Tom Clancy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Clancy.

Tom Clancy

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Séance de dédicaces au Boston College (nov. 1989).

Nom de naissance Thomas Leo Clancy Jr
Activités écrivain
Naissance 12 avril 1947
Baltimore (MD, États-Unis)
Décès 1er octobre 2013 (à 66 ans)
Baltimore (MD, États-Unis)
Langue d'écriture anglais
Genres Roman d'espionnage
Techno-thriller
Thriller politique

Œuvres principales

Thomas Leo Clancy Jr, dit Tom Clancy, né à Baltimore dans le Maryland (États-Unis) le 12 avril 1947 et mort le 1er octobre 2013 dans la même ville, est un romancier américain.

Ses romans d'espionnage, du genre techno-thriller ou thriller politique, sont technologiquement très documentés, et tournent autour du milieu du renseignement américain, plus précisément la CIA (à l'exception de Tempête rouge) sur fond de guerre froide ou de terrorisme.

Il a connu un regain de popularité après les attentats du 11 septembre 2001, non seulement pour sa description préalable, très vraisemblable, d'un attentat terroriste, dans Dette d'honneur (1994) et Sur ordre (1996), mais également grâce au scénario du jeu Tom Clancy's Ghost Recon sorti en 2001, où il prévoit un affrontement armé de la Géorgie, aidée par les États-Unis, contre la Russie en 2008.

Biographie[modifier | modifier le code]

C'est le 12 avril 1947 à Baltimore, au Franklin Square Hospital que naquit Thomas Leo Clancy Jr. Après des études d'anglais au Loyola College achevées en 1969, il devient courtier en assurance, bien qu'intéressé depuis son plus jeune âge par l'armée. C'est donc cette passion qui l'amène à vouloir intégrer l'US Army, mais à son grand regret, il ne peut participer à la guerre du Viêt Nam, sa vue étant jugée trop mauvaise.

Sa passion pour la vie militaire le pousse à écrire un livre, durant ses heures de loisirs, inspiré de l'histoire vraie de l'équipage d'une frégate soviétique, le Storojevoï. Octobre Rouge est né. Paru en 1984 le roman remporte un succès immédiat : il est tellement documenté et plausible qu'il est édité par l'Académie navale d'Annapolis. Ce premier livre lui vaut les honneurs du président américain Ronald Reagan qui dit de son œuvre « c'est le roman parfait ! » (Sur ordre est dédié « à Ronald Wilson Reagan, quarantième Président des États-Unis, l'homme qui a gagné la guerre », faisant allusion à la Guerre froide).

C'est ainsi que débute la carrière littéraire de Tom Clancy qui publie deux ans après Tempête rouge, un roman relatant une guerre hypothétique entre l'Union soviétique et l'OTAN à la suite d'un manque cruel d'énergie fossile en URSS. Suivent de nombreux romans qui complètent la série des Jack Ryan, où l'on peut suivre l'ascension d'un professeur d'histoire navale qui accède au poste tant convoité de Président des États-Unis. Mais le maître du nouveau genre qu'est le techno-thriller ne s'arrête pas là et entame plusieurs séries telles que Net Force, avec l'aide de Steve Pieczenik, où l'on découvre une agence créée par le gouvernement américain qui a pour but de faire régner l'ordre sur Internet, ou encore la série Op Center, où, là encore, nous pouvons suivre les aventures du chef d'une agence gouvernementale secrète chargée de gérer les crises terroristes.

Tom Clancy fait de chacun de ses livres un best-seller[réf. souhaitée]. Il est également cofondateur de la société de jeux vidéo Red Storm Entertainment (créateur de Splinter Cell, Rainbow Six ...) revendue depuis à la société française Ubisoft. Il est aussi propriétaire d'une équipe de baseball (Baltimore Orioles) et a tenté de racheter une équipe de football américain (Vikings du Minnesota) avant de se raviser à cause de son divorce[1].

Il meurt le 1er octobre 2013, dans un hôpital de Baltimore[2],[3],[4], sa ville natale. La cause de sa mort n'a pas été divulguée.

La parution de son 17e roman, Command authority, est alors faite à titre posthume pour décembre 2013 aux éditions Putnam's Sons, du groupe Penguin[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Tempête rouge (Red Storm Rising, 1986) Albin Michel (1987) / Le Livre de Poche Thriller n° 7559 (1990) (en collaboration avec Larry Bond)
  • Code SSN (SSN, 1996). L'Archipel (1999) / Le Livre de Poche Thriller n° 17138 (2000)
Série Jack Ryan ("Ryanverse")

Le 1er no  correspond à l'ordre de publication aux États-Unis, le 2e, à l'ordre chronologique de la vie du personnage.

  1. (4) Octobre Rouge (The Hunt For Red October, 1984). Albin Michel (1986) / Livre de Poche Thriller n° 7547 (1989). Trad. revue sous le titre À la poursuite d'Octobre Rouge, Albin Michel (1990)
  2. (2) Jeux de guerre (Patriot Games, 1987). Albin Michel (1988) / Le Livre de Poche Thriller n° 7575 (1991)
  3. (5) Le Cardinal du Kremlin (The Cardinal of the Kremlin, 1988). Albin Michel (1989) / Le Livre de Poche Thriller n° 7586 (1992)
  4. (6) Danger immédiat (Clear and Present Danger, 1989). Albin Michel (1990) / Le Livre de Poche Thriller n° 7597 (1993)
  5. (7) La somme de toutes les peurs (The Sum of All Fears, 1991). Albin Michel (1991, 2 vol.) / La Somme de toutes les peurs Le Livre de Poche Thriller n° 7623 (2003, vol. 1)
  6. (1) Sans aucun remords (Without Remorse, 1993). Albin Michel (1994, 2 vol.) / Le Livre de Poche Thriller n° 7682 (1996)
  7. (8) Dette d'honneur (Debt of Honor, 1994). Albin Michel (1995, 2 vol.) / Le Livre de Poche Thriller n° 17015 et 17016 (1997)
  8. (9) Sur ordre (Executive Orders, 1996). Albin Michel (1997, 2 vol.) / Le Livre de Poche Thriller n° 17066 et 17067 (1999)
  9. (10) Rainbow Six (Rainbow Six, 1998). Albin Michel (1999, 2 vol.) / Le Livre de Poche Thriller n° 17185 et 17186 (2001)
  10. (11) L'Ours et le Dragon (The Bear and The Dragon, 2000) Albin Michel (2001, 2 vol.) / Le Livre de Poche Thriller n° 17224 et 17285 (2003)
  11. (3) Red Rabbit (Red Rabbit, 2002). Albin Michel (2003, 2 vol.)
  12. (12) Les Dents du tigre (The Teeth of The Tiger, 2003). Albin Michel (2004)
  13. (13) Mort ou vif (Dead or Alive, avec Grant Blackwood. 2010[5]). Albin Michel (2011, 2 vol.)[6]
  14. (14) Sur tous les fronts (Against All Ennemies, 2010), avec Peter Telep. Albin Michel (2014, 2 vol)
  15. (15) Ligne de mire (Locked On, 2011), avec Mark Greaney. Albin Michel (2012, 2 vol)
  16. (16) Cyber-menace (Threat Vector, 2012), Albin Michel (2013)
  17. (17) … (Command authority, Putnam's Sons, du groupe Penguin[2], décembre 2013 [posthume])

Dans Sans aucun remords, Jack fait une apparition très courte et sans importance pour l'intrigue, alors que son père joue un rôle important. Dans Rainbow Six Jack est mentionné, mais sans que son nom soit employé. Dans Les dents du Tigre C'est son fils Jack Jr qui tient la vedette, si son père est mentionné à plusieurs reprises, il n'a pas d'influence directe sur l'action[7]. Il est à noter que pour des raisons éditoriales, Albin Michel a interverti la parution de Ligne de mire (Locked On) et de Sur tous les fronts (Against All Enemies). Ce dernier roman introduit un nouveau héros, Max Moore. Ryan et ses compagnons n'y apparaissent pas et seule, in fine, une brève apparition de Dominic Caruso (personnage récurrent de la série et cousin de Jack Ryan Jr) permet de raccorder l'ouvrage au Ryanverse.

Documentaires[modifier | modifier le code]

Documentaires sur les forces américaines[modifier | modifier le code]

  • 1993 : Sous-marins. Visite d'un monde mystérieux : les sous-marins nucléaires (Submarine)
  • 1994 : Armored Cav. A guided tour of an Armored Cavalry Wing (non traduit en français)
  • 1995 : Avions de combat. Visite guidée au cœur de l'US Air Force (Fighter Wing)
  • 1996 : Les Marines. Visite guidée au cœur d'une unité d'élite (Marine)
  • 1997 : Airborne. A guided tour of an Airborne Task Force (non traduit en français)
  • 1999 : Les porte-avions. Visite guidée d'un géant des mers (Carrier)
  • 2001 : Les Forces Spéciales. Visite guidée d'un corps d'élite (Special Forces)

Autres documentaires[modifier | modifier le code]

(tous non traduits en français)

  • 1997 : Into the Storm (en collaboration avec le général en retraite Fred Franks)
  • 1999 : Every Man a Tiger (en collaboration avec le général en retraite Chuck Horner)
  • 2002 : Shadow Warriors (en collaboration avec le général en retraite Carl Stiner)
  • 2004 : Battle Ready (en collaboration avec le général en retraite Anthony Zinni)
  • 2005 : Purple Heart

Séries[modifier | modifier le code]

Op Center (Tom Clancy's Op Center)[modifier | modifier le code]

Net Force (Tom Clancy's Net Force), de Steve Pieczenik[modifier | modifier le code]

  • 1998 : Net Force (Net Force)
  • 1999 : Net Force 2 Programmes fantômes (Hidden Agendas)
  • 1999 : Net Force 3 Attaques de nuit (Night Moves)
  • 1999 : Net Force 4 Point de rupture (Breaking Point)
  • 2001 : Net Force 5 Point d'impact (Point of Impact)
  • 2001 : Net Force 6 Cybernation (Cybernation)
  • 2003 : Net Force 7 Cyberpirates (State of War)
  • 2003 : Net Force 8 La Relève (Changing of the Guard)
  • 2004 : ? (Springboard)
  • 2006 : ? (The Archimides Effect)

Net Force Explorers (Tom Clancy's Net Force Explorers), de Steve Pieczenik[modifier | modifier le code]

  • 1999 : Net Force : Un jeu très meurtrier (The Deadliest Game)
  • 1999 : Net Force : Vandales virtuels (Virtual Vandals)
  • 1999 : Net Force  : Échappée dans l'extrême (The Ultimate Escape)
  • 1999 : Net Force : Le jeu du solitaire (One is the Loneliest Number)
  • 1999 : Net Force : La grande course (The Great Race)
  • 1999 : Net Force : End game (End Game)
  • 1999 : Net Force : Cyber spy (Cyberspy)
  • 2000 : Net Force : Dans l'ombre de l'honneur (Shadow of Honor)
  • 2000 : ? (Private Lives)
  • 2000 : ? (Safe House)
  • 2000 : ? (Gameprey)
  • 2000 : ? (Duel Identity)
  • 2000 : ? (Deathworld)
  • 2001 : ? (High Wire)
  • 2001 : ? (Cold Case)
  • 2001 : ? (Runaway)
  • 2003 : ? (Cloak and Dagger)
  • 2003 : ? (Death Match)

Power Games (Tom Clancy's Power Plays), de Martin Greenberg et/ou Jerome Preisler[modifier | modifier le code]

  • 1997 : Power games 1 Politika (Tom Clancy's Power Plays 01: Politika), de Martin Greenberg
  • 1998 : Power games 2 Ruthless.com (Tom Clancy's Power Plays 02: Ruthless.com), de Martin Greenberg
  • 1999 : Power games 3 Ronde furtive (Tom Clancy's Power Plays 03: Shadow Watch), de Martin Greenberg
  • 2000 : Power games 4 Frappe biologique (Tom Clancy's Power Plays 04: Bio-Strike), de Jerome Preisler
  • 2001 : Power games 5 Guerre froide (Tom Clancy's Power Plays 05: Cold War), de Jerome Preisler
  • 2002 : Power games 6 Sur le fil du rasoir (Tom Clancy's Power Plays 06: Cutting Edge), de Jerome Preisler
  • 2003 : Power games 7 L'heure de vérité (Tom Clancy's Power Plays 07: Zero Hour), de Jerome Preisler et Martin Greenberg
  • 2004 : ? (Tom Clancy's Power Plays 08: Wild Card), de Jerome Preisler

Splinter Cell (Tom Clancy's Splinter Cell), de Raymond Benson (alias David Michaels)[modifier | modifier le code]

  • 2004 : Splinter Cell : Cellule dissidente (Tom Clancy's Splinter Cell)
  • 2005 : Splinter Cell : Opération Barraccuda (Tom Clancy's Splinter Cell : Operation Barracuda)
  • 2006 : Splinter Cell : Echec et Mat (Tom Clancy's Splinter Cell: Checkmate)
  • 2007 : Splinter Cell : Impact (Tom Clancy's Splinter Cell: Fallout)
  • 2009 : Splinter Cell : Conviction (Tom Clancy's Splinter Cell: Conviction)
  • 2012 : Splinter Cell : Blacklist (Tom Clancy's Splinter Cell : Blacklist)

Ghost Recon (Tom Clancy's Ghost recon), de Raymond Benson (alias David Michaels)[modifier | modifier le code]

  • 2012 : Ghost Recon (Tom Clancy's Ghost recon)

Films inspirés de ses romans[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Tom Clancy est également connu dans le monde du jeu vidéo de par sa participation à l'élaboration de divers scénarios pour des jeux comme Hawx, SSN, Splinter Cell, EndWar, Ghost Recon ou la série des Rainbow Six réalisé par le studio Red Storm Entertainment et commercialisés par Ubisoft qui a acquis Red Storm depuis. Ubisoft a présenté à l'E3 2014 un autre jeu scénarisé par Tom Clancy : Tom Clancy's The Division, un MMO-TPS prévu sur consoles et sur PC.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]