Classe Los Angeles

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Classe Los Angeles
Image illustrative de l'article Classe Los Angeles
Le USS Los Angeles (SSN-688).
Caractéristiques techniques
Type Sous-marins nucléaires d'attaque
Longueur 110 m
Maître-bau 9,75 m
Tirant d’eau 11 m
Déplacement 6 080 t (surface)
6 927 t (plongée)
Propulsion 1 réacteur à eau pressurisée S6G
Puissance 30 000 ch / 25 742 kW
Vitesse 32 nœuds en plongée
Profondeur > 450 m
Caractéristiques militaires
Armement 4 tubes de 533 mm (26 torpilles Mk 48, missiles anti-navire Sub Harpoon, de croisière Tomahawk ou mines
12 tubes de lancement verticaux CLS Mk 45 pour Tomahawks à partir du SSN 719
Autres caractéristiques
Électronique Radar de veille surface
sonar multifonctions
sonar passif
1 groupement microphone
détecteur radar
Équipage 127 hommes
Histoire
Constructeurs Newport News Shipbuilding Co.
General Dynamics Electric Boat Division
A servi dans Pavillon de l'United States Navy United States Navy
Commanditaire Congrès des États-Unis
Date début commande 8 janvier 1971
Période de
construction
1972 - 1996
Période de service 1976 - actuel
Navires construits 62
Navires en activité 42
Navires désarmés 20
Précédent Classe Sturgeon Classe Seawolf Suivant

La classe Los Angeles est une classe de sous-marins nucléaires de l'United States Navy qui ont été construits entre 1976 et 1995. Cette classe a été construite en soixante-deux bâtiments allant du SSN 688 Los Angeles au SSN 773 Cheyenne, ce qui en fait la plus longue série de sous-marins nucléaires d'attaque. Ces sous-marins de type : SNA (sous-marin nucléaire d'attaque) (SSN en anglais) sont munis, depuis 1984, de 12 tubes à lancement verticaux (VLS, Vertical Launch System) pour les missiles Tomahawk montés entre le sonar avant et le caisson principal.

Les sous-classes[modifier | modifier le code]

Il y a trois générations des sous-marins de cette classe.

  1. La première génération ou flight I possède les caractéristiques de base.
  2. La seconde génération ou flight II est munie des 12 tubes verticaux de lancement pour les missiles Tomahawk. Le réacteur nucléaire S6G est amélioré et ne nécessite plus d'être réapprovisionné en combustible.
  3. La dernière génération désignée par le nom "688I" avec un I pour "Improved" est plus silencieuse et dispose du sonar BSY-1 et de sa suite de combat. Plus lourds, les 688I déplacent 6 330 tonnes en surface et 7 177 tonnes en plongée.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le USS Chicago (SSN-721) en Malaisie.

Leur réacteur S6G a vu sa masse passer de 600 à 800 tonnes dans le but de fournir une vitesse en immersion de 35 nœuds voulue par l'amiral Hyman Rickover, avec une discrétion acoustique maximale. Sa taille considérable imposa toute une série de compromis, ces bateaux ont une habitabilité très moyenne et une immersion opérationnelle de 300 mètres, inférieure de 25 % à leurs prédécesseurs de la classe Sturgeon[1].

Leur coque est construite dans un acier spécial à haute limite élastique HY 80 (sauf pour les SNN 753 et 754 qui ont été construits en HY 100), étrave en CVR (Composite Verre-Résine). Ils ont été dotés d'un revêtement anéchoïque.

Depuis 1996 (date du lancement du dernier Los Angeles), la Navy a un nouveau projet nommé Virginia. Le premier sous-marin de la classe Virginia, l'USS Virginia (SSN-774) est opérationnel depuis 2006. Les sous-marins de cette classe seront appelés à remplacer ceux de la classe Los Angeles et compléter les 3 classe Seawolf.

Sur les 62 bâtiments, 48 étaient encore en service au 1er janvier 2006 et 42 au 1er avril 2012[2].

Liste des Los Angeles[modifier | modifier le code]

Accidents[modifier | modifier le code]

L'USS San Francisco (SSN-711) après sa collision (28 janvier 2005).
Des plongeurs inspectent l'épave du Ehime Maru (5 novembre 2001).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tom Clancy, "Sous-marin, visite d'un monde mystérieux les sous marins nucléaires", Albin Michel, 1995, p. 61 à 65
  2. (en) « Ship Battle Forces », Nvr.navy.mil (consulté en 2012-03-27)
  3. a, b et c (fr) Gilles Corlobé, « Selon l’US Navy, la vitesse du pétrolier a aspiré le sous-marin vers la surface », sur corlobe.tk, Le portail des sous-marins,‎ (consulté le )
  4. (fr) Gilles Corlobé, « L’équipage du San Francisco était faible en navigation, selon un rapport de la Navy », sur corlobe.tk, Le portail des sous-marins,‎ (consulté le )
  5. (en) « No Injuries as U.S. Submarine and Merchant Vessel Collide », sur navy.mil, US Navy,‎ (consulté le )
  6. (en)Andrew Scutro, « Hormuz collision has sub, amphib out of action », Navy Times,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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