Charles Parrocel

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Charles Parrocel

Description de cette image, également commentée ci-après

Pastel de Maurice Quentin de La Tour (Saint-Quentin, musée Lécuyer).

Naissance 6 mai 1688
Paris
Décès 24 mai 1752
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Graveur et peintre
Maîtres Parrocel, La Fosse, Boullogne
Élèves La Rue, Lenfant.

Charles Parrocel, né le 6 mai 1688 à Paris où il est mort le 24 mai 1752, est un graveur et peintre de batailles français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une lignée de peintres, il est le fils cadet de Joseph Parrocel, il fut son élève avant de passer, à la mort de ce dernier, sous celui de son parrain La Fosse, puis Bon Boullogne.

Arbre généalogique de la famille Parrocel : voir Parrocel.

Entraîné par le goût des aventures, il se serait, dit-on, engagé, à l’âge de dix-sept ans, dans la cavalerie, où il aurait servi de 1705 à 1706. Ce fait est contesté mais il est cependant certain qu’un goût naturel poussait irrésistiblement le jeune Parrocel vers la peinture des camps et des batailles. Sa mère l’ayant dégagé du service, il reprit ses pinceaux et partit, en 1712, pour l’Italie. Peu de temps après son arrivée à Rome, il est, après avoir envoyé à Paris son Moïse sauvé des eaux, nommé pensionnaire du roi à l’Académie de France.

Parrocel parcourt l’Italie, poussant même jusqu’à Malte, et revient étudier les peintures de l’école vénitienne pour lesquelles il éprouvait une vive prédilection. De retour en France en 1721, il entre à l’Académie royale sur présentation d’un Combat de cavalerie et d’infanterie et, aussitôt après, il est chargé de représenter sur une vaste toile L’Entrée aux Tuileries de l’Ambassadeur turc et, comme pendant, son départ, La Sortie de l’Ambassadeur, tableaux destinés à être reproduits en tapisserie.

Après la mort de Rigaud, le roi lui accorda la moitié de la pension qu’il faisait à cet artiste. Il suivit Louis XV pendant les campagnes de 1744 à 1745 et assista à la bataille de Fontenoy qu’il peignit ; La Bataille de Fontenoy est un de ses ouvrages les plus importants. Il devait exécuter pour la galerie du château de Choisy une suite des actions auxquelles avait assisté le Roi pendant ses campagnes, mais la paralysie l’empêcha de terminer La Bataille de Lawfelt qui lui avait été commandée pour le Roi. Il ne reste de ce grand travail que des esquisses et des cartons coloriés qui furent exposés au Salon de 1746.

Parrocel, qui jouissait d’un appartement à l’hôtel des Gobelins, où il participa très certainement à l’exécution des modèles fournis aux tapissiers, avait les titres de peintre ordinaire des conquêtes du Roi et de pensionnaire de Sa Majesté. Il avait été nommé conseiller de l’Académie royale en 1735, en remplacement de Joseph Vivien, adjoint à professeur le 31 janvier 1744 et professeur le 30 décembre 1746.

Il légua à l’Académie un grand dessin qu’il avait fait pour la ville de Paris de la Marche pour la publication de la paix en 1752. Il exposa aux salons de 1737, 1738, 1745 et 1746. Malgré sa grande facilité, il fit peu de tableaux, mais on lui doit un grand nombre de dessins.

Quoique Charles Parrocel ait traité les mêmes sujets que son père, leurs ouvrages ne peuvent se confondre car ceux du fils sont généralement d’une couleur plus fraîche et plus brillante. Ses tableaux ont aussi moins souffert que ceux de son père dont les ombres, ainsi qu’un certain bleu qu’il employait, ont beaucoup noirci.

Il a eu comme élèves Philibert-Benoît de La Rue et Pierre Lenfant.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Mehemet Effendi, ambassadeur turc, arrive aux Tuileries, 21 mars 1721
  • Bataille de Lawfeld, 2 juillet 1747, Versailles, musée national du château et des Trianons
  • Combat de cavalerie, Versailles, musée national du château et des Trianons
  • Entrée de Louis XV a Mons, 30 mai 1747, Versailles, musée national du château et des Trianons
  • Épisode de la campagne des Flandres, Rouen, musée des beaux-arts
  • Halte de grenadiers à cheval de la maison du roi, Paris, musée du Louvre, département des Peintures
  • Mehmet Effendi, ambassadeur turc, arrive aux Tuileries, 21 mars 1721, Versailles, musée national du château et des Trianons
  • Scène de bataille, Beauvais, musée départemental de l'Oise
  • Scène de la vie militaire sous Louis XV : garde française et hussards près d'un camp, Versailles, musée national du château et des Trianons, aile sud des ministres
  • Siège d'Audenarde, juillet 1745, Paris, musée du Louvre, département des Peintures

Dessins[modifier | modifier le code]

Airs relevés. Planche de Parrocel de l' École de cavalerie, François Robichon de La Guérinière (ed.1733)
  • Affrontement de cavaliers, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Bataille, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Captifs et captives emmenés par des ottomans, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Carrosses et cavaliers sur une large route, devant une auberge, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Cavalier cabré en arrière d'une colonne, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Cavalier chargeant, Beauvais, musée départemental de l'Oise
  • Cavalier en selle tenant une épée de la main droite, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Cavalier sur un cheval piaffant ou caracolant, Bayonne, musée Bonnat
  • Cavaliers défilant devant un portail, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Cavaliers en armes devant une ville, Lyon, musée des arts décoratifs
  • Cavaliers vus de profil, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Charge de cavaliers, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Chasse au faucon, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Choc de cavalerie, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Cinq Personnages et un chien, Lyon, musée des arts décoratifs
  • Combat de cavaliers, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Combat de cavaliers, au premier plan à droite, un homme allongé..., Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Combat de cavaliers avec à gauche une pièce d'artillerie, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Combat de cavaliers dans un paysage montagneux, à gauche un temple..., Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Combat de cavaliers et de fantassins, avec à droite une pièce d'artillerie, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Combats de cavaliers et de fantassins, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Combats de cavaliers, choc de cavalerie, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Des anges mettant une armée en déroute, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Des captifs emmenés par des soldats victorieux, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Étude de mains, Rennes, musée des beaux-arts
  • Études de buste et de mains, Rennes, musée des beaux-arts
  • Familles de bergers et d'agriculteurs réunis autour d'un feu..., Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Fantassins, cavaliers dont une cantinière en déplacement, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Halte de chasse, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Halte de soldats sous une voûte. Certains attablés et d'autres jouant..., Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • La Bataille de Leuze ou scène de combat, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • La Marche pour la publication de la paix, Paris, musée Carnavalet
  • Le Prévôt des marchands et les échevins de la Ville de Paris, ..., Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Les noces de Cana, Bayonne, musée Bonnat
  • Mort du chevalier Bayard, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Rassemblement de cavaliers dans un vaste paysage, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Résurrection de la fille de Jaïre, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Scène de bataille, Lyon, musée des arts décoratifs

Références[modifier | modifier le code]

  • Emmanuelle Brugerolles (sous la direction de), Une Dynastie de peintres, les Parrocel, « Carnets d'études 9 », Ed. Beaux-arts de Paris les éditions, (ISBN 978-2840562450).

Sources[modifier | modifier le code]

  • Société de l’histoire de l’art français, Archives de l'art français, Paris, Charavay, 1884, p. 143.
  • Ferdinand Hoefer, Nouvelle Biographie générale, t. 32, Paris, Firmin-Didot, 1862, p. 246-7.
  • André Alauzen et Laurent Noet, Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marseille, Jeanne Laffitte,‎ 2006, 473 p. (ISBN 9782862764412), p. 346

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