Alexandre-François Desportes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Desportes.

Alexandre-François Desportes

Description de cette image, également commentée ci-après

Alexandre-François Desportes, Portrait de l'artiste en chasseur
(1699), Paris, musée du Louvre.

Naissance 1661 (baptisé le 16 février)
Champigneulle, France
Décès 1743
Paris, France
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Peintre
Maîtres Nicasius Bernaerts

Alexandre-François Desportes, né en 1661[1] à Champigneulle (Ardennes) et mort à Paris en 1743, est un peintre français, spécialisé dans la peinture animalière.

Biographie[modifier | modifier le code]

François Desportes est le fils de Pierre Desportes, riche cultivateur, et d’Élisabeth Dugay. Il est envoyé en 1673 chez un de ses oncles établi à Paris, où se forme auprès de Nicasius Bernaerts, un élève de Frans Snyders. Avec ce maître, il s’imprègne de la tradition flamande mais tempère la violence et la fougue de ces compositions baroques au profit d’un art plus mesuré.

Après un passage à la manufacture royale des Gobelins en 1692-1693, il devient portraitiste de la Cour de Pologne en 1695-1696. De retour en France, il se détourne du portrait pour se consacrer à la décoration intérieure. Il est reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture en tant que « peintre d'animaux » en 1699.

De 1700 jusqu’à sa mort, il exécute de nombreux tableaux pour orner les demeures royales (Versailles, Marly, Meudon, Compiègne et Choisy). Louis XIV, puis Louis XV lui commandent le portrait de leurs chiens favoris.

Nature morte à l'orfèvrerie (vers 1720), New York, Metropolitan Museum of Art.

Peintre des chasses et de la meute royales, Desportes suit le roi lors de ses chasses. Saint-Simon[réf. nécessaire] rapporte « qu’il allait même d’ordinaire à la chasse à ses côtés, avec un petit portefeuille pour dessiner sur les lieux leurs diverses attitudes, entre lesquelles le roi choisissait, et toujours avec goût, celles qu’il préférait aux autres. »

Œuvre[modifier | modifier le code]

François Desportes meurt en 1743, laissant un important fonds d’atelier. Celui-ci se compose des études d’animaux, de plantes et de paysages peintes d’après nature, ainsi que quelques esquisses de Jan Fyt, comme celles figurant des chasses au renard.

En 1784, le comte d'Angiviller, directeur général des bâtiments du Roi, fait l’acquisition de ce fonds pour la manufacture de Sèvres afin qu’il serve de modèle aux peintres sur porcelaine. Après avoir servi de source iconographique pendant plus d’un siècle, les études ont été déposées dans plusieurs institutions. Le musée de la chasse et de la nature à Paris a recueilli une part importante des œuvres animalières. Le musée du Louvre possède son portrait peint par lui-même et plusieurs de ses meilleurs tableaux. Une salle entière du musée international de la Chasse à Gien lui est consacrée. Le musée de la vénerie de Senlis expose son tableau Hallali de cerf et Chasse aux renards, ainsi que d'autres œuvres.

Expositions[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Biographie ardennaise ou Histoire des ardennais, Paris, Ledoyen,‎ 1830, 343-351 p. (books.google.fr lire en ligne).
  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Alexandre-François Desportes » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)
  • Lise Duclaux et Tamara Préaud, L'Atelier de Desportes  : dessins et esquisses conservés par la Manufacture nationale de Sèvres, Paris, catalogue d'exposition, Réunion des musées nationaux,‎ 1982, 144 p. (ISBN 2-7118-0223-X).
  • Pierre Jacky, Alexandre-François Desportes : tableaux de chasse, Paris, catalogue d'exposition , Mona Bismarck Foundation,‎ 1998, 93 p..
  • Pierre Jacky, Desportes : catalogue raisonné, Saint-Rémy-en-l'Eau, M. Hayot,,‎ 2010,, 319 p. (ISBN 978-2-903824-74-7)
  • Collectif, Paysages de François Desportes (1661-1743) : études peintes d'après nature. Exposition organisée à l'occasion du troisième centenaire de sa naissance, juillet-août 1961., Paris, Musées et domaine nationaux de Compiègne, Les presses artistiques,‎ 1961, 31 p..
  • (es) Java Kaiser de Feria (dir.), François Desportes : pintor francés del siglo XVII, obra de la colección de Sévres (1661-1743), Mexico, catalogue d'exposition, Centro cultural arte contemporaneo,‎ 1994, 135 p. (ISBN 968-619146-1)
  • Alix Saint-Martin, « Desportes sa “patte” et sa palette, exposition au Petit-Château de Sceaux », Magazine des Hauts-de-Seine, no 40,‎ mars-avril 2015, p. 36-39 (lire en ligne).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Baptisé le 16 février
  2. Collectif 1961.
  3. Duclaux et Préaud 1982.
  4. Kaiser de Feria 1994.
  5. [PDF] Le guide Vallée-Culture Hauts-de-Seine, no 29, printemps 2015, p. 32-39 (en ligne sur hauts-de-seine.net)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :