Métal urbain

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Métal urbain

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Métal urbain en 2006 en concert au Trianon de Lion-sur-Mer

Informations générales
Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical Punk
Années actives 1976-1980
1984-1987
2003-? (en hiatus)
Labels Rough Trade
Seventeen
Site officiel http://www.metalurbain.com
Composition du groupe
Membres Éric Débris
Hermann Schwartz
Vott
Jérôme Solo
Anciens membres Clode Panik
Pat Lüger
Charlie H
Rikky Darling
Zip Zinc

Métal urbain est l'un des tous premiers groupes de musique punk français, formé en 1976 à Paris.

Le groupe était à ses débuts très influencé d'une part par la scène proto-punk américaine (notamment The Stooges) et d'autre part par la première scène punk britannique (The Sex Pistols, The Clash). Métal urbain a cependant réussi à se faire un nom parmi le florilège de jeunes formations punks par une approche électronique, apparentée à celle du groupe américain Suicide.

Cette originalité a fait connaître Métal urbain bien au-delà des frontières de la France, où le groupe n'a jamais réussi à percer. À l'inverse, il a acquis une certaine notoriété au sein des scènes alternatives anglaise et américaine, et ce malgré des textes en français. Malgré un cuisant échec commercial en France, Métal urbain a été une influence essentielle dans le développement de la scène punk française des années 1980 : cette influence est visible chez des groupes français tels que Bérurier Noir ou encore Ludwig von 88, qui utiliseront abondamment les boîtes à rythmes et autres percussions électroniques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le groupe est fondé en 1976 et donne son premier concert le 10 décembre 1976. Éric Débris, Ricky Darling et Zip-Zinc fondent alors un premier groupe avant Métal urbain, un groupe qui ne dure que le temps de deux répétitions et portait le nom de « De Sade »[1]. Au début sans chanteur, le groupe va recruter Clode Panik au micro juste parce qu'il est leur pote et a une dégaine qui leur convient[2]. Le groupe fait son premier concert dans la salle du Golf-Drouot et ils n'ont alors que cinq chansons de prévues : No Fun, Snuff movie, Métal urbain, Lady Coca-Cola et enfin une reprise en français de Anarchy in the U.K. des Sex Pistols[3]. Le concert est alors interrompu au bout de trois chansons suite à une bagarre entre les différents groupes du public : d'un côté les habitués du Golf-Drouot, venus écouter de la musique calme, de l'autre les amis du groupe, dont des membres de Asphalt Jungle[4],[5].

Juste avant l'enregistrement de leur premier 45 tours, le guitariste Ricky Darling quitte Métal urbain pour se consacrer uniquement à son autre groupe, Asphalt Jungle. Il est alors remplacé par Hermann Schwartz et Pat Lüger.

Tranchant par un son explosif, une image radicale et ses textes volontairement très subversifs, le groupe sort quelques singles et un album, rencontrant un accueil enthousiaste en Angleterre, notamment chez John Peel et auprès du label Rough Trade. En France, Métal urbain a du mal à dépasser la frange des premiers fans du punk-rock, mouvement underground dont la vitalité est méprisée par les médias français (même par les médias rock). Cela conduit à la séparation du groupe, au tout début des années 1980, certains membres tentant de se consacrer alors à une reformation du groupe sous divers autres noms (« Les Métal Boys », « Doctor Mix & The Remix »), sans toutefois y parvenir. Les albums et singles produits par ces deux autres entités musicales sont souvent considérés par erreur comme des albums à part entière de Métal urbain. Certains morceaux sont même attribués aléatoirement à l'une ou l'autre entité musicale en fonction des compilations.

Les titres phares du groupe sont Panik, Paris Maquis, Hystérie Connective et Crève salope (Ce dernier titre étant écrit en réponse à Philippe Manœuvre, alors critique chez Rock & Folk, pour avoir descendu le groupe).

Métal urbain s'est reformé en 2003. Cette nouvelle formation comporte dans un premier temps Éric Débris, Hermann Schwartz et Charlie H (Départ de Charlie H en janvier 2004), rejoints par la suite par Vott et Jérôme Solo.

L'approche « électro punk » du groupe, très novatrice en son temps, en a fait une référence pour des groupes comme The Jesus and Mary Chain, Bérurier Noir (avec la boîte à rythmes), ou encore pour le producteur Steve Albini. Jello Biafra, connu notamment pour ses succès avec les Dead Kennedys, considère lui aussi Métal urbain comme un groupe majeur et novateur, pour lui comme pour d'autres groupes américains[6].

Après deux nouveaux albums sortis en 2006 et 2008, Métal Urbain cesse ses activités au début des années 2010, Eric Débris décidant de quitter la France pour s'installer au Texas, Aucun communiqué officiel sur une éventuelle séparation du groupe n'a cependant été diffusé.

Membres du groupe[modifier | modifier le code]

Membres actuels[modifier | modifier le code]

  • Éric Débris (Éric Daugu): chant, machines (depuis 1976)
  • Hermann Schwartz (Jean-Louis Boulanger)  : guitare (depuis 1977)
  • Vott : guitare (depuis 2003)
  • Jérôme Solo : machines (depuis 2004)

Anciens membres[modifier | modifier le code]

  • Rikky Darling (Éric Feidt): guitare (1976-1977 / 1984-1987)
  • Pat Lüger (Patrick Boulanger): guitare (1977-1980)
  • Zip Zinc (Jean-Pierre Zing): machines (1976-1977 / 1984-1987)
  • Charlie H (Charles Hurbier): machines (1979-1980 / 1984-1987 / 2003)
  • T.G. Parker (Guy Teixeira) : machines (2003)

Discographie[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

  • 1977 : Panik / Lady Coca Cola
  • 1977 : Paris Maquis / Clé De Contact
  • 1978 : Hystérie Connective / Pop Poubelle

Albums et compilations CD[modifier | modifier le code]

Métal urbain n'a jamais publié de véritable album studio avant l'année 2006. Les albums sortis avant cette date sont donc la plupart du temps des compilations de singles sortis précédemment.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dans Nyark nyark !, page 11.
  2. Dans Nyark nyark !, page 12.
  3. Dans Nyark nyark !, page 14.
  4. Dans Nyark nyark !, page 13.
  5. (en) Liste des concerts de Métal urbain sur http://metalurbain.com/.
  6. (en) « METAL URBAIN- PARIS MAQUIS 7″ (ROUGH TRADE, UK, 1977) », sur Good bad Music for bad, bad Times!

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arno Rudeboy, « Métal urbain », dans Nyark nyark ! : Fragments des scènes punk et rock alternatif en France, Zones, Folklore de la zone mondiale,‎ 2007 (ISBN 9782355220081, résumé, lire en ligne).
  • Christian Eudeline, Nos Années Punk, Éditions Denoël, coll. « X-Trême »,‎ 2002

Liens externes[modifier | modifier le code]