Abrasax

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Abraxas, Nordisk familjebok.png

Abrasax, aussi appelé Abracax ou encore Abraxas, est un démon.

Apparence et signification[modifier | modifier le code]

Selon certains démonographes, il apparaît sous la forme d'une chimère avec une tête de coq, des pieds de dragon et un fouet à la main. D'autres prétendent qu'il se montre avec une tête de roi portant une couronne et des serpents à la place des pieds.

Ce serait un symbole de la création dans son ensemble : ce qui vole, ce qui rampe et l'homme qui se situe au milieu avec le fouet représentant son autorité sur eux illustrant le récit de la genese au premier chapitre de la bible. Il ne faut donc pas y voir une représentation démoniaque (à cause du fouet ?) comme on a trop tendance parfois à le faire pour tout sujet inconnu ou un dieu, mais un rappel de la croyance biblique.

Les basilidiens, hérétiques du IIe siècle, voyaient en lui leur dieu suprême. Ils disaient encore que Jésus-Christ n'était qu'un fantôme bienveillant envoyé sur la terre par Abrasax[1].

Son origine est issue des sept premières lettres du nom de Dieu en hébreu[réf. nécessaire], et fait référence aux sept planètes, aux sept archanges, aux sept péchés, aux sept jours, etc. Décomposées selon le système grec de numérotation, puis additionnées, les sept lettres du terme donnent le nombre du cycle annuel, soit 365. Il est donc le symbole de la totalité de la Création, du cosmos et de la Connaissance (gnosis). Les basilidiens plaçaient sous ses ordres plusieurs génies, qui présidaient aux 365 cieux, et auxquels ils attribuaient 365 vertus.

Selon saint Jérôme, Abraxas correspondrait au nom mystique et caché de Mithra ou du Soleil, dont la somme des lettres, en grec (αβραξας), donne le nombre 365 correspondant aux jours d'une année solaire.[réf. nécessaire]

Il serait aussi utilisé comme symbole par l'Ordre des Templiers, mais uniquement destinées aux hauts dignitaires de l'Ordre, afin de signer les missives confidentielles et/ou secrètes, que les Templiers s'envoyaient.

Références à Abraxas[modifier | modifier le code]

  • Dieu faisant partie de quelques théogonies asiatiques, du nom duquel on a tiré la célèbre formule abracadabra.
  • Il est représenté sur des amulettes avec une tête de coq, des pieds de dragon et un fouet à la main.
  • Terme mystique, généralement gravé en caractère grec sur des pierres fines, dites basilidiennes, dont certaines sectes gnostiques se servaient en guise d'amulettes.
  • En Belgique, un organisme d'étude des phénomènes magiques et inexpliqués nommé Institut Abrasax, fut situé à Forchies-la-Marche. Il enseignait diverses traditions magiques via internet. Il fut perquisitionné en 1996 dans le cadre de l'affaire Dutroux et mis hors de cause.
  • En littérature, Hermann Hesse exploite le sujet dans son œuvre Demian. Il le définit comme une divinité ayant la tâche de concilier l'élément divin et l'élément démoniaque, à l'opposé du Dieu biblique qui lui ne reflète que la partie noble et lumineuse de la Vie.
  • Un album du groupe de musique Santana est intitulé Abraxas.
  • Les Espaces d'Abraxas sont un grand ensemble de logements dessiné par l'architecte Ricardo Bofill à Marne-la-Vallée
  • Une série de boutiques de tatouage/Piercing est dénommée Abraxas.
  • Les Abraxas pernicieux est le titre d'un album de la série Isabelle.
  • Abrasax est aussi cité dans la série télévisé The L world
  • Abraxas est aussi utilisé comme démon attaquant les sœurs Halliwell dans le premier épisodes de la saison 2 de la série Charmed.
  • Abraxas et la doctrine basilidienne sert de base au manga Sanctum et est également cité dans le manga 11 eyes.
  • Dans Le Septième Templier d'Eric Giacometti & Jacques Ravenne, Le mot Abrax, ou "Abraxas" et sept des ses possibles significations sont mentionnées dans le chapitres 22, page 222. Dans cet Ouvrage, Abrax serait la clé d'une énigme, afin de trouver le secret des Templiers.
  • cf page 26 l'ouvrage de hugo pratt "Fable de Venise" ainsi que page 45 qui expliquerait la quête du héros au sujet de ce symbole relié à l'émeraude du roi salomon

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire des Sciences Occultes - Abbé Migne - 1846