Menétrux-en-Joux

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Menétrux-en-Joux
Menétrux-en-Joux, place Lacuzon, la fontaine et la chapelle et la Départementale 39
Menétrux-en-Joux, place Lacuzon, la fontaine et la chapelle et la Départementale 39
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Clairvaux-les-Lacs
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des lacs
Maire
Mandat
Aline Heimlich
2014-2020
Code postal 39130
Code commune 39322
Démographie
Population
municipale
59 hab. (2011)
Densité 6,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 37′ 30″ N 5° 49′ 46″ E / 46.625, 5.8294 ()46° 37′ 30″ Nord 5° 49′ 46″ Est / 46.625, 5.8294 ()  
Altitude Min. 502 m – Max. 819 m
Superficie 8,78 km2
Localisation

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Menétrux-en-Joux est une commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté.

Blason[modifier | modifier le code]

Blason de Menétrux-en-Joux

De création récente, il représente en bas à droite, la plus belle des cascades du Hérisson, l'Éventail, et en haut un paysage de monts et de sapins verts.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se compose du bourg et de trois hameaux : la Fruitière à 1,4 km sur le plateau, le Val-Dessus et le Val-Dessous situés au fond de la vallée du Hérisson.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Songeson Rose des vents
Doucier
Denezières
N Le Frasnois
O    Menétrux-en-Joux    E
S
Saugeot Bonlieu

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Menétrux-en-Joux vient du latin « monasterium », ou plutôt de son dérivé « monasteriolum » (« petit monastère ») car on prétend qu'il en existait un sur une île au milieu du lac du Val (cela parait cependant peu crédible, le monastère se serait situé plutôt à côté de l'actuelle chapelle ; sur ses ruines, on aurait construit la grosse maison qui existe encore de nos jours, bâtie par la famille Roux au XVIIe siècle)

On trouvait également le nom du village sous les formes de : Monestru, Menestrux, Ministrelis. Le nom du village ne commence à apparaître dans les chartes qu'à partir du XIIe siècle. Des vestiges de tumulus ont été mentionnés par Louis Abel Girardot. Ils sont situés sur le plateau, au lieu dit « sur la Côte »,au sommet d'une petite colline qui domine le village à l'aplomb de la chapelle et de la mairie. Ces tumulus étaient encore visibles il y a quelques années au milieu du pâturage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les deux hameaux du Val formaient autrefois une commune indépendante sous le nom des Vaux de Chambly ; le dictionnaire Rousset des communes du Jura indique que la commune des Vaux-de-Chambly a été réunie à celle de Chambly le 13 juin 1815 et à Menétrux-en-Joux 12 décembre 1821. La commune de Chambly et celle de Collondon ont été réunies à Doucier en 1821.

Avant la Révolution, les Vaux dépendent de la paroisse de Doucier. Les villages de Chambly et de Collondon (églises placées sous les vocables de saint Joseph et de la sainte Vierge) devenus communes sont rattachés à Doucier : en 1816 pour Collondon, en 1822 pour Chambly, Menétrux-en-Joux dépend de la paroisse de Songeson (vocable saint Georges) Tous dépendent du bailliage de Poligny.

Le Val Dessus et le Val Dessous : aujourd'hui sont célèbres dans tous les guides touristiques car ils sont un passage obligé pour accéder aux magnifiques cascades du Hérisson et aux lacs du Val et de Chambly, ainsi qu'à la ferme de l'Auroch et à la pisciculture.

Menétrux dépendait en toute justice de la seigneurie de Châtelneuf, propriété indivise entre les religieux de Balerne et les Princes de la Maison de Chalon. En 1588, il n'y avait à Menétrux que huit maisons, possédées par les familles Roux, Coiffier, Ramboz, et Richard.

Il n'est donc guère étonnant que l'on rencontre autant de Roux et Richard dans les listes généalogiques concernant cette région. La famille Roux était la plus nombreuse et la plus riche. Rolin Roux était devenu tabellion (c’est-à-dire un officier public qui remplissait les fonctions de notaire) de la châtellenie de Châtelneuf ; il obtint successivement différentes faveurs de Hugues de Chalon et de Jean de Loulle, abbé de Balerne, telles que celles d'avoir un four particulier, d'aller moudre dans tels moulins qui lui conviendrait, de chasser, de pêcher, d'exercer des droits d'usage dans les forêts, etc.

Ses descendants augmentèrent encore en fortune et en considération, par leurs bonnes alliances, en sorte qu'ils étaient regardés comme les seigneurs du village. Ils avaient entre autres une maison avec tour féodale, et une chapelle à côté, bâtie en 1664. D'autres branches de la famille demeuraient agriculteurs ou forgeron.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Gaston Janier SE chef d'entreprise
2001 2014 Lucette Guidoni[1] SE enseignante
2014 "en cours" Aline Heimlich SE chef d'entreprise

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 59 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
150 140 143 135 216 210 221 229 224
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
200 186 183 148 144 143 133 131 129
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
121 106 100 106 94 94 83 94 83
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
69 76 73 43 38 47 46 59 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Une ferme pédagogique avec élevage de bisons et d'aurochs.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Une chapelle castrale, datée de 1664, avec clocher-porche, est située sur la place du village (place Lacuzon) à côté de la mairie. Elle est couverte de « laves » (dalles de pierre plates appelées lauzes dans d'autres régions). Elle a été restaurée il y a quelques années. Quelques maisons dont la construction date du 16ème siècle arborent une architecture remarquable(linteaux)

La rivière le Hérisson et les lacs, entre Ilay et Doucier, juste au-dessous du village de Menétrux-en-Joux, sont un but de promenade. La rivière, qui présente une succession de cascades qui dégringolent sur les marches d'une sorte d'escalier rocheux, s'étire sur 3,6 km dans un site boisé plein de fraîcheur. Elle prend naissance à 805 mètres d'altitude tout près du lac d'Ilay, alimenté par ses résurgences et le trop plein du lac de Bonlieu tout proche et finit par se jeter dans l'Ain à 444 m en dessous de Chatillon à la Combe de la Fin.

Autrefois, de nombreux moulins et martinets (forges avec marteaux-pilons actionnés par la force de l'eau) jalonnaient le cours du Hérisson. Les deux plus belles chutes sont celle de l'Éventail (65 mètres) et du grand Saut (60 mètres, appelé aussi « Queue de cheval »). La première cascade en partant du haut est située près du hameau d'Ilay et s'appelle le Saut Girard, puis l'on peut voir près du hameau de la Fromagerie les ruines du moulin Jeunet et un peu plus loin le Saut de la Forge ; puis l'on découvre le Saut du Château Garnier, la magnifique vasque du Gour Bleu avec ses marmites de géant. Tout près de là se trouve la grotte Lacuzon (appelée aussi le Grand Cellier) et la « merveille des merveilles », l'Éventail, la plus majestueuse de toutes, à découvrir aussi pour une vue quasi aérienne depuis le belvédère situé sur la route de Menétrux à Ilay.

Après ce parcours mouvementé de 3,6 km et sur 280 mètres de dénivelé, la rivière s'apaise enfin et coule paisiblement au milieu des prés et des marais du Val de Chambly, en longeant les minuscules hameaux du Val-Dessus et du Val-Dessous.

Le Hérisson alimente successivement le superbe lac du Val à la belle couleur d'un vert changeant et à la réputation dangereuse (tourbillons..) puis le petit lac de Chambly tout bleu (propriété privée).Ces lacs sont comme de véritables perles enchâssées entre les côtes rocheuses et boisées de la vallée ; ils ont été formées par les dépôts de moraines suite au déplacement des glaciers.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010 [PDF]
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alphonse Rousset, Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté et des hameaux qui en dépendent. Département du Jura, Bintot, Besançon, 1853-1858. Réédité en 1969, 1989, 1993, 1997, et 2003.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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