Christian Wirth (SS)

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Christian Wirth (SS)

Christian Wirth (24 novembre 1885 - 26 mai 1944) était un officier nazi de la SS (Obersturmführer), connu pour son implication dans l'Aktion Reinhardt et sa proximité avec Odilo Globocnik. Il fut exécuté en mai 1944 par des Résistants.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sous-officier pendant la Première Guerre mondiale, il combat sur le front de l'ouest. Il s'inscrit en 1931 au parti nazi et entre à l'arrivée au pouvoir de Hitler dans la police d'ordre du Wurtemberg. Puis il dirige d'une main de fer la police criminelle (kripo) de Stuttgart où il obtient les aveux de suspects par l'usage de la violence. Fin 1939 ayant rejoint l'opération T4, il officie à l'institut d'euthanasie situé dans le château de Grafeneck. Puis il est nommé directeur administratif de l'institut d'euthanasie de Brandebourg-sur-la-Havel où il prend l'initiative de camoufler la chambre à gaz en salle de douches.

Courant 1940 les tout premiers Juifs déclarés infirmes mentaux, y sont transférés et gazés. Son efficacité et son expérience lui valent d'être nommé inspecteur général de tous les instituts d'euthanasie. Fin décembre 1941 Viktor Brack l’envoie à Lublin dans le Gouvernement général pour se placer sous les ordres du SS brigadeführer Odilo Globocnik qui le nomme commandant (lagerkommandant) du camp d'extermination de Belzec[1]. Il décide de ne pas utiliser le Zyklon B comme moyen de mise à mort, jugé d'approvisionnement aléatoire, pour retenir un procédé autonome l'oxyde de carbone produit par un moteur de tank russe[2]. Début août 1942 Odilo Globocnik le nomme inspecteur général des camps d'extermination de l'opération Reinhardt (Belzec, Sobibor, Treblinka)[3] où périront plus de 1 500 000 Juifs de 1942 à 1943[4]. En octobre 1943 l'opération Reinhardt étant terminée, les camps furent démantelés jusqu'à ce qu'aucune trace ne subsiste. Christian Wirth et ses hommes furent envoyés en Istrie comme unité combattante contre les partisans. Au printemps 1944 il est abattu d'une balle dans le dos dans des conditions non éclaircies[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eugen Kogon, Hermann Langbein, les chambres à gaz secret d'état, Points Histoire, éd.du Seuil 1984, p.140
  2. Eugen Kogon, op.cit. p.140
  3. Eugen Kogon, op.cit.p.137
  4. Raul Hilberg, la destruction des Juifs d'Europe, Folio vol.II Gallimard 1985 p.1045
  5. on ne sait s'il fut tué par les partisans ou par des Allemands, in Raul Hilberg, op. cit. p.847

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]