Grandpré

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Grand-Pré.
Grandpré
Château de Grandpré - La Porte de la Justice
Château de Grandpré - La Porte de la Justice
Blason de Grandpré
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Ardennes
Arrondissement Vouziers
Canton Grandpré
Intercommunalité Communauté de communes de l'Argonne Ardennaise
Maire
Mandat
Francis Signoret
2014-2020
Code postal 08250
Code commune 08198
Démographie
Gentilé Grandpréens
Population
municipale
453 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 29″ N 4° 52′ 14″ E / 49.3413888889, 4.8705555555649° 20′ 29″ Nord 4° 52′ 14″ Est / 49.3413888889, 4.87055555556  
Altitude 140 m (min. : 107 m) (max. : 253 m)
Superficie 28,56 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ardennes

Voir sur la carte administrative des Ardennes
City locator 14.svg
Grandpré

Géolocalisation sur la carte : Ardennes

Voir sur la carte topographique des Ardennes
City locator 14.svg
Grandpré

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Grandpré

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Grandpré

Grandpré est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Grandpré se trouve au centre du défilé portant son nom coupant la forêt d'Argonne d'est en ouest. L'Aire qui arrose Grandpré a été capturée par l'Aisne ouvrant ce vaste défilé à l'ère secondaire, ces deux rivières encadrant à l'est et à l'ouest la région de Grandpré.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette localité fut au cours des âges l'objet de saccages et pillages de toutes sortes et chaque fois reconstruite. Au sud de Grandpré, la colline surplombant la gare est nommée « Butte d'Attila ».

Le village prit son essor sous le règne de la famille de Joyeuse. On peut voir au Louvre une peinture représentant les noces du duc de Joyeuse. Le bal représenté fut donné au Louvre à l'occasion du mariage d'Anne, duc de Joyeuse et favori d'Henri III, avec Marguerite de Vaudémont le 24 septembre 1581. Tous deux sont reconnaissables dans le couple dansant au centre de la composition et désigné par Catherine de Médicis, assise sur la gauche entre Henri III, placé sous le dais royal, et la reine Louise de Lorraine.

À la fin de la Première Guerre mondiale, Français et Alliés bombardent sans merci l'ensemble du village ainsi que le domaine des comtes de Joyeuse où se trouvait l'envahisseur, les Uhlans. Le château, qui avait été remanié par Georges Babled à la fin du XIXe siècle, a dû être entièrement reconstruit. La Porte monumentale (1618) détruite à 60 % a pu être rénovée et retrouver son aspect antérieur. Au début de la Seconde Guerre mondiale, l'abbé Lépine, craignant à nouveau la destruction du village, a fait promettre à ses paroissiens d'édifier une statue à la Vierge. Ce fut chose faite en 1945 lorsqu'une subvention permit d'édifier sur le site du Châtelet, à l'emplacement des ruines du château féodal au nord du village, le monument ex-voto de la Vierge du Châtelet. Ce site se trouve sur l'itinéraire du GR.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1891 1920 Charles Frédéric Henri Godet (1846-1921)   négociant, Président de la Caisse d'Epargne de Grandpré
 ?  ? Guy Desson SFIO puis PSU Député (1947-1958 et 1967-1968) - Conseiller général (1945-1970)
mars 2008 en cours Francis Signoret[1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 453 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
845 1 090 1 084 1 232 1 215 1 300 1 456 1 564 1 531
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 482 1 344 1 321 1 259 1 203 1 148 1 052 987 1 031
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 009 838 831 791 729 664 624 616 542
1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 - -
521 530 497 518 476 465 453 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Chef lieu de canton, son activité principale est l'élevage. On y cultive aussi le blé, le maïs et le colza.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Dans une région de tourisme vert (forêt d'Argonne), Grandpré offre depuis les années 1960 un terrain de camping. On relève deux offres de logement à la ferme.

Itinéraires touristiques : - route « Lacs, forêts, abbayes » ; - route « Rimbaud, Verlaine » ; - route de la bataille de Verdun, en passant par Varennes-en-Argonne, village où Louis XVI et sa famille, en fuite, furent arrêtés.

La forêt de Boult-aux-Bois offre un cadre de verdure et de promenades (pistes balisées).

Le village comporte la présence de fossiles de Plésiosaure, plus précisément de Polyptychodon (en).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Grandpré
  • L'église Saint-Médard, avec stalles et tombeau des comtes de Joyeuse (XVIIe siècle). Les stalles et le tambour de la porte principale proviennent de l'abbaye de prémontrés de Belval, à la suite de son démantèlement à la Révolution. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1911[4].
  • Le château de Grandpré, édifié par la famille de Joyeuse au XVIe siècle et détruit dans un incendie en 1834, dont le porche dit Porte de la Justice et les communs, construits en 1617-1618 dans un style Louis XIII caractérisé par l'utilisation de briques et pierres, de bretèches et d'échauguettes. Le marquis Hennequin d'Equevilly vendit le château en 1791 à Monsieur de Semonville, qui devint ensuite marquis de Montholon Semonville. Mme de Semonville épousa le général Joubert tué à Novi[5]. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1921[6].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Grandpré

Les armes de Grandpré se blasonnent ainsi :

burelé d’or et de gueules[7].

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Photo Croix de guerre recto.jpg
Croix de guerre 1914-1918 : 9 mars 1921

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sur le château de Grandpré et la motte castrale qui lui préexistait, voir l'article: "A la découverte des sites médiévaux de l'Argonne du Nord", publié par Daniel Hochedez dans la revue Horizons D’Argonne, nº 88, juin 2011, p. 7-14 (publication du Centre d'études argonnais) http://centretudargonnais.org/HorizonArgonne88.pdf

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]