Chocó

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5° 42′ 00″ N 76° 40′ 00″ O / 5.7, -76.6667 ()

Chocó
Blason
Blason
Drapeau
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Colombie Colombie
Capitale Quibdó
Gouverneur Hugo Arley Tobar Otero
Démographie
Gentilé chocoano
Population 388 476 hab.[1] (2005)
Densité 8,3 hab./km2
Géographie
Superficie 4 653 000 ha = 46 530 km2
Localisation
Image illustrative de l'article Chocó

Chocó est un des 32 départements de la Colombie, localisé dans le nord-ouest du pays. Il est le seul département qui possède des côtes sur les deux océans, Atlantique et Pacifique. Il est également le seul département limitrophe du Panamá. C’est une des régions les plus arrosées de la planète.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Période précolombienne[modifier | modifier le code]

Avant l'arrivée des espagnols, la région était habitée par les Kunas autour du golfe d'Urabá et dans le bassin inférieur du río Atrato, par les Wounaans sur le cours du río San Juan et les Emberás dans le bassin supérieur de l'Atrato et la serranía del Baudó[2].

Période coloniale[modifier | modifier le code]

En 1501, Rodrigo de Bastidas explore la région. En 1510, Martín Fernández de Enciso fonde la première ville européenne sur le continent américain, Santa María la Antigua del Darién (dans l'actuel Panama), qui sera abandonnée en 1525.

Le 25 septembre 1513, les européens découvrent l'océan Pacifique. Commence alors l'importation massive d'esclaves en provenance d'Afrique afin d'exploiter les ressources naturelles que recèle la région. Les premières velléités d'indépendance dans le territoire de ce qui est alors la province du Chocó ont lieu le 2 février 1813[2].

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Après l'indépendance de la Nouvelle-Grenade, le Chocó devient une province de la Grande Colombie. Elle fait partie du département de Cauca. Lors de la dissolution de la Grande Colombie, en 1831, la province survit au sein de la République de Nouvelle-Grenade.

Le 11 juin 1857, le Congrès crée l'État fédéral de Cauca, dont la province du Chocó fait partie. Cet État est l'un des États qui composent la Confédération grenadine, État fédéral officiellement créé l'année suivante. 1863 voit les États fédéraux devenir États souverains, au sein des États-Unis de Colombie.

En 1886, une nouvelle constitution bouleverse l'organisation du pays dans un sens plus centraliste. Les États sont abolis et remplacés par 26 départements. Le Chocó fait alors partie du département de Cauca, qui reprend alors les limites de l’État souverain du même nom.

En 1906 est créée l'Intendencia del Chocó, entité indépendante du Cauca. Celle-ci acquiert le statut de département en 1947, avec Quibdó comme capitale[2].

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Histoire moderne[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Carte topographique du Chocó.

Le département de Chocó est situé au nord-ouest du pays. Il est bordé au nord par le golfe d'Urabá et la mer des Caraïbes, et à l'ouest par l'océan Pacifique. À l'est, il est limité par les départements d'Antioquia et de Risaralda tandis que le Valle del Cauca le délimite au su-est et au sud. Au nord-ouest, le Chocó est limitrophe du Panama.

Le relief du Chocó est marqué par la cordillère Occidentale des Andes colombiennes à l'est, tandis que sur le littoral pacifique se dresse la serranía del Baudó. Au nord, la frontière avec le Panama est marquée par la serranía del Darién.

Le reste du département est constitué de vallées. Celle du río Atrato au nord, qui est rejoint par de nombreux affluents parmi lesquels les ríos Sucio, Bojayá et Murrí venus de la cordillère Occidentale ou de la serranía del Baudó avant de se jeter dans la mer des Caraïbes. Au sud coule le río San Juan, dont l'embouchure se trouve à la limite avec le département du Valle del Cauca. À l'ouest, issu de la serranía del Baudó, coule le río Baudó, qui se jette dans l'océan Pacifique.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat du Chocó est particulièrement pluvieux. Les vents humides venus du Pacifique se heurtent aux hauteurs de la cordillère Occidentale et relâchent d'importantes précipitation, faisant du département l'une des régions les plus arrosées de la planète. Le record mondial de précipitations annuelles est détenu par la municipalité de Lloró, avec 13 299 mm[3].

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Municipalités du Chocó.

Le département de Chocó compte 30 municipalités. Sa capitale est Quibdó.

Municipalité Superficie (km2) Population (2005) Densité (hab./km2)
Acandí 1 580 9 091 5,8
Alto Baudó 1 532 28 502 18,6
Bagadó 777 8 174 10,5
Bahía Solano 1 667 8 785 5,3
Bajo Baudó 4 840 15 919 3,3
Bojayá 3 693 8 796 2,4
Cértegui 342 6 797 19,9
Condoto 890 12 404 13,9
El Atrato 725 5 295 7,3
El Cantón de San Pablo 386 4 413 11,4
El Carmen de Atrato 931 7 076 7,6
El Carmen del Darién 4 700 4 191 0,9
Istmina 2 480 23 359 9,4
Juradó 992 2 792 2,8
Litoral del San Juan 3 755 7 176 1,9
Lloró 905 8 072 8,9
Medio Atrato 562 9 056 16,1
Medio Baudó 4 840 9 358 1,9
Medio San Juan 620 10 247 16,5
Nóvita 1 327 5 708 4,3
Nuquí 956 6 295 6,6
Quibdó 3 337,5 109 121 32,7
Río Iró 550 5 844 10,6
Río Quito 700 6 069 8,7
Riosucio 5 822 27 099 4,7
San José del Palmar 940 3 998 4,3
Sipí 1 965,56 2 848 1,4
Tadó 878 15 962 18,2
Unguía 1 307 10 446 8
Unión Panamericana 5 583

Démographie[modifier | modifier le code]

Population[modifier | modifier le code]

Évolution de la population du département de Chocó
(Source : DANE[4])
1985 1990 1995 2000 2005 -
361 172 390 191 415 465 434 222 454 030 -


Ethnographie[modifier | modifier le code]

Selon le recensement de 2005, 12,7 % de la population du Chocó se reconnait comme étant « indigène », c'est-à-dire descendant d'ethnies amérindiennes et 82,1 % se définit comme afro-colombienne[1],[5]. Cette dernière statistique place le Chocó très largement en tête des départements colombiens[5].

Les indigènes sont principalement les Emberás et les Wounaans.

La forte population afro-colombienne s'explique par l'histoire, le Chocó étant un département où l'importation d'esclaves venus d'Afrique fut très important, notamment pour travailler dans les mines d'or du Choco.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie du Chocó dépend de l'extraction minière, principalement d'or mais aussi d'argent et de platine, de l'exploitation forestière, de la pêche, de l'agriculture et de l'élevage[6].

Culture[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]