Rubempré

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Rubempré
Saint-Léonard.
Saint-Léonard.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Villers-Bocage
Intercommunalité Communauté de communes du Bocage et de l'Hallue
Maire
Mandat
Jean-Marie Rousseaux
2014-2020
Code postal 80260
Code commune 80686
Démographie
Population
municipale
741 hab. (2011)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 01′ 11″ N 2° 23′ 12″ E / 50.0197, 2.386750° 01′ 11″ Nord 2° 23′ 12″ Est / 50.0197, 2.3867  
Altitude Min. 89 m – Max. 147 m
Superficie 10,08 km2
Localisation

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Rubempré

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Rubempré

Rubempré (Rubimpré en picard) est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est constituée d'un chef-lieu (Rubempré) et d'un hameau distant de 2 km (Septenville).

Histoire[modifier | modifier le code]

Seigneurie

La maison de Rubempré tire son origine d'Alexandre de Hongrie, fils du roi Bela de Hongrie, il a acquis le nom de Rubempré après la croisade de 1248[1].

Au début du XIIIe siècle, Bauduin de Rubempré, époux de Havoise est le premier seigneur du lieu mentionné (1202). Au XVIe siècle, l'héritière Jeanne de Rubempré épouse Jacques de Bourbon-Vendôme dit « le Bâtard » (1505 à Amiens), descendant direct de Robert, comte de Clermont, fils de Saint Louis. Par la suite, les seigneurs du lieu (comté) porteront désormais le nom de Bourbon-Rubempré.

  • XIIIe siècle-1505 : famille de Rubempré
  • 1505-1598 : famille de Bourbon-Vendôme
  • 1598-XVIIe siècle: famille de Monchy
  • XVIIe siècle-1774 : famille de Mailly
  • 1774-1779 : famille de France d'Hézecques
Vestiges de motte féodale

Ancien château fort situé sur un contrefort naturel au nord-est du village. Le 14 février 1589, l'échevinage d'Amiens vote le démantèlement de la forteresse au nom de la Ligue, car son propriétaire Charles de Bourbon-Rubempré est cousin d'Henri IV. Ce château mesurait 40 m de long sur 34 de longueur. Aujourd'hui, le fossé est comblé. Néanmoins, il subsiste encore en 1753 une tour en grès taillés, debout jusqu'à l'époque de la Révolution française.

À la suite du siège, les habitants résolurent de s'éloigner de cette forteresse qui ne pouvait désormais plus les protéger, aussi ils établirent leurs demeures sur le plateau voisin, vers l'Ouest autour de la voie romaine.

En 1635, les récoltes sont piétinées par la cavalerie de Jean de Werth. La plaine vers Beauquesne offre le plus triste spectacle.

En 1636, Rubempré et Septenville sont saccagés et incendiés par les passages continuels des troupes espagnoles, cela dure jusqu'au Traité des Pyrénées en 1659.

En 1709, des détachements de l'armée du duc de Marlborough ravagent les environs.

Réseau de souterrains-refuges
Vie associative
Harmonie de Rubempré

Formée en août 1888 et déclarée en Préfecture par arrêté du 20 avril 1889. Présidée par Arsène Debeauvais, propriétaire à Septenville, la formation évolue rapidement. Elle est dirigée par son fondateur, Armand Prévost membre de l'Académie nationale de musique. L'harmonie donne son premier concert le 26 novembre 1888 à l'occasion de la fête de Sainte Cécile. En 1890 elle compte 35 exécutants, 60 membres honoraires et a déjà remporté 2 premiers prix et 1 second aux concours locaux. Le 24 mai 1891, un concours de musique est organisé à Rubempré. La société musicale est dissoute au début des années 1980.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'argent aux trois jumelles de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Philippe Delaporte[2]    
2014[3] en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Marie Rousseaux    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 741 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 039 1 081 1 155 1 282 1 405 1 387 1 377 1 396 1 407
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 355 1 290 1 208 1 070 1 004 920 922 876 822
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
775 734 673 568 534 503 491 435 406
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
340 421 433 486 634 675 762 774 741
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Léonard[modifier | modifier le code]

Au début du XVIIe siècle, l'église paroissiale Saint-Léonard se situe près du château fort médiéval de la famille de Rubempré, au cœur du village niché au creux de la vallée menant à Hérissart. Bâtie dans le style gothique (au milieu du cimetière actuel) et de petite dimension, elle est ravagée au cours des invasions espagnoles de la guerre de Trente Ans, notamment lors du siège de Corbie en 1636. En 1656, une décision est prise de la rebâtir plus haut dans le village avec les mêmes matériaux.

À l'origine, l'édifice actuel avait un plan rectangulaire, avec une nef et un unique collatéral au nord, séparé de la nef par une rangée de piliers carrés, surmontés d'arcades en plein cintre. La maçonnerie du côté sud ainsi que le portail datent de cette première campagne de construction.

Vétuste, le clocher en pierre est remplacé en 1786 par la flèche actuelle. En 1803, le collatéral fut reconstruit en briques et repoussé de deux mètres vers le nord.

En octobre 1824, le beffroi est doté de trois nouvelles cloches (Marie, Joséphine et Rosalie) fournies par les ateliers Cavillier.

En 1828, d'importants travaux de restauration et d'agrandissement, ont conféré à l'église son aspect général actuel. Un nouveau plan a été adopté, en croix latine avec une abside arrondie et un seul vaisseau, le bas-côté étant englobé dans la nef.

Depuis 1846, elle renferme les reliques de saint Victorin, provenant des catacombes de Rome[6].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'artiste peintre contemporain Alain Mongrenier vit et a son atelier au cœur du village à proximité de l'église.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Moréri, Le grand dictionnaire historique ou le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane..., chez Jean-Baptiste Coignard, 1725, [1]
  2. Réélu pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 27 janvier 2009 (consulté le 15 mars 2009)
  3. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. Itinéraires du Patrimoine, livret N°181. Direction régionale des Affaires culturelles de Picardie, Amiens

Liens externes[modifier | modifier le code]

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