Abbaye Saint-André de Bruges

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Abbaye Saint-André
Image illustrative de l'article Abbaye Saint-André de Bruges
Vue de l'abbaye Saint-André de Zevenkerken
Présentation
Nom local Sint-Andriesabdij
Culte catholique
Type Prieuré fondé en 1100
Abbaye fondée en 1185
Nouvelle abbaye fondée en 1899
Rattachement Ordre de Saint-Benoît
Début de la construction 1117
Fin des travaux Reconstruction en 1899
Site web www.abdijschool.be/
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Province Drapeau de la province de Flandre-Occidentale Province de Flandre-Occidentale
Commune Loppem
Coordonnées 51° 09′ 35″ N 3° 09′ 32″ E / 51.159639, 3.15879551° 09′ 35″ Nord 3° 09′ 32″ Est / 51.159639, 3.158795  

Géolocalisation sur la carte : Flandre-Occidentale

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Abbaye Saint-André

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(Voir situation sur carte : Belgique)
Abbaye Saint-André

L'Abbaye Saint-André de Bruges est un monastère bénédictin fondé à Bruges (quartier 'Sint-Andries') au début du XIIe siècle par Robert II de Flandre. Supprimé lors de la Révolution française il fut reconstruit à Loppem au sud de Bruges à la fin du XIXe siècle, et la vie monastique fut relevée par des moines venus de Maredsous.

La communauté monastique qui compte aujourd'hui une vingtaine de moines dirige un collège secondaire renommé. L'abbaye est connue sous le nom de Saint-André de Zevenkerken et fait partie de la congrégation de l'Annonciation.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancienne abbaye[modifier | modifier le code]

La charte du prieuré est signée le 22 février 1100 et le comte Robert II de Flandre la ratifie en juin de la même année. Il est décidé de le construire sur le site de l'actuelle église Saint-André-et-Sainte-Anne. Les premiers moines arrivent le 17 août 1117. En 1185, le prieuré est élevé au rang d'abbaye, et en 1188, l'abbaye devient indépendante de son abbaye-mère d'Affligem. Une période de prospérité commence. Elle dure jusqu'au XIVe siècle et voit l'acquisition de nombreuses terres. En 1240, après une longue querelle entre l'abbé et le curé de la paroisse locale, un mur est édifié dans l'église pour la diviser en deux.

L'abbaye fut sévèrement endommagée durant la seconde moitié du XVe siècle pendant l'occupation allemande.[réf. nécessaire]

En 1521, l'Empereur Charles Quint et son frère Ferdinand vinrent dans cette abbaye et assistèrent aux vêpres. Au XVIe siècle encore, l'abbaye fut grandement endommagée par les Gueux et la plupart des moines durent fuir. Elle fut reconstruite au XVIIe siècle, mais les guerres constantes et sa situation en dehors des murs d'enceinte de la ville de Bruges l'exposèrent à de nouveaux dommages.

Supprimée lors de l'occupation française qui suivit la Révolution, elle fut bientôt démantelée, ses biens vendus et les bâtiments démolis.

Restauration au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Pour rétablir la vie bénédictine à Bruges une nouvelle abbaye est construite en 1899-1900 à Loppem, au sud de la ville de Bruges, et un groupe de moines bénédictins, venus de l'abbaye de Maredsous, y restaure la vie monastique selon la Règle de Saint-Benoît. Dom Gérard van Caloen est le fondateur de cette nouvelle abbaye, le prieur de ses moines. Inaugurée en 1902, l'abbaye connait une remarquable expansion entre 1912 et 1963, particulièrement sous l'abbatiat de Théodore Nève. Elle accueillera entre autres Lou Tseng-Tsiang, en religion Dom Pierre-Célestin Lou, ancien Premier ministre de Chine converti au catholicisme. Un collège-internat est ouvert en 1910.

Des fondations missionnaires sont faites au Congo (le diocèse de Lubumbashi), au Brésil, en Chine, en Inde (Asirvanam à Bangalore) et ailleurs. Plusieurs revues spécialisées y sont publiées dont une qui fit autorité dans le domaine des art et architecture d'Église.

Le 27 mai 1940, 37 étendards et divers emblèmes de l'armée belge sont cachés dans l'abbaye pour toute la durée de la guerre[1].

En 1967, un groupe de moines de Saint-André fonde le monastère de Clerlande, près de Louvain-la-Neuve, dans le Brabant wallon.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

De l'abbaye primitive, il subsiste, à Saint-André, aux portes de Bruges, une tour et quelques vestiges incorporés dans l'église paroissiale actuelle, réédifiée en 1869[2].

L'abbaye de Saint-André (ou de Zevenkerken) est un centre important de vie liturgique et missionnaire. Elle possède une riche bibliothèque, une hostellerie, un collège et une église.

Internat[modifier | modifier le code]

L'école abbatiale de Zevenkerken, fondée en 1910, fait partie de l'abbaye Saint-André. Ce prestigieux internat a notamment accueilli le prince Philippe pendant ses trois dernières années de scolarité secondaire.

Église[modifier | modifier le code]

Érigée en 1935, promue au rang de basilique mineure en 1954, cette église associe différents styles parmi les principaux ayant été honorés, au cours des siècles, par les architectes de la chrétienté. Par ses références à Rome, à Byzance, au Poitou et à d'autres "écoles" dont la Moscovite, elle symbolise concrètement la continuité et l'universalité du Catholicisme[2].

Les environs[modifier | modifier le code]

L'abbaye Saint-André de Bruges est un ensemble de bâtiments mis en valeur par un cadre verdoyant. Non loin de là se dresse d'une part le monastère, ayant rang de prieuré, de Notre-Dame de Béthanie, occupé par des Bénédictines missionnaires, d'autre part l'ancienne demeure de la famille van Caloen[2].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Pattyn, Le Volontaire de Guerre, 1er trimestre 1999
  2. a, b et c Joseph Delmelle, Abbayes et béguinages de Belgiques, Rossel Édition, Bruxelles, p. 28-29.