par Louis XII en 1508 et ne cessa de servir la France par les armes, sous tous les régimes qui se sont succédé. Parmi les personnages marquant, on peut citer :

Henri, combattant des guerres d'Italie avec Charles VIII et chambellan de François Ier. Louis II, compagnon de guerre d’Henri IV. César, tué à Turckheim à la tête de la cavalerie de Turenne. Jean, gouverneur de Mézières (fait marquis de Lançon par Louis XIV). Henri (1905–2000), général de corps d’armée, chef-d’état-major de la 1re DB de Belfort à Ulm en 1945, assuma ensuite des commandements en Indochine et en Algérie. Son fils Jean, jeune officier, a été tué en Algérie en 1957. La branche cadette, marquée également par le métier des armes, est restée fidèle aux ducs de Lorraine. Elle compta en particulier sept gouverneurs de Stenay, dont le plus connu, Simon de Pouilly, occupa la charge de maréchal du Barrois et fut le proche conseiller du duc Charles IV de Lorraine.

Cette branche donna naissance aux Mensdorff-Pouilly, émigrés à la Révolution, qui s’exilèrent dans le village de Mensdorff au Luxembourg, dont ils prirent le nom et exercèrent par la suite de hautes responsabilités dans l’empire austro-hongrois.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]