Éclipse solaire du 20 mars 2015

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Éclipse solaire du 20 mars 2015
Carte de l'éclipse générale
Carte de l'éclipse générale
Type d’éclipse
Nature Totale
Gamma 0,9454
Magnitude 1,0446
Saros 120 (61 sur 71)
Éclipse maximum
Durée 2 minutes 46,9 secondes
Localisation Océan Atlantique Nord et océan Arctique
Coordonnées 64° 26′ 18″ N 6° 39′ 00″ O / 64.4383, -6.6564° 26′ 18″ Nord 6° 39′ 00″ Ouest / 64.4383, -6.65  
Largeur max. de la bande 462,6 km
Circonstances générales (UTC)
Éclipse partielle de 7:40:51,9 à 11:50:12,8
Éclipse totale de 09:09:32,7 à 10:21:22,3
Éclipse centrale de 09:16:12,2 à 10:14:43,6
Maximum de l’éclipse 09:45:39,2

L'éclipse solaire du 20 mars 2015 est la neuvième éclipse totale du XXIe siècle et le onzième passage de l’ombre de la Lune sur Terre.

Visibilité[modifier | modifier le code]

Parcours de l’éclipse sur la Terre.

Sa trajectoire est passée sur les îles Féroé entre l’Islande et l'Écosse ainsi que sur le Svalbard où elle a été visible au Soleil couchant. Le point où l’éclipse totale a été à son maximum se trouve à environ 200 km à l’est des côtes islandaises (longitude : 6° 39,0 W - latitude : 64° 26,3 N)[1],[2]. Le point de plus longue durée est décalé par rapport au point du maximum.

Sur la terre ferme, l'éclipse totale a été visible de Torshavn, capitale des îles Féroé, malgré des nuages, et à Longyearbyen, au Svalbard (proche de la ligne de centralité), sous un ciel clair.

Depuis les airs, l'éclipse a été observée à près de 14 000 mètres d'altitude à bord de 3 Dassault Falcon 7X affrétés par la compagnie Amjet Executive pour accueillir scientifiques et passionnés.

Une éclipse solaire particulière[modifier | modifier le code]

Une curiosité s'est produite lors de cette éclipse : la bande du passage de l'ombre de la Lune était presque centrée sur le pôle Nord. De plus, elle a eu lieu le jour même de l'équinoxe, celle-ci se produisant environ 12 heures après l'éclipse.

L'éclipse s'achevant au niveau du pôle, elle a eu lieu dans cette zone alors que le Soleil était juste à l'horizon.

Éclipse solaire partielle[modifier | modifier le code]

L'éclipse proche de son maximum à Lorient, France, 10 h 28 (h 28 UTC).
Animation de l'éclipse et son ombre portée sur la Terre.

La phase partielle a été visible dans toute l'Europe là où les conditions climatiques le permettaient.
En France, le soleil a été éclipsé partiellement (à l'Est plus faiblement) de Marseille à 10 h 23 (64,5 %), à Lyon à 10 h 27 (70 %) et Strasbourg à 10 h 35 (72,5 %) ; (à l'Ouest plus prononcé) de Bordeaux à 10 h 19 (73 %), à Rennes à 10 h 23 (80 %) et Lille à 10 h 32 (80,5 %) ; le maximum dans la Manche à 10 h 26 (81 %)[3] ; à Paris (74 %).

Polémique sur les conditions d'observation de l'éclipse dans les établissements scolaires de France[modifier | modifier le code]

Le ministère de l'Éducation nationale a diffusé une information recommandant de ne pas laisser les enfants observer l'éclipse en dehors de sessions pédagogiques encadrées par les enseignants[4]. Ainsi, faute de lunettes spéciales et donc de moyens d'observation directe, de nombreux établissements scolaires n'ont pas laissé les élèves et le personnel sortir des bâtiments pour observer l'éclipse[réf. nécessaire]. Celle-ci se déroulant durant la récréation, certaines écoles n'ont pas laissé leurs élèves observer le phénomène et ont même supprimé les récréations[5].

De nombreux scientifiques[Lesquels ?] ont exprimé leur désapprobation sur cette mesure prise dans les établissements, que beaucoup d'entre eux ont vue comme de l'obscurantisme[réf. nécessaire]. Hervé Dole, astrophysicien, professeur à l’université Paris-Sud, directeur adjoint de l’Institut d’astrophysique spatiale et conseiller municipal d’Orsay a fermement critiqué cette situation, la considérant comme une absurdité empêchant les élèves d'assister à un phénomène rare et observable en toute sécurité[6]. Thierry Klein, fondateur de Speechi[Quoi ?], qualifie cette situation d'« aberration » et considère qu'elle « va à l'encontre des valeurs prônées par l'Éducation nationale. »[7]. Le caractère très tardif des mesures prises a également été dénoncé[Par qui ?], le ministère de l'Éducation nationale ayant transmis la consigne peu de temps avant l'évènement au lieu d'encourager à l'avance la distribution de lunettes spéciales contrairement à ce qui avait été fait en 1999 puis en 2005.[réf. nécessaire]

En l'absence de moyens d'observation directe, plusieurs scientifiques, organisations et associations[Lesquels ?] ont rappelé qu'il était très facile de montrer aux enfants l'image du Soleil éclipsé, projetée à travers un simple sténopé, réalisé avec des moyens disponibles dans toute école (comme des cartons légers et une pointe de compas), sans prendre le risque qu'ils n'essaient de regarder directement l'astre. L'académie de Toulouse a diffusé un dossier pédagogique destiné aux écoles et aux collèges, expliquant comment réaliser ce type d'observation[8].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Association d'astronomie amateur Adagio, www.astrosurf.com/adagio.
  2. Serge Brunier, Jean-Pierre Luminet, Éclipses les rendez-vous célestes, éd. Bordas, 1999 (ISBN 978-2047272565).
  3. M. Fontez, M. Grousson, « L'éclipse du 20 mars », Science et Vie, no 1170, mars 2015, p. 54- (ISSN 0036-8 369)
  4. Recommandation du Ministère de l'Education Nationale [1]
  5. francetvinfo.fr, Languedoc-Roussillon, Sans les lunettes spéciales, pas d'éclipse dans les établissements scolaires
  6. Le Monde, Éclipse : non à l’obscurantisme dans certaines écoles de la République ! sur lemonde.fr.
  7. L'Obs Le Plus, Les enfants privés d'éclipse ? Aberrant. Pour une fois qu'ils peuvent apprendre sur leplus.nouvelobs.com.
  8. Dossier pédagogique de l'académie de Toulouse [2]
  9. Lisbon, March 20, 8:15-10:00

Liens externes[modifier | modifier le code]

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