Artio

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Artio
Dieu de la mythologie celtique
Image illustrative de l'article Artio
Caractéristiques
Équivalent(s) par syncrétisme Artémis
Symboles
Animal Ours

Dans la mythologie celtique, Artio est une déesse qui semble avoir été vénérée par le peuple des Helvètes[1].

Représentation[modifier | modifier le code]

Elle est connue par des inscriptions et une statuette en bronze datées du IIe siècle et mises au jour à Muri, dans la région de Berne (d'où le nom : Artio de Muri).

La statuette fait 15,6 cm de hauteur sur 19 cm de longueur. Elle représente un ours (peut-être une femelle) sur ses quatre pattes, tête relevée et gueule entrouverte, laissant apparaître deux canines. Un petit arbre portant deux branches, une feuille et des fruits est planté derrière l'ours, tandis qu'une femme assise dans une chaise fait face à l'ours. Cette femme, représentant la déesse romaine Abondance, est un ajout ultérieur.

La sculpture repose sur un large socle rectangulaire, en bronze lui aussi, portant l'inscription suivante :

Deae Artioni / Licinia Sabinilla

À la déesse Artio (ou Artionis) / de la part de Licinia Sabinilla

Étymologie[modifier | modifier le code]

Artio signifie ours en langue gauloise[2], animal emblématique de la royauté chez les Celtes. On retrouve la même racine dans d'autres langues celtiques : art en ancien irlandais, arth en gallois, arz en breton. C'est de cette racine que provient le nom du roi Arthur.

Equivalences[modifier | modifier le code]

On peut rapprocher cette racine de celle du nom de la déesse grecque Artémis, dont un attribut était l'ours (arctos en grec). Selon certains archéologues, les poteries de la culture de Vinča suggèrent que le culte d'une divinité ursine était répandu chez les proto-Indo-Européens du Danube. Artémis serait donc l'équivalente de la déesse Artio[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Félix Guirand, Mythologie générale, éd. Larousse, Paris, 1994, p. 203 (ISBN 2-03-513006-9).
  2. a et b Félix Guirand, Mythologie générale, éd. Larousse, Paris, 1994, p. 204 (ISBN 2-03-513006-9).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Paunier, À la recherche de la Gaule perdue, Pour la Science, nº345, 2006.

Article connexe[modifier | modifier le code]