Chalazion

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Chalazion
Classification et ressources externes
ChalazionR.jpg
Chalazion de la paupière supérieure
CIM-10 H00.1
CIM-9 373.2
DiseasesDB 6009
MedlinePlus 001006
eMedicine emerg/94  oph/243
MeSH D017043
Wikipédia ne donne pas de conseils médicaux Mise en garde médicale
Un début d'infection du type chalazion. Dans un stade plus avancé, un chalazion forme une boule localisée qui déborde de la paupière.

Le chalazion (du grec χάλαζα, « chalaze », « grêlon »[1]), ou hordéole interne, se définit par l'inflammation et l'enkystement d'une ou plusieurs glandes de Meibomius au niveau de la paupière. Le chalazion forme une petite boule de consistance ferme située sous la peau et pouvant être douloureuse. Il se forme lorsque le petit canal qui draine une glande de Meibomius se bouche.

Chalazions chroniques[modifier | modifier le code]

Il peut arriver que les chalazions deviennent chroniques. Ils peuvent être la conséquence d'une blépharite due à un manque d'hygiène oculaire. On peut conseiller un nettoyage quotidien de la paupière et des cils avec un gel nettoyant et un graissage de l'œil avec du liquide graissant.

Dans de très rares cas, il est possible que les chalazions chroniques masquent un carcinome.

Peu de médecins parviennent à identifier l'origine du chalazion, car celle-ci est assez floue.

On soupçonne parfois l'allergie, ou bien la pollution atmosphérique (en région parisienne en France par exemple) d'être à l'origine de l'irritation oculaire.

D'autres suspectent un acarien, le Demodex folliculorum, parasite des glandes sébacées et des follicules pileux, d'en être à l'origine (un prélèvement de cil et une analyse peuvent en révéler la présence). La recherche s'intéresse aussi au lien entre D. folliculorum et rosacée, qui semble aussi provoquer des dysfonctionnements oculaires.

Certains pensent aussi que le chalazion de l'oeil est provoqué par la sécheresse oculaire.

Traitements[modifier | modifier le code]

Traitement à domicile possible[modifier | modifier le code]

Tout d'abord il est très important de traiter le chalazion le plus tôt possible, avant qu'il ne s'enkyste.

La chaleur semble être la meilleure méthode pour guérir les chalazions[réf. nécessaire]. Appliquer des compresses chaudes, pendant 15 à 20 minutes matin et soir, pour permettre de liquéfier le contenu des glandes bloquées. Une petite pointe jaune de liquide cherchant à sortir devrait apparaître sur le bord de la paupière. Ensuite il faut masser la paupière afin de faire sortir ce liquide. En l'absence de compresse, il est possible de mettre un gant de toilette humide 30 secondes au micro-onde et de l'appliquer sur la paupière pendant une minute, puis de masser.

Pour éviter que le chalazion réapparaisse, il est important de changer régulièrement les draps du lit, ou au moins la taie d'oreiller, et de se laver les mains plusieurs fois par jour. Une hygiène rigoureuse et constante permet souvent de régler le problème. Il est possible pour prévenir les infections d'avoir une hygiène quotidienne particulière. Certains ophtalmologistes conseillent le nettoyage quotidien de la paupière et des cils matin et soir.

Prescription médicale[modifier | modifier le code]

La prescription classique du médecin comprend des pommades ou des collyres ophtalmiques[2],[3] à visée anti-inflammatoire. Aucune antibiothérapie n'est recommandée[4].

Intervention chirurgicale[modifier | modifier le code]

Les manipulations à domicile peuvent se révéler infructueuses, et l'ophtalmologiste peut décider d'inciser la paupière pour extraire la glande subissant l'inflammation[3],[5], dans un service ambulatoire.

En effet, pris trop tard, le chalazion s'enkyste (voir kyste) et devient impossible à drainer manuellement.

Pour des questions d'esthétique, cette incision a le plus souvent lieu à l'intérieur de la paupière.

L'incision doit être effectuée dans le sens du canal obstrué, de façon que le chirurgien ne coupe pas d'autres canaux, ce qui aurait pour effet de créer d'autres chalazions.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chalaze, définition du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  2. Spalton, Hitchings et Hunter 1996, p. 96.
  3. a et b Gualino 2009, p. 129-130, 133.
  4. Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, Collyres et autres topiques antibiotiques dans les infections oculaires superficielles,‎ , 6 p. (lire en ligne [PDF]), p. 6
  5. (en) Lindsley K, Nichols JJ, Dickersin K, « Interventions for acute internal hordeolum », Cochrane Database Syst Rev, no 4,‎ , CD007742. (PMID 23633345, PMCID PMC4261920, DOI 10.1002/14651858.CD007742.pub3, lire en ligne [html]) modifier

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • David J Spalton, Roger A Hitchings et Paul A Hunter, Atlas d'ophtalmologie clinique, Bruxelles, De Boeck université,‎ , 560 p. (OCLC 35920752, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Vincent Gualino, Ophtalmologie, Bruxelles, Paris, De Boeck Supérieur - Estem, coll. « collmed »,‎ , 204 p. (OCLC 494650651, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]