Musée de la chasse et de la nature

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Musée de la chasse et de la nature
Image illustrative de l'article Musée de la chasse et de la nature
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Adresse 62, rue des Archives, 75003 Paris
Coordonnées 48° 51′ 40″ N 2° 21′ 31″ E / 48.8612, 2.358648° 51′ 40″ Nord 2° 21′ 31″ Est / 48.8612, 2.3586  
Informations générales
Date d’inauguration 1967
Collections Armes et accessoires de chasse, trophées, art cynégétique et art animalier de l'Antiquité à nos jours
Nombre d’œuvres 6000
Superficie 650 m2
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 40 000
Site web Site officiel

Le musée de la chasse et de la nature, « Musée de France » depuis 2003, est un musée privé rassemblant les collections de la Fondation de la Maison de la Chasse et de la Nature. Il est situé à Paris, dans l’hôtel de Guénégaud et l'hôtel de Mongelas dans le quartier du Marais.

Création[modifier | modifier le code]

François Sommer et son épouse Jacqueline (couple d'industriels des Ardennes) créent, en 1964, la Fondation de la Maison de la chasse et de la nature, institution originale qui est reconnue d’utilité publique. Celle-ci s’est fixée plusieurs buts : œuvrer pour une pratique de la chasse soucieuse du respect de la nature et particulièrement de la faune sauvage, créer un musée de la chasse et de la nature, aménager et mettre en valeur un parc de vision à Bel-Val dans les Ardennes, sorte de musée vivant de la faune sauvage.

C’est à l’amitié des Sommer et d’André Malraux que l’hôtel de Guénégaud doit sa nouvelle vocation. Alarmé par l’état de décrépitude de cet admirable monument, André Malraux alors ministre chargé des Affaires culturelles, cherche un mécène à qui en confier la réhabilitation et l’animation. Acquis par voie d’expropriation par la Ville de Paris, l’hôtel est loué en 1964 pour une durée de 99 ans à la Fondation de Maison de la chasse et de la nature, à charge pour celle-ci d’en assumer la restauration et l’entretien.

Les collections[modifier | modifier le code]

Les collections sont réparties entre deux sites prestigieux :

Les collections illustrent les rapports de l’homme à son environnement naturel à travers le riche patrimoine artistique et culturel qu'ils inspirent. La muséographie très originale est due à Georges de Lastic qui y fut conservateur. les collections s’organisent autour de trois ensembles d'items :

  • Les instruments de la chasse, depuis les origines jusqu’à nos jours : Le musée présente l'une des plus riches expositions d'armes et d'accessoires de chasse d'Europe. Issus de la collection personnelle de ses fondateurs et d'une grande partie de la prestigieuse collection Georges Pauilhac (dépôt du Musée de l'Armée), ils présentent un panorama particulièrement cohérent de l'évolution de ses instruments. Les fusils de Louis XIII, Marie-Thérèse d'Autriche, Napoléon Ier ou Napoléon III évoquent l'attrait des cours européennes pour la pratique cynégétique.
  • Les produits de la chasse : Le musée conserve une importante collection de trophées et d'animaux naturalisés d’Europe, d’Afrique, d’Asie et d’Amérique, parmi lesquels un exceptionnel trophée de kouprey, rare bovidé cambodgien.
  • La représentation de la faune et de la chasse au cours des âges : À travers un exceptionnel ensemble d'œuvres d'art (peintures, arts graphiques, sculptures, tapisseries, céramiques, pièces de mobilier) anciennes ou contemporaines, le musée illustre l'histoire de l'art cynégétique et animalier depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours. Sa collection de peintures est riche d'œuvres de Pierre Paul Rubens, Lucas Cranach[Lequel ?], Frans Snyders, Pieter Boel, Jean-Baptiste Oudry, Jean Siméon Chardin, Carle Vernet, André Derain... Le fonds d'œuvres de François Desportes, peintre des chasses et des chiens de Louis XIV, y est sans équivalent au monde. L'art des artistes de notre temps dialogue avec les collections patrimoniales et le musée présente les œuvres d'une trentaine de plasticiens parmi lesquels Jan Fabre, Jean-Michel Othoniel, Mark Dion ou Patrick Van Caeckenbergh.

Le musée aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Fidèle à la mémoire de ses fondateurs, le musée de la chasse et de la nature poursuit régulièrement l’enrichissement de ses collections.

Il propose chaque année plusieurs expositions temporaires à Paris et à Chambord. Ces expositions sont à caractère patrimonial (iconographie de la vénerie au XIXe siècle, iconographie du chien dans l'histoire de l'art, pratiques et culture de la chasse à la Renaissance...) ou présentent le travail d'artistes contemporains (Éric Poitevin, Laurent Saksik, Karen Knorr, Erik Nussbicker, Tania Mouraud, Johan Creten, Sheila Concari, Gilles Aillaud, Jeffrey Blondes, Miguel Chevalier, Françoise Quardon, Juliette Fontaine...)

Il s'efforce de devenir un pôle culturel de référence sur les questions du rapport de l'homme à son environnement sauvage à travers ses publications et manifestations culturelles (débats, conférences, colloques, projections, spectacles...)

Il maintient la tradition de mécénat de François et Jacqueline Sommer notamment en finançant la restauration d’œuvres significatives du patrimoine artistique liées à la chasse et à la nature.

Il œuvre au rapprochement des institutions partageant ses thèmes de réflexion, plus particulièrement les autres musées de chasse en France : musée de la vénerie de Senlis, musée de la chasse de Gien et musée du veneur de Montpoupon.

En 1997, le réaménagement complet des salles occupées par le musée au château de Chambord a été l’occasion d’enrichir les collections de tapisseries et de peintures de grand format des écoles flamandes du XVIIe siècle. Le musée y présente aujourd’hui une évocation des chasses au temps de François Ier, une partie de sa collection de tapisseries et d’art contemporain.

Le nouveau parcours muséographique[modifier | modifier le code]

Depuis le 6 février 2007 le musée de la chasse et de la nature à Paris s’ouvre au public dans une disposition totalement repensée. Le nouvel aménagement du musée, étendu par l'acquisition de l’hôtel de Mongelas, se veut fidèle à l'esprit de ses fondateurs. Certes, les collections ont été enrichies et réorganisées autour de thèmes tels que la relation de l’homme à l’animal sauvage et son évolution ou l’image de la chasse. Mais à rebours d’une certaine tendance contemporaine, le musée se veut avant tout un lieu d’émotion. En juxtaposant l’art contemporain et les collections scientifiques, ce moderne cabinet de curiosités interroge sur les contours d’une nature réelle ou fantasmée. Perdant ses repères, le visiteur est maintenu aux aguets, comme peut l’être un chasseur en forêt. Au gré du parcours se produisent d’étranges rencontres : un sanglier qui parle, une toile de Chardin, des excrément de licornes… La nouvelle muséographie permet au visiteur d’emprunter un circuit de visite élargi qui se développe autour de deux thèmes principaux :

  • L’image de l’animal : qui se développe dans les nouvelles salles de l'hôtel de Mongelas. Un parcours chronologique présente l’évolution constante du statut de l’animal sauvage dans l’histoire depuis l’Antiquité jusqu’au monde contemporain. À chaque étape de cette évolution, correspond un animal emblématique dans le parcours muséographique. La salle qui lui est consacrée confronte les œuvres le représentant. Un « cabinet naturaliste » y réunit les éléments d’informations susceptibles de transmettre le savoir concret du chasseur.
  • L’art et la chasse : qui occupe l'hôtel de Guénégaud dans une disposition muséographique inspirée de ce que François et Jacqueline Sommer avait conçu à l’origine du musée : l’atmosphère précieuse et intime d’une maison de collectionneur.

Aujourd’hui, le musée présente à ses visiteurs, à Paris et à Chambord, une collection qui peut être considérée comme la plus significative au monde dans son domaine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]