King Kong Théorie

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King Kong Théorie
Auteur Virginie Despentes
Genre Essai
Lieu de parution Drapeau de la France France
Éditeur Grasset
Date de parution 2006
Couverture Marie Meïer
Nombre de pages 160
ISBN 9782246686118

King Kong Théorie est un essai de Virginie Despentes, publié en 2006 chez Grasset. Le titre est une référence à la créature du film King Kong de Peter Jackson.

Résumé[modifier | modifier le code]

Dans cet essai où vécu et réflexion s'entremêlent, Virginie Despentes revient sur les problématiques inhérentes à ses œuvres et à sa trajectoire littéraire.

Expérience de la prostitution, du trauma lié au viol et exploration des milieux et pratiques pornographiques, le texte interroge de manière frontale la sexualité féminine et la définition originelle du féminin.

Présenté par son éditeur comme « un manifeste pour un nouveau féminisme », King Kong Théorie, à sa manière, esquisse à la fois un constat du féminin au présent et tente d'ouvrir le champ des possibles futurs.

Chapitres[modifier | modifier le code]

  1. Bad Lieutenantes
    Prologue.
  2. Je t'encule ou tu m'encules ?
    Ce qu'il reste de la révolution sexuelle au début du 21e siècle.
  3. Impossible de violer cette femme pleine de vices
    Chapitre consacré au viol.
  4. Coucher avec l'ennemi
    Chapitre consacré à la prostitution.
  5. Porno sorcières
    Chapitre consacré à la pornographie.
  6. King Kong Girl
    Épilogue.

Réception critique[modifier | modifier le code]

Sélection non exhaustive des réactions critiques très diversifiées suite à la publication de l'ouvrage[1]

  • « On aura saisi qu'il est inutile de chercher une cohérence intellectuelle à cet essai plein de gros mots. » Astrid de Larminat dans Le Figaro littéraire.
  • « Il aurait été étonnant qu’un livre aussi iconoclaste, aussi violemment dérangeant, ne suscite pas des réticences sur certains de ses aspects. Cela ne diminue pas la jubilation qu’on a à lire les pages féroces de ce livre qui réveille, enrage, dévaste, heurte, fait rire, rassure, effraie, désacralise, déconstruit et ouvre les yeux. Parce que le féminisme n’est pas une cause secondaire, "de luxe"... » Claire dans le journal d' Alternative libertaire.
  • « Despentes s'est mise en situation de se faire haïr par les philosophes autant que par les psys, et par les dames patronnesses autant que par les chiennes de garde. Le bonheur, quoi... » Pierre Marcelle dans Libération.
  • « On pourrait offrir aux lecteurs, aux lectrices, tout un florilège de phrases à méditer. » Josyane Savigneau dans Le Monde des livres.
  • « King Kong théorie n'est pas seulement un livre atterrant de bêtise, un monument d'incompétence, un espace où toute pensée se fige sur place, glacée jusqu'à l'ultime neurone par le degré zéro. De chaque ligne suinte en outre une haine féroce pour l'Autre. » Éric Naulleau dans Le Matricule des anges.

Commentaires[modifier | modifier le code]

  • L'illustration de couverture est signée Marie Meïer.
  • La publication de l'œuvre a très vite fait de Virginie Despentes la « papesse » du féminisme français contemporain — et telle était sans doute l'ambition du texte puisque présenté comme un manifeste féministe par son éditeur[2]. Pourtant, Virginie Despentes se détachera, dans une certaine mesure, de cette image en déclarant ne pas avoir mené de combat féministe et ne pas être, à proprement parler, militante. Elle se considère, en quelque sorte, du côté d'un « combat écrit », littéraire[3].

Éditions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. King Kong Théorie, Le Matricule des anges, no 79, janvier 2007.
  2. Virginie Despentes, King Kong Théorie, Paris, Grasset, 2006, quatrième de couverture.
  3. « Je n’ai pas vraiment mené un combat féministe, je ne suis pas très militante. Parce qu’écrire est trop prenant, et parce que j’ai encore beaucoup de mal avec les groupes. Moins je vois de gens et mieux je me porte. Donc ça ne va pas trop bien avec une activité politique. » Interview dans Le Matin