Cornod

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Cornod
Image illustrative de l'article Cornod
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Arinthod
Intercommunalité Communauté de communes de Valous'Ain
Maire
Mandat
Patrick Andrey
2014-2020
Code postal 39240
Code commune 39166
Démographie
Population
municipale
236 hab. (2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 18′ 51″ N 5° 32′ 58″ E / 46.3142, 5.549446° 18′ 51″ Nord 5° 32′ 58″ Est / 46.3142, 5.5494  
Altitude Min. 305 m – Max. 680 m
Superficie 13,99 km2
Localisation

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Cornod

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Cornod

Cornod est une commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lavans-sur-Valouse Rose des vents
Vosbles N Coisia
O    Cornod    E
S
Thoirette

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Baronnie de Cornod - son histoire du XIV au XXI siècle (en dates connues aux archives)

  • 1350 : Étienne de Viremont, premier seigneur de Cornod cède la seigneurie en dot à sa sœur Bonnette (1358), épouse d'Hugard de Ville, en premières noces et Guichard de Seyturier en deuxième.
  • 1398 : Bonnette de Viremont teste le 28 novembre laissant Cornod à son fils de premier mariage, Jean de Ville.
  • 1414 : Jean de Ville sans postérité lègue Cornod le 17 mai au profit de sa sœur Isabelle de Ville, alliée à Étienne de Seyturier. Son fils Claude de Seyturier, seigneur de Cornod, meurt sans avoir été marié.
  • 1439 : Pierre de Seyturier, fils d'Étienne de Seyturier obtient de la part du duc de Savoie la haute, moyenne et basse justice sur sa maison forte de Cornod.
  • 5 août 1536 : Claude de Seyturier II fait hommage de la terre de Cornod au roi François Ier après la conquête du pays.
  • Jean de Seyturier, seigneur de Cornod, obtient beaucoup de faveurs du duc de Savoie. Fait baron de Cornod et de Montdidier (1582), conseiller d'État, premier écuyer et chambellan, commissaire général des guerres, gouverneur de la citadelle de Bourg, ambassadeur à Rome auprès de Sa Sainteté Paul III.
  • 1600 : mort de Gaspard-Pierre de Seyturier au siège de Bourg. Sans enfant, c'est son frère, Charles-Emmanuel, qui devient son héritier direct (baron de Cornod).
  • 1635 : Charles-Emmanuel de Seyturier, baron de Cornod et de Montdidier, seigneur de Vaugrigneuse La Haute, est choisi pour chef par toute la noblesse de Bresse pendant la guerre entre la France et les pays comtois.
  • 1636 : pendant le siège de Dole, il est tué d'un coup de fauconneau (pièce d'artillerie) qui lui emporte le genou. N'ayant pas de successeur direct, Charles-Emmanuel a laissé ses biens à plusieurs personnes de la famille. Finalement, après un procès difficile entre les héritiers, Pierre de Seyturier se met en possession de la baronnie.
  • 1637 : pendant le procès lorsque le château de Cornod fut sans seigneur, le 13 mars, l'armée comtoise forte de 1500 hommes en pied, 600 cavaliers et artillerie était sous le commandement du comte de Bussolin se faisant fort de prendre le château de Cornod. Le recours de la force française sous le commandement du baron de Thianges renversa les comtois en faisant 600 morts.
  • 1686 : Jean-Claude de Montaigu achète la baronnie de Cornod.
  • 1689 : Claude-Louise Marie de Seyturier rachète la baronnie et testa alors en faveur de son petit-fils, Claude-Marc, le 25 février 1696.
  • 1790 : lors de la formation du département du Jura, la baronnie de Cornod est rattachée au Jura. Marc de la Poype, héritier des Seyturier, député de la noblesse de l'Ain perdit son titre.
  • 1791 : au début de l'année, Marc de la Poype et son fils Gabriel quittent le château pour se réfugier en Suisse à Fribourg puis dans l’armée de Condé. Jean François Cornu de La Poype devient général de la République et baron d'Empire. Le château et les terres de la Poype, déclarés biens nationaux, sont vendus à plusieurs centaines de personnes.
  • Entre 1790 et 1794, les communes éphémères de Sontannas et Thorignat[1] sont réunies à Cornod.
  • 1822 : la commune de Villette-lès-Cornod est réunie à Cornod[1].
  • 1826 : Georges Albert, ancien colonel de la Vieille Garde, achète la baronnie.
  • 1876 : son fils Édouard Albert vend la baronnie à Louis-Claude Piaton, industriel lyonnais, qui fait des travaux importants de restauration du bâtiment et du parc

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Paul Guillot    
mars 2008 janvier 2010 Jean-Pierre Chevret[2]   démissionnaire[3]
février 2010   Patrick Andrey[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 236 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
465 490 479 438 750 707 707 711 675
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
671 631 630 646 650 630 602 570 551
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
500 461 408 363 340 332 326 323 265
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
251 223 192 189 177 219 221 220 236
2011 - - - - - - - -
236 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château (XIVe-XVIe-XIXe s), à Cornod, inscrit au titre des monuments historiques depuis 2007[5];
  • Église Saint-Martin, à Cornod;
  • Église Saint-Didier, au hameau de Villette.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  3. a et b Élection du maire et des adjoints, 8 février 2010, consulté le 8 mai 2010
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture