Hallue

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l'Hallue
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L'Hallue à Frechencourt, pont devant l'ancien moulin.
Images externes
conseil général de la Somme
l'Hallue dans le département de la Somme
Caractéristiques
Longueur 15,8 km [1]
Bassin 230 km2 [1]
Bassin collecteur la Somme
Débit moyen 1,45 m3/s (Daours)
Nombre de Strahler 2
Organisme gestionnaire Ameva[2]
Régime pluvial océanique
Cours
Source à 1 km au nord du Mont Fay (108 m)
· Localisation Vadencourt
· Altitude 54 m
· Coordonnées 50° 00′ 17″ N 2° 29′ 21″ E / 50.0047222222, 2.4891666667 (Source - l'Hallue)  
Embouchure la Somme
· Localisation Daours & Vecquemont
· Altitude 27 m
· Coordonnées 49° 53′ 57″ N 2° 27′ 15″ E / 49.89917, 2.45417 (Embouchure - l'Hallue)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Noelle
Pays traversés Drapeau de la France France
Régions traversées Picardie
Principales villes Daours, Contay, Pont-Noyelles, Querrieu

Sources : SANDRE, Géoportail, Agence de l'eau Artois-Picardie, Ameva[2], AAPPMA Somme 80

L'Hallue est une rivière picarde du département de la Somme, affluent de la Somme. Sa vallée, densément peuplée, à dominante rurale, a vu se développer au cours de l'histoire une activité meunière et textile; elle fut le théâtre d'une grande bataille en décembre 1870 entre les troupes françaises et prussiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cours de la rivière[modifier | modifier le code]

L'Hallue déroule son cours sur 15,8 kilomètres[1], à travers l'Amiénois, selon une direction nord-sud. Sa source se localise à Vadencourt, à l'est de Contay, à une altitude de 54 m, au nord du mont Fay (108 m) et du sommet du plateau culminant à Baizieux à 127 mètres. Sa confluence avec la Somme se situe sur le territoire de la commune de Vecquemont[3] pour le bras le plus au sud et sur celui de la commune de Daours pour le bras le plus au nord, à l'altitude de 27 mètres [4],[5],[6].

À l'exemple du Scardon, sa vallée sèche se poursuit vers l'amont sur une longueur d'au moins 15 kilomètres jusqu'à Mailly-Maillet. Le cours de la rivière, large de 2 à 4 mètres et bordé de peupleraies, est fortement urbanisé, traversant de nombreuses petites agglomérations[7]. Jusqu'au XVIIIesiècle, dans les marais communaux de Pont-Querrieu, la rivière se scindait en deux bras formant une île. L'Hallue présente un débit réduit, mais non négligeable pour un cours d'eau de cette longueur, de 1,45 m³/s à son exutoire[7] dans le cadre d'un régime pluvial océanique.

Pour assurer le fonctionnement des moulins et l'extraction de la tourbe, le cours de la rivière a été modifié à plusieurs reprises[8].

Bassin hydrographique et affluents[modifier | modifier le code]

Peupleraie de la vallée
Peupleraie de la vallée de l'Hallue entre Pont-Noyelles et Querrieu.

Le bassin versant de l'Hallue, d'une superficie de 230 km2[1], se localise au nord du bassin picard majoritairement recouvert par le limon. Le niveau supérieur du substrat est formée de craie blanche à silex plus ou moins gros (Turonien terminal et Coniacien). La vallée est recouverte par des alluvions constituées de limons tourbeux, de tourbes, de sables et d’argiles[9].

La Hallue a neuf affluents référencés[1], cours d'eau de faible longueur :

  • La Sybirre[10] prend sa source en contrebas du bois de Parmont et du plateau de La Houssoye, dont elle est l'exutoire de la nappe phréatique. Cette source dite Fontaine Saint-Martin se situe au bord de la première entaille (ancienne tourbière) de Fréchencourt, dont le déversoir forme la Sybirre qui rejoint le Petit bras est de l'Hallue, pour se jeter en rive gauche de celle-ci après avoir longé la route D 929[11].
  • À Contay, l'Hallue reçoit deux ruisseaux sur la rive droite (de respectivement 300 m et 150 m) et la Buteresse sur la rive gauche dont la source est intermittente.
  • À Behencourt, le Ruisseau de Vilaincourt (500 m) en aval de la chute du moulin sur la rive gauche.
  • À Frechencourt Le Relet du château de Behencourt se jette dans l'Hallue en aval du moulin de Fréchencourt sur la rive gauche. Le Relet du Grand Rosoy, alimenté par les puits tournants, fournit régulièrement le tiers du débit de la rivière (600 m en rive droite)
  • À Daours, L'Haluette (800 m en rive gauche) draine les eaux des sources au pied des falaises de Daours pour rejoindre l'Hallue 50 m avant son confluent avec la Somme.
  • Une source La Noelle[12] prend naissance à peu de distance de la D 929 et des habitations du village. Elle s'écoule dans les étangs et les anciennes tourbières du marais de Pont-Noyelles[13],[14]. Elle serpentait autrefois sur 3,7 km[15], dans les marais des trois communes, dans le sens amont vers aval, de Pont-Noyelles, Bussy-lès-Daours et Daours.

Communes et cantons traversés[modifier | modifier le code]

Le cours de la rivière est entièrement situé dans le département de la Somme. Prenant sa source dans le canton de Villers-Bocage, l'Hallue traverse les neuf communes[1] de Vadencourt (source),Contay, Bavelincourt, Beaucourt-sur-l'Hallue, Montigny-sur-l'Hallue, Béhencourt, Fréchencourt, Pont-Noyelles etQuerrieu, puis elle arrose également le canton de Corbie en traversant les trois communes de Bussy-lès-Daours, Daours, etVecquemont[3] avant de rejoindre la Somme, donc avant la station d'épuration de Daours et l'usine agro-alimentaire Roquette Frères (une féculerie de pomme de terre).

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Source de l'Hallue
La source de l'Hallue à Vadencourt.

Prélèvement d'eau dans la nappe souterraine[modifier | modifier le code]

La Communauté d'Agglomération d'Amiens a été autorisée à dériver une partie des eaux souterraines de la vallée de l'Hallue, recueillies par trois points de prélèvement situés sur le territoire de Bussy-les-Daours à proximité du marais de la commune de Querrieu. Les débits de pompage ne devront pas excéder 1 050 m3 par heure et 15 600 m3 par jour.

La situation de sécheresse est appréciée par un relevé de la profondeur de la nappe phréatique au piézomètre de Senlis-le-Sec, situé en tête du bassin versant.

Maintien du niveau des étangs[modifier | modifier le code]

Le système hydraulique des étangs de Pont-Noyelles, Querrieu, Bussy-les-Daours et Daours, ainsi que du fossé de séparation entre les marais de Querrieu et de Pont-Noyelles creusés en 1843, a été rétabli par des liaisons entre les étangs et la pose de seuils sur le fossé. Le niveau minimum de référence à maintenir doit être la cote 34,25 (mètres) à l'étang du camping de Querrieu. Il est maintenu par prélèvement d'eau dans l'Hallue au débit maximal de 12 litres par seconde[16].

Le pont des Anglais
Le Pont des Anglais sur l'Hallue dans le marais de Querrieu.

Puits Tournants[modifier | modifier le code]

Dans la vallée de l'Hallue, le jaillissement de sources a creusé le sol calcaire en créant des sortes de puits profonds. Il s'agit de résurgences de la nappe de craie alimentée par les eaux souterraines provenant de la vallée sèche qui remonte vers Molliens et Villers-Bocage. Autrefois, cet affluent de l'Hallue se jetait dans la rivière à Fréchencourt au lieu-dit "Les jardinages". À la suite d'une baisse générale du plan d'eau, la nappe d'eau qui l'alimentait trouva son exutoire auprès de "La Falize", derrière le château actuel. À cet endroit, l'eau sort de terre par une multitude de sources. Cette zone de sources couvre trois hectares. L'eau n'y jaillit pas puisqu'elle peut sortir par de multiples bouches; on en dénombre 260 dans l'ensemble de cette zone humide connue sous le nom de "Grand Rosoy" au milieu de laquelle se trouve "l'Étang bleu". Parmi ces sources, une bonne centaine ont moins de 0,50 mètre de profondeur, une soixantaine de 0,50 à 1 mètre et 93 de plus d'un mètre. La plus profonde "L'Abyme", dont le gouffre proprement dit a 5,50 mètres de profondeur et un diamètre moyen de 6 mètres, constitue une réserve d'eau de plus de 160 m3. Son débit s'avérait important jusqu'en 1935, date à laquelle un forage a été réalisé pour l'adduction d'eau du village de Saint-Gratien mais actuellement cette grande source est pratiquement tarie.

Depuis "l'Abyme" s'est envasé et l'eau n'y "tourne" plus, car l'appellation de "puits tournants" provenait du fait que l'eau sortait du sol en plus grande abondance que le lit encombré d'herbes ne pouvait en débiter. Il se formait alors des tourbillons et des remous au-dessus du gouffre à un point tel qu'il n'était pas possible à cette époque d'y immobiliser un bateau.

Avant la création d'un barrage pour alimenter la pisciculture de Fréchencourt, le débit des sources dont les eaux se rassemblent dans "le Relet", long de 600 mètres, était régulier et presque égal à celui de l'Hallue qui, à son confluent, a déjà parcouru 7 km. Depuis la construction de ce barrage, les sources et les ruisseaux se sont envasés et le débit du "Relet" a diminué de moitié, mais il représente encore un tiers du débit de l'Hallue.

La coloration bleue des "puits tournants", lorsque la profondeur dépasse un mètre, proviendrait de phénomènes de réfraction et d'absorption chromatique élective : la lumière rouge pénètre profondément dans l'eau et la lumière bleue est absorbée par les couches liquides supérieures[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

Légende[modifier | modifier le code]

La tradition rapporte qu'il y a bien longtemps un carrosse tiré par six chevaux tomba dans l'Abyme avec ses occupants, les chevaux s'étant emballés. Cette légende est plausible car l'ancien chemin vers Querrieu et Amiens passait autrefois au-dessus de La Falize et formait un angle droit juste au-dessus de l'Abyme. Le carrosse aurait dévalé la pente abrupte pour tomber dans le gouffre qui pouvait effectivement engloutir six chevaux et un carrosse[18].

Une vallée industrieuse[modifier | modifier le code]

Le château de Contay dans la haute vallée de l'Hallue.
La roue du moulin de Querrieu.

La vallée de la rivière a toujours été tenue à l'écart des grands courants de circulation, déjà la voie romaine reliant Amiens à Albert ne faisait que traverser l'Hallue près de sa confluence avec la Somme[19]. C'est donc l'agriculture qui rythma la vie des habitants travaillant sur les nombreuses terres dépendantes des abbayes de Corbie et Saint-Vaast d'Arras; à Fréchencourt et à Querrieu, des moulins encore visibles de la vallée[20], témoignent d'activités de meunerie liées à la production de céréales. À la fin du XIXe siècle, des activités textiles (bonneterie, tissage) s'installèrent, grâce aux investissements d'industriels amiénois, à Daours et Pont-Noyelles[19]. Quelques manoirs et châteaux, d'époque tardive (XVIIIe et XIXe siècles), ont été édifiés à Contay, Beaucourt-sur-l'Hallue, Béhencourt et Querrieu. Pont-Noyelles a été, le 23 décembre 1870, le siège de violents combats entre l'armée française commandée par Louis Faidherbe et les forces allemandes du général Edwin von Manteuffel[19].

La bataille de l'Hallue, 20 et 23 décembre 1870[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de l'Hallue.

La bataille de l'Hallue[21] est couramment appelée bataille de Pont-Noyelles[22] en raison de l'intensité des combats d'infanterie qui ont eu lieu dans ce village. Ce fut un des derniers épisodes de la guerre franco-prussienne de 1870

L'objectif français était de reprendre Amiens occupée par les Prussiens depuis le mois de novembre et ses voies de communication vers Paris. L'objectif prussien à l'inverse d'empêcher les Français de s'emparer de la capitale picarde et de se porter au secours de Paris assiégé.

Les forces en présence[modifier | modifier le code]

Du côté français, l'armée du Nord, placée sous le commandement du général Louis Faidherbe, était établie sur les rives de l'Hallue entre Bavelincourt et Daours.

Elle comprenait quatre divisions :

  • La 1re division occupait Vadencourt, Bavelincourt, Beaucourt et Béhencourt, contrôlant ainsi la route d'Arras.
  • La 2e division tenait Fréchencourt, Querrieu, Pont-Noyelles, Bussy, Daours et Vecquemont, à cheval sur les routes d'Albert et de Corbie.
  • La 3e division était en réserve, gardait garde la Somme à Corbie et Fouilloy et avait détaché un régiment à La Houssoye.
  • Une quatrième division en formation, était également mise en réserve autour de Corbie.

Du côté prussien, le 8e corps d'armée sous le commandement du général von Manteuffel, occupait Amiens.

L'escarmouche de Querrieu[modifier | modifier le code]

Le général Manteuffel qui avait pris le commandement du corps d'armée prussien le 20 décembre, lançait le même jour, une reconnaissance forte d'un escadron de cavalerie et d'un bataillon, soit environ 2 000 hommes, en direction de Querrieu. Arrivée à la lisière est du bois, à deux kilomètres en avant de ce village, elle se heurta à un avant-poste français et un combat s'engagea. Trois compagnies françaises du 43e de Ligne, parties de Bussy-les-Daours, contre-attaquèrent sur le flanc droit de l'ennemi qui se replia sur Amiens. Dans l'affrontement, les Prussiens perdirent 3 officiers et 69 hommes furent tués ou blessés, les pertes françaises s'élevèrent à 7 morts et 20 blessés.

L'offensive prussienne du 23 décembre[modifier | modifier le code]

La bataille de Pont-Noyelles, tableau de Ludwig Braun.

Cette offensive allait se dérouler sur un front de 12 km de large et une profondeur de 4 à 5 km.

  • Sur le front central

Le 18e bataillon de chasseurs soutenu par trois batteries tenait le village de Querrieu. Le 23, à 11 heures 15, une brigade prussienne, deux escadrons de hussards, attaquèrent le village, soutenus pendant une heure par quatre batteries. Les Français se retirèrent du village, ce qui permit aux Les Prussiens d'entrer dans Pont-Noyelles.

À 15 heures 30, les Prussiens tentèrent de gravir la pente Est du village de Pont-Noyelles. Ils furent alors repoussés par une charge à la baïonnette au-delà de la rivière, mais les Français ne purent se maintenir dans le village. Le village de Fréchencourt tomba aux mains des Prussiens, mais l'artillerie française leur interdit de passer la rivière.

  • Sur le front Sud

Le 20e bataillon de chasseurs tenait Bussy-les-Daours. Les Prussiens attaquèrent avec un bataillon venant du Nord et un escadron de hussards venant du Sud. À 13 heures, les Français évacuèrent le village.

Le 19e bataillon de chasseurs et les fusiliers marins du capitaine de vaisseau Payen occupaient Vecquemont. Sous le feu de l'artillerie, ils durent quitter le village à 16 heures.

Les Français se retranchèrent alors sur la rive gauche de la rivière, interdisant la progression prussienne.

  • Sur le front Nord

À 15 heures, les Prussiens occupèrent Beaucourt, Montigny, Béhencourt et Bavelincourt et six batteries d'artillerie se massèrent au Nord de Beaucourt.

Contre-attaque générale française[modifier | modifier le code]

colonne Faidherbe
Le mémorial de la bataille de l'Hallue, la Colonne Faidherbe.

À 16 heures, Faidherbe donne l'ordre d'attaque générale sur l'ensemble des fronts.

  • Sur le front central

Deux attaques à la baïonnette furent lancées pour reprendre le village de Pont-Noyelles. Les renforts prussiens parvinrent à repousser les Français.

  • Sur le front Sud

Une brigade française put franchir l'Hallue entre Querrieu et Bussy, mais elle fut stoppée par l'intervention de renforts prussiens. Vers 17 heures, les fusiliers marins attaquèrent en direction de Vecquemont, mais ne parvinrent pas à l'atteindre.

  • Sur le front Nord

À 16 heures, une brigade française intervint au Sud-Est de Contay en direction de Beaucourt.

Retraite[modifier | modifier le code]

Les combats cessèrent vers 19 heures, dans l'obscurité totale. Les Prussiens s'installèrent en cantonnement dans les villages. Les Français bivouaquèrent sur les hauteurs de la rive gauche de l'Hallue par une température de -8°.

Le lendemain 24 décembre 1870, vers 9 heures, l'artillerie française déclencha un tir sur Béhencourt. À 14 heures, le mouvement de retraite français s'exécuta en direction d'Albert, protégé par un rideau d'éléments retardataires. Les Prussiens entamèrent la poursuite le 25 décembre alors que les Français étaient déjà entre Albert et Bapaume. De nouveaux affrontements aux résultats indécis eurent lieu les 2 et 3 janvier 1871 à la bataille de Bapaume.

Pertes humaines[modifier | modifier le code]

Les Prussiens perdirent 45 officiers et 881 hommes tués, blessés ou disparus. Les Français ont eu à déplorer 50 officiers et 1 176 hommes tués, blessés ou disparus. Un monument la colonne Faidherbe[23], élevée le long de la route départementale 929, rappelle cet événement (49° 56′ 33″ N 2° 27′ 08″ E / 49.9425, 2.45222 () à l'altitude 97 mètres), dominant le champ de bataille.

Organisme gestionnaire[modifier | modifier le code]

Un SAGE est en cours d'élaboration dans le cadre de la Vallée de la Somme - Ancre - Hallue[24]. L'organisme gestionnaire est l'Ameva : Aménagement et Valorisation du bassin de la Somme[2]

Aménagements[modifier | modifier le code]

Écrevisse à pattes blanches.

La bassin versant de l'Hallue a une vocation essentiellement agricole. Le plateau et les coteaux de la vallée de la rivière sont consacrés à la grande culture des céréales et de la pomme de terre. Les prairies pâturées se retrouvent en fond de vallée où domine l'élevage bovin[9]. Des élevages de volailles et de porcs complètent ses activités ainsi qu'un établissement piscicole, sis à Fréchencourt, qui élève des écrevisses à pattes blanches, des écrevisses à pattes rouges ainsi que des truites arc-en-ciel, des truites fario et des ombles alis[25].

De nombreux marais agrémente le cours de l'Hallue et le circuit des Puits tournants la longe.

Écologie[modifier | modifier le code]

L' Hallue a une ZNIEFF de type I référencée sur son cours :

  • n° 220320025 Marais de la vallée de l'Hallue entre Montigny-sur-l'Hallue et Bussy-lès-Daours de 198 hectares, décrit depuis 1997, de type I sur les huit communes de Beaucourt-sur-l'Hallue, Béhencourt, Bussy-lès-Daours, Daours, Fréchencourt, Montigny-sur-l'Hallue, Pont-Noyelles, Querrieu[26]

Une autre ZNIEFF de type I est référencée entre son embouchure et celle de l'Ancre au nord de la Somme :

  • n° 220013977 Marais et larris[27] de Daours/Corbie de 177 hectares, décrit depuis 1989, de type I sur les trois communes de Aubigny, Corbie, Daours[28]
Article détaillé : [Marais et larris de Daours/Corbie].

Toponymes[modifier | modifier le code]

L'Hallue a donné son hydronyme a deux communes : Beaucourt-sur-l'Hallue, Montigny-sur-l'Hallue.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Sandre, « Fiche cours d'eau - rivière d'hallue (E6390700) » (consulté le 31 mai 2013)
  2. a, b et c Ameva - Aménagement et Valorisation du bassin de la Somme, « le bassin versant de la Somme avec affluents » (consulté en 15 décembre 2013)
  3. a et b IGN, « selon géoportail »
  4. Cours supérieur de l'Hallue sur la carte Cassini.
  5. Cours moyen de l'Hallue sur la carte de Cassini.
  6. Cours inférieur de l'Hallue sur la carte de Cassini.
  7. a et b L'Hallue sur le site de l'agence de l'eau Artois-Picardie.
  8. Plan de nivellement de 1775, figurant les chutes des moulins de Querrieu et de Daours, Archives départementales de la Somme, Cindoc Photothèque Querrieu n° 10.
  9. a et b Le bassin de l'Hallue.
  10. Plan cadastral de Pont-Noyelles, feuille AB 01 et Claude Bloquet, Toponymie de Pont-Noyelles, Eklitra n° 29, page 304.
  11. Cadastre de Pont-Noyelles, feuille 000 AB 01.
  12. Claude Bloquet, Toponymie de Pont-Noyelles, Eklitra n° 29, pages 251 à 253.
  13. Rapport du Service Hydraulique des Ponts et Chaussées du 5 septembre 1899. Archives départementales de la Somme : 99 O 634.
  14. Cadastre de Pont-Noyelles, feuille 000 AE 01.
  15. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Noelle (E6390750) » (consulté en 31 août 2013)
  16. Arrêté Préfectoral du 9 décembre 2003.
  17. Charles-Edmond Lenglet, Histoire et Traditions du pays des coudriers, n° 1.
  18. Ch. Edmond Lenglet, Fréchencourt, chronique d'un village picard, Archives départementales de la Somme : 4° 1215.
  19. a, b et c Pont-Noyelles sur le site du patrimoine de France.
  20. Fréchencourt sur le site du patrimoine de France.
  21. Gilles de Monclin, La bataille de l'Hallue, Histoire et traditions du pays des coudriers n°21, pages 29 à 36.
  22. Georges Pierson, La bataille de Pont-Noyelles, Histoire et traditions du pays des coudriers, n° 8, pages 37 à 42.
  23. Memorial-morts-pour-la-france-80, « La colonne Faidherbe »
  24. Ameva - Syndicat mixte d'Aménagement et de valorisation du bassin de la Somme, « SAGE Somme Aval et Cours d'eau côtiers » (consulté en 15 décembre 2013)
  25. Annuaire des Piscicultures ou des Parcours de Pêche, « Pisciculture de Fréchencourt »
  26. ZNIEFF 220320025 - Marais de la vallée de l'Hallue entre Montigny-sur-l'Hallue et Bussy-lès-Daours sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  27. « du Larris à la Nièvre », sur site perso : delbrayelle.pagesperso-orange.fr (consulté en 15 décembre 2013)
  28. ZNIEFF 220013977 - Marais et larris de Daours/Corbie sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.