Auguste Carli

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Auguste Carli[1], né à Marseille le 12 juillet 1868 et mort à Paris le 28 janvier 1930, est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Auguste Carli, frère aîné du sculpteur François Carli, élève du sculpteur Émile Aldebert, emporte en 1890 le concours de l'École des beaux-arts de Marseille, ce qui lui vaut une bourse pour se rendre à l'École des beaux-arts de Paris pour compléter sa formation dans l'atelier de Jules Cavelier[2].

Il obtient en 1896 le second prix de Rome alors que son compatriote Constant-Ambroise Roux triomphe, ce qui lui ferme certaines perspectives parisiennes. Il reçoit sa première commande de l'État le 30 janvier 1900 pour deux figures d'enfants jouant, destinées aux linteaux des portes latérales du porche central du Grand Palais à Paris.

Il s'établit à Marseille et travaille sur divers chantiers comme celui de l'escalier de la gare Saint-Charles ou de la Caisse d'épargne[3]. Pour l'hôtel de la Caisse d'Épargne à Marseille, il sculpte un haut-relief situé à l'intersection de la place Estrangin et du cours Pierre Puget : l'allégorie de L'Épargne est figurée par une femme largement drapée, s'avançant un livret à la main vers un forgeron qui lui tend une bourse contenant ses économies ; en arrière-plan sont figurés un laboureur et un semeur, tandis qu'en bas à droite un couple âgé, la main dans la main, bénéficiant des bienfaits de la prévoyance.

Il réalise plusieurs œuvres religieuses dont La lutte de Jacob et de l'Ange et Le Christ et sainte Véronique. Cette dernière sculpture, montrée à l'occasion de l'Exposition coloniale de 1906, se caractérise par les expressions de la douleur marquant le visage du Christ et de la souffrance retenue de sainte Véronique. Le Christ et sainte Véronique est située à l'intérieur de la basilique Sainte-Marie-Majeure de Marseille.

Henriette Albrand, fille de l'armateur Joseph Étienne, commande en 1904 à Auguste Carli une fontaine monumentale afin de célébrer le souvenir de son père. Cette fontaine du Triomphe d'Amphitrite est inaugurée en 1906 sur la place Joseph Étienne à Marseille. Un imposant piédestal supporte la statue d'Amphitrite, le bras gauche tendu vers la ville, avec à ses pieds un triton soufflant dans une conque. Le piédestal, qui comporte quatre rostres décorés de têtes de bélier, est surmonté d'un cartouche sur lequel sont gravés les noms des navires appartenant à l'armateur Joseph Étienne : Le Cèdre, Le Clarisse Louise, Le Goéland et Le Nicolas Étienne Jeune.

Ses amitiés pour les milieux radicaux-socialistes lui valent les commandes du Monument au sénateur Victor Leydet (1910) à Aix-en-Provence, le Monument à Camille Pelletan à Salon-de-Provence (1922), et le Monument à Paul Peytral (1926) au parc Borély à Marseille.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Académie de Marseille, Dictionnaire des marseillais, Edisud, Marseille, 2001, page 81 (ISBN 2-7449-0254-3)
  • André Alauzen et Laurent Noet, Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marseille, Jeanne Laffitte,‎ 2006 (1re éd. 1986), 473 p. (ISBN 9782862764412), p. 100.

Liens internes[modifier | modifier le code]

François Carli

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Né Auguste Henri Carli.
  2. Bruno Wuillequiey, Denise Jasmin, Luc Georget, Bénédicte Ottinger, Florence Dagousset et Gilles Mihière, Régis Bertrand, Marseille au XIXe, rêves et triomphes, Musées de Marseille (16 novembre 1991-15 février 1992), p. 118(ISBN 2-7118-2487-X)
  3. Bruno Wuillequiey, Denise Jasmin, Luc Georget, Bénédicte Ottinger, Florence Dagousset et Gilles Mihière, Régis Bertrand, Marseille au XIXe, rêves et triomphes, Musées de Marseille (16 novembre 1991-15 février 1992), p. 231(ISBN 2-7118-2487-X)