Beaucourt-sur-l'Hallue

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Beaucourt-sur-l'Hallue
L'église.
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Villers-Bocage
Intercommunalité Communauté de communes du Bocage et de l'Hallue
Maire
Mandat
Annie Marchand
2014-2020
Code postal 80260
Code commune 80066
Démographie
Gentilé Beaucourtois
Population
municipale
256 hab. (2011)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 59′ 16″ N 2° 26′ 44″ E / 49.9877777778, 2.4455555555649° 59′ 16″ Nord 2° 26′ 44″ Est / 49.9877777778, 2.44555555556  
Altitude Min. 43 m – Max. 132 m
Superficie 5,47 km2
Localisation

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Beaucourt-sur-l'Hallue

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Beaucourt-sur-l'Hallue

Beaucourt-sur-l'Hallue est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Beaucourt-sur-l'Hallue
Rubempré
Mirvaux Beaucourt-sur-l'Hallue Bavelincourt et
Béhencourt
Montigny-sur-l'Hallue

Histoire[modifier | modifier le code]

Au cours de la bataille de l'Hallue le 23 décembre 1870, des combats eurent lieu sur le territoire de Beaucourt. Plusieurs habitants furent emmenés en captivité[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Marthe Benard    
mars 2008[2] en cours
(au 5 mai 2014)
Annie Marchand   Réélu pour le mandat 2014-2020 [3]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 256 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
296 268 332 386 401 414 448 475 476
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
475 440 437 369 350 331 323 312 305
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
265 263 222 214 225 211 207 220 244
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
194 208 225 214 235 226 234 232 254
2011 - - - - - - - -
256 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église paroissiale[modifier | modifier le code]

L'église de Beaucourt, placée sous le vocable de saint Éloi était à l'origine un édifice néo-classique du XVIIIe siècle. L'édifice a été fortement dégradé à l'époque révolutionnaire. Des premiers travaux de restauration ont été financés en l'an XI par monsieur Charles Marie Dufresne, ci-devant seigneur de Beaucourt.

En 1873, le sanctuaire fut agrandi, les fenêtres exhaussées. Une chapelle fut créée au sud pour faire pendant à celle du nord qui était réservée autrefois aux seigneurs. Les armes seigneuriales, surmontées d'une couronne comtale, figurent dans le vitrail de cette chapelle ; on les retrouve à l'extérieur, sculptées au-dessus de la porte latérale.

Description[modifier | modifier le code]

L'église est construite sur le plan d'une croix latine orientée à l'est. Toutes les baies et le portail, sont en plein cintre et les sculptures des portes sont réalisées dans un même style néo-roman. La façade ouest et les murailles latérales sont en pierre. Le portail en bois est surmonté d'une rosace. Chacun des murs latéraux est percé de trois baies. Les deux croisillons du transept sont maçonnés en briques sur soubassements en grès. Les deux pignons du transept sont surmontés d'une croix en pierre et sont percés de deux fenêtres accolées. À l'est, la partie centrale de l'ancienne abside en pierre a été prolongée par un édifice en brique, ouvert à l'avant par une rosace hexalobée et par deux petites baies de chaque côté. La sacristie accolée au croisillon droit, réalisée en briques, est éclairée par deux petites baies sur le côté sud et trois vers l'est. La nef est formée de trois travées principales et d'une plus petite à l'arrière, surmontée d'une tribune, formant un porche-narthex. Trois tirants en fer empêchent les murailles latérales de la nef de s'écarter. Les voûtes en plâtre sur lattis, sont peintes pour imiter la pierre. Les grandes arcades entre chœur, transept, travées de la nef et narthex, sont de section carrée en briques, creuses à l'intérieur et enduites de plâtre. Dans la nef, voûtes et arcades partent de chapiteaux, reposant sur de minces pilastres non contrefortées. Dans le transept, les colonnes sont triples avec chapiteaux. Dans le chœur elles sont simples avec chapiteaux. L'allée centrale est pavée de dalles noires anciennes. Les baies latérales ont des vitraux blancs aux figures géométriques sur plomb avec filets de couleur. Le vitrail de la fenêtre de gauche du transept représente "le baptême du Christ". La fenêtre de droite représente "la fuite en Égypte". Les scènes sont surmontées de médaillons sur fonds de mosaïque. Le médaillon derrière l'autel met en scène cinq personnages. La fenêtre au-dessus de la porte d'entrée est une rosace à huit lobes, en vitraux mosaïque et grisaille riche[6].

Château[modifier | modifier le code]

En 1745, les terres et la seigneurie de Beaucourt furent vendues à Alexandre du Fresne de Beaucourt, seigneur de La Motte et maire d'Amiens. C'est probablement pour lui que fut alors construit le château, vers 1750 (la date de 1753, apparaît dans une cave). Par ailleurs, le pressoir au sud du château porte la date 1787. Au XIXesiècle, furent édifiés près du corps de logis deux pavillons en brique dont il ne reste que les cuisines, au nord. Deux ailes latérales (aujourd'hui disparues) furent rajoutées au corps de logis. Le "chalet" en brique près du grand potager, à l'ouest du château, fut construit en 1877. La cour de ferme date également du XIXesiècle. En 1887, une campagne de travaux fut conduite sur le corps de logis pour Léon de Monclin (inscriptions en haut de la façade sur jardin).

Description[modifier | modifier le code]

Le château constitue une vaste propriété comprenant un corps de logis isolé entre cour et jardin, et diverses dépendances au nord, au sud et à l'ouest. Le corps de logis est un bâtiment en craie sur soubassement de grès, couvert en ardoise. En élévation, le corps principal comporte un étage-carré et un étage de comble, couverts par un toit à croupe. Il esr encadré par deux petites ailes plus basses (rez-de-chaussée et combles) couvertes par une croupe brisée. Cette élévation est couronnée par un fronton central triangulaire. Les deux façades, sur cour et sur jardin, suivent la même ordonnance mais l'élévation antérieure présente en outre une véranda. À l'intérieur, le château a conservé bon nombre d'éléments du XVIIIesiècle : escalier tournant en maçonnerie, avec rampe en ferronnerie, parquets en marqueterie dans le salon, boiseries (remaniées au XIXesiècle). Au nord du corps de logis s'élève un bâtiment en brique, couvert par un toit brisé, qui abritait les cuisines. Au sud se trouvent un petit pavillon bas, une serre donnant sur le petit potager, et un ensemble de dépendances en U abritant logement, écuries et pressoir. Sous le pressoir est creusée une cave en brique et pierre aux assises alternées. Une cave semblable s'étend sous le bâtiment des cuisines. Le domaine s'étendait à l'origine vers l'ouest, au-delà de la Rue du Château, avec un grand potager dont demeure la maison du jardinier, bâtiment en brique comportant logement et remise. Enfin, au nord du château se trouve une cour de ferme dont les bâtiments logement et étables) sont construits en briques et moellons de craie. Dans la cour s'élève un pigeonnier octogonal avec base en pierre, murs en pans de bois couverts d'un essentage d'ardoise, et flèche en ardoise couronnée d'un épi de faîtage en forme de pigeon[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le général Du Fresne servit dans les armées françaises de 1785 à 1807 ; il prit part aux campagnes de la République et de l'Empire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Ansart Histoire des églises de la vallée de l'Hallue Bibliothèque municipale d'Amiens Louis Aragon, cote 18568 Pic 6318.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives départementales de la Somme, Notice communale 1899 par M. Duval, 4°100
  2. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 9 juin 2008 (consulté le 14 juillet 2008)
  3. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. Archives départementales de la Somme. Série 99 O
  7. Service régional de l'inventaire. Direction régionale des Affaires culturelles de Picardie, Amiens

Ouvrages[modifier | modifier le code]