Bonlieu

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la commune de Bonlieu située dans le Jura. Pour le centre culturel Bonlieu d'Annecy, voir Centre culturel de Bonlieu.
Bonlieu
Le lac de Bonlieu
Le lac de Bonlieu
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Saint-Claude
Canton Saint-Laurent-en-Grandvaux
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des lacs
Maire
Mandat
Hervé Revol
2014-2020
Code postal 39130
Code commune 39063
Démographie
Gentilé Chiettards, Chiettardes
Population
municipale
266 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 36′ 06″ N 5° 51′ 15″ E / 46.6016666667, 5.85416666667 ()46° 36′ 06″ Nord 5° 51′ 15″ Est / 46.6016666667, 5.85416666667 ()  
Altitude Min. 620 m – Max. 1 023 m
Superficie 13,05 km2
Localisation

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Bonlieu

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Bonlieu

Bonlieu est une commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté.

Ses habitants sont les Chiettards et Chiettardes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Menétrux-en-Joux Le Frasnois Rose des vents
Saugeot N La Chaux-du-Dombief
O    Bonlieu    E
S
Uxelles Saint-Maurice-Crillat

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1824, la commune fusionne avec celle de Bouzailles[1].

En 1888, la commune, qui s’appelait "Les Petites Chiettes", change de nom pour Bonlieu[2],[1], qui était celui d’un lieu-dit où se trouvait une abbaye (Conventui Boni Loci, cité en 1319)[3]. Ses habitants continuent ainsi d'être appelés les Chiettards. .

La commune était autrefois desservie par les Chemins de fer vicinaux du Jura.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Hervé Revol[4]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 266 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
210 578 582 543 704 688 688 647 604
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
525 527 534 465 445 486 424 380 362
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
301 343 270 221 214 210 211 220 231
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
213 195 170 158 206 225 238 266 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jean-Baptiste;
  • Chapelle Saint-Matthieu, à Bouzailles;
  • Lac de Bonlieu : altitude, 850 m; longueur, 700 m; largeur, 300 m; soit une superficie de 22 ha, et une profondeur maximale de 28 m.
    Le lac de Bonlieu

Le lac est situé dans la forêt de Bonlieu composée de sapins pectinés et de hêtres ; elle-même adossée à la vaste forêt communale de la Chaux-du-Dombief. Il alimente la rivière du Hérisson qui forme, après voir été grossie de l'apport des eaux du lac d'Ilay, les cascades du Hérisson.

Le lac n'est pas accessible sur toute sa périphérie ; l'accès principal s'effectue par la pointe nord. La rive orientale est bordée par un agréable sentier de promenade. Le lac est prisé des pêcheurs et des promeneurs qui peuvent en faire le tour en barque. La rive ouest est à peu près inaccessible car très marécageuse.

Un belvédère situé sur les hauteurs au sud-ouest, offre une vue magnifique sur le lac de Bonlieu, le pic de l'Aigle, les lacs d'Ilay et les deux lacs du Maclu.

Bernard Clavel a célébré la poésie du lac dans un recueil : Bonlieu ou le silence des nymphes avec des dessins de Jean-François Reymond, H.-R. Dufour (Suisse), 1973.

  • La chartreuse de Bonlieu (ruines disparues en 1944), fondée en 1170 par Thibert III de Montmorot ; le domaine de l'abbaye s'étendit progressivement à toutes les terres entre La Chaux-du-Dombief et Saint-Cloud (aujourd'hui Denezières). Les bâtiments, entourés de jardins en terrasses, occupaient les quatre côtés d'un carré de plus de 2,5 ha de surface avec au centre de la cour, l'église et le cimetière. L'aile du cloître était divisée en 12 cellules. Peste au XIVe siècle, dévastations suite à plusieurs guerres dont celles du XVIIe siècle et exactions des seigneurs de l'Aigle ruinèrent progressivement la chartreuse. L'ancien abbé de Baume-les-Messieurs, Jean de Watteville (1659-1702), y fut moine au XVIIe siècle après une vie de soldat et un duel où il tua un gentilhomme espagnol au service de la Reine d'Espagne. Il fut obligé de fuir et de se cacher ; converti, il se réfugia à Bonlieu où il endossa la robe de chartreux.

La chartreuse fut déclarée bien national à la Révolution et convertie en manufacture d'armes et de salpêtre puis vendue. En 1944, lors des terribles combats de la Libération, les quelques bâtiments restants ont été incendiés par les Allemands ; il n'en reste aucune trace de nos jours. Un hôtel fut construit à leur emplacement.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Légendes[modifier | modifier le code]

Un personnage légendaire se rencontre quelquefois dans les sentiers de la forêt de Bonlieu, « lorsque les ombres du soir épaississent celles qui règnent déjà sous le dôme des hêtres et des sapins ». C'est, assure-t'on, un grand seigneur de la contrée qui aurait connu une mort bien cruelle. Passant un soir par les mêmes lieux, ce haut baron fut tout à coup assailli et pris à la gorge par une troupe de chats noirs qui tenaient le sabbat sur un arbre de la forêt, et succomba sous le nombre, victime de la sorcellerie. C'est pour cela qu'on le voit encore souillé de son sang, errer tristement sur le théâtre de sa catastrophe. L'esprit de ce guerrier n'est pas le seul que l'on connaisse : il en existe de semblables ailleurs, comme le cavalier de Montécheroux[6].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Franche-Comté : Marie-Luce Cornillot, Maurice Piquard, Gustave Duhem, Georges Gazier -collection Horizons de France-1966
  • Le guide du Jura : Pierre Gresser, Claude Mercier, André Robert, Michel Vernus -éditions La Manufacture -1990- ISBN
  • Désiré Monnier, Traditions populaires comparées, J. B. Dumoulin,‎ 1854, 812 p. (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. francegenweb.org
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194),‎ 1996, 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne), p. 1123, notice 22477
  4. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consulté le 2 mai 2010
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. Monnier 1854, p. 70-71