Émile Aldebert

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Émile Aldebert né à Millau le 28 août 1828, fils de Jean-Antoine et Rose Guibert, décédé à Marseille le 7 mars 1924 est un sculpteur français.
Il descend d'une famille anciennement installée à Comprégnac dans la vallée du Tarn. Son grand-père, Antoine, tailleur, quitte le commune d'origine pour s'installer à Millau où il épouse Rose Houstières. Leur fils Jean-Antoine, praticien-commissionnaire, quittera Millau avec son épouse Rose Guibert et leurs enfants, pour Marseille.
Moins connu, son frère, Joseph (1835-1894) était aussi sculpteur.

Sommaire

Biographie[modifier]

Émile Aldebert vient à Marseille en 1837 et fait ses études à l'école des Beaux-Arts sous la direction d' Émile Loubon. Il expose au salon parisien où il obtient une mention honorable en 1883 et 1886. Les grands chantiers du second empire lui fournissent l'occasion de montrer son talent et d'acquérir une solide réputation d'ornementiste. Il sculpte le fronton de l'ancienne Faculté des sciences où il représente la Science et l'Industrie[1] ; ce bâtiment qui se trouvait sur l'actuel place Léon Blum, a été détruit lors du bombardement du 27 mai 1944[2]. Il collabore à la décoration du palais de justice (Lions et armoiries de la face nord) et de la bibliothèque de l'époque. Il réalise différents monuments commémoratifs : Dr Louis Barthélemy (buste en bronze) à Aubagne, général Gaffory à Corte, mausolée d'Isidore Moricelly situé dans la chapelle de l'hôtel-Dieu[3] à Carpentras ainsi qu'un buste de Mgr Inguimbert au musée de cette ville, et C. Monier et Roche à Eyguières. En 1860 il réalise la décoration du château Régis situé au 59 Avenue de Saint-Menet à Marseille[4].

Façade de l'immeuble 11 rue Louis Morel
Premier étage
Sculptures d'Émile Aldebert

Il poursuit également une carrière administrative : il est nommé en 1874 professeur de modelage et en 1884 professeur de sculpture. Il est reçu à l'Académie de Marseille le 24 avril 1884.

Il décède à son domicile situé au 11 rue Louis Morel (alors nommée rue de l'obélisque)[5] dont il a richement orné la façade. Un cartouche ornemental surplombe la porte, des dauphins et des masques de lions surplombent les fenêtres du deuxième étage. Au premier étage, sur chacun des deux trumeaux figurent en vis-à-vis des médaillons féminins de profil au-dessus de trophées allégoriques symbolisant la peinture et la sculpture. Ces médaillons représentent l'épouse et la fille de l'artiste.

Œuvres[modifier]

  • Deux fontaines (1867) représentant l'une la marine et l'autre l'agriculture pour la ville de Sanary-sur-mer (Var)
  • Ariane et Axos (1868), statue de marbre.
  • Marianne ornant une fontaine de Méounes-lès-Montrieux située dans la Grande rue.
  • Jeune homme apprivoisant un oiseau (1870)
  • Statue de Jean-Pierre Gaffory, Corte.
  • Pêcheur à la ligne (1874), statue de bronze au musée de Marseille.
  • Bateleur (1883), statue plâtre au musée de Marseille.
  • Enfant et chèvre (1886), groupe plâtre au musée de Marseille.
  • Monument à Camille Monier sur la commune d'Eyguières[6].
  • Buste du peintre Dominique Antoine Magaud (1910) se trouvant dans le hall du conservatoire de musique au palais des Arts.
  • Le fronton de la façade postérieure donnant sur la rue Grignan du palais de justice de Marseille.
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Hommages[modifier]

Les villes de Millau et de Marseille ont chacune donné son nom à une rue.

Bibliographie[modifier]

  • Académie de Marseille, Dictionnaire des marseillais, Edisud, Marseille, 2001, page 14 (ISBN 2-7449-0254-3)
  • Paul Masson (sous la direction de), Encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille, 17 volumes parus de 1913 à 1937, Tome XI, p. 11-12.
  • André Alauzen et Laurent Noet, Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marseille, Jeanne Laffitte, 2006 (1re éd. 1986), 473 p. (ISBN 9782862764412), p. 10 .

Liens externes[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. G. Aillaud, Y.Georgelin et H.Tachoire, Marseille, 2600 ans de découvertes scientifiques, II- Vers la création de la faculté des sciences, Publications de l’Université de Provence, Aix-en-Provence, 2002, Tome II p. 163, (ISBN 2-85399-503-8)
  2. Adrien Blés, Dictionnaire historique des rues de Marseille, Ed. Jeanne Laffitte, Marseille, 1989, p. 56 (ISBN 2-86276-195-8)
  3. Guides bleus Provence, Alpes, côte-d'azur, éd. Hachette, 1990, p. 362 (ISBN 2-01-011427-2)
  4. Notice no Pa13000010, base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. Adrien Blés, Dictionnaire historique des rues de Marseille, Ed. Jeanne Laffitte, Marseille, 1989, p. 234 (ISBN 2-86276-195-8)
  6. Patrimages