Éric Halphen

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Éric Halphen

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Éric Halphen en juin 2006.

Naissance 5 octobre 1959
Clichy (Hauts-de-Seine)
Nationalité français
Pays de résidence France
Profession juge d'instruction
Autres activités
homme politique, écrivain
Formation

Éric Halphen, né le 5 octobre 1959 à Clichy, est un magistrat français. Juge anti-corruption, il a notamment instruit l'affaire des HLM de Paris et l'affaire des HLM des Hauts-de-Seine au tribunal de grande instance de Créteil. Il est le cofondateur de l'association Anticor. Il est également écrivain.

Il est le fils du journaliste André Halphen, fondateur de l'hebdomadaire Télé poche.

Biographie[modifier | modifier le code]

Éric Halphen est né le 5 octobre 1959 à Clichy, dans les Hauts-de-Seine. Il obtient son bac littéraire à Versailles puis poursuit des études de droit à Sceaux (Faculté Jean Monnet de Paris XI) puis à la Faculté de droit de l'université de Paris (« Assas ») et enfin à l'École nationale de la magistrature (ENM), promotion 1982. En 1984 il devient juge d'instruction à Douai, puis à Chartres. En 1989 il est nommé au tribunal de grande instance de Créteil, toujours comme juge d'instruction. En 1994 débute l'affaire des HLM de Paris dans laquelle le juge Halphen prendra une place prépondérante (voire paragraphe suivant). À la suite de cette affaire, il annonce en 2002 sa mise en disponibilité temporaire de la magistrature et se destine alors à une carrière littéraire et politique. Il écrit un livre de souvenir de sa carrière de juge d'instruction (Sept ans de solitude), puis un roman policier et un recueil de nouvelles sur le rugby. Il s'engage alors en politique en soutenant la candidature présidentielle de Jean-Pierre Chevènement et se présente comme candidat du Pôle républicain dans l'Essonne aux élections législatives de 2002. Il s'éloigne ensuite du PR quand Jean-Pierre Chevènement se rapproche de la droite souverainiste.[précision nécessaire] Il crée alors un nouveau parti, le Mouvement pour une alternative républicaine et sociale (MARS), puis adhère au Mouvement de l'Utopie Concrète de l'architecte Roland Castro. Fin 2006, il annonce la fin de sa mise en disponibilité et est réintégré début 2007 à la magistrature, affecté à la 3e chambre du tribunal de grande instance de Paris chargée des questions de propriété intellectuelle, un poste moins « sensible » selon lui[1].

L'affaire des HLM de Paris[modifier | modifier le code]

En 1994, début de l'affaire des HLM de Paris : le juge Halphen enquête à partir de janvier 1994 sur un réseau de fausses factures entre Jean-Claude Méry et des entreprises prestataires de services pour les HLM de Paris. Jean-Claude Méry, ex-membre du comité central du RPR, est écroué en septembre 1994. L'enquête s'oriente aussi vers les Hauts-de-Seine, dont l'office d'HLM (HLM des Hauts-de-Seine) est dirigé par deux proches de Charles Pasqua, Didier Schuller et Patrick Balkany. En décembre 1994, Jean-Pierre Maréchal, le propre beau-père du juge Halphen, est arrêté à Roissy alors que Didier Schuller lui remet une mallette d'argent. Il s'agit en fait d'une opération de déstabilisation du juge de Créteil. Didier Schuller s'enfuit et reviendra de cavale en 2002. En 1996, l'ancien n° 2 de l'Opac, François Ciolina, dénonce les travaux réalisés dans l'appartement en HLM du fils de Jean Tiberi. En juin 1996, le juge Halphen perquisitionne au domicile du maire de Paris. Dans l'escalier, prévenus par leur hiérarchie, les policiers refusent de l'assister. Ils seront sanctionnés. En 1999, Jean Tiberi est mis en examen pour « complicité de trafic d'influence ». Le maire, ès-qualités de patron de l'OPAC, se défend d'avoir commis la moindre irrégularité. En novembre 1999, le juge boucle son dossier.

En 2000, Le Monde publie les aveux posthumes de Jean-Claude Méry, filmés par le journaliste Arnaud Hamelin en décembre 1995, la fameuse « cassette Méry ». Éric Halphen relance son enquête, même si dans une interview télévisée, le président en exercice Jacques Chirac, présumé au centre de l'affaire, qualifie les accusations de la cassette d'« abracadabrantesques ». En 2001 le juge de Créteil convoque Jacques Chirac comme simple témoin. À l'Élysée, certains parlent alors de « forfaiture » et le président estime que sa fonction lui interdit de se rendre dans le bureau du juge. Le juge Halphen, après les nouveaux aveux de François Ciolina, estimera les charges « suffisantes » pour envisager cette fois une mise en examen de Jacques Chirac. Il se déclarera alors incompétent au profit de la Haute cour de justice. En septembre 2001, la chambre de l'instruction estime que le juge ne pouvait pas relancer son dossier et annule toute la fin de la procédure. Éric Halphen est dessaisi au profit du juge Armand Riberolles.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Récits[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Nouvelles[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

  • Vases communicants (illustration de frontispice par Roger Blachon), éditions et imprimerie du Pré Battoir, coll. « Carnets des sept collines » no 28, Saint-Julien-Molin-Molette, 2007, 47 p., (ISBN 978-2-915412-91-8), (notice BnF no FRBNF41172204n).

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. « Il est clair qu'on ne m'a pas affecté ni à l'instruction, ni aux affaires financières... » Le Monde 12.10.07