Vidy

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Vidy
«Pyramide» de Vidy, souvenir de l'Exposition nationale de 1964
«Pyramide» de Vidy, souvenir de l'Exposition nationale de 1964
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Ville Lausanne
Canton Vaud
District Lausanne
Géographie
Coordonnées 46° 30′ 53″ nord, 6° 36′ 08″ est
Cours d’eau Chamberonne ; Lac Léman
Localisation

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Vidy est un quartier[1] de la ville de Lausanne situé au bord du lac Léman, où se trouve le siège du Comité international olympique. Complètement réaménagé à la suite de l'exposition nationale de 1964, Vidy est aujourd'hui un important lieu de verdure, de loisirs et de détente pour les habitants de l’agglomération lausannoise[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Bien que Vidy ne soit pas un quartier au sens statistique et officiel[1] du terme, ce site est couramment désigné comme tel par les Lausannois[2]. Le quartier de Vidy correspond au secteur statistique du Bourget (405) et à une partie du secteur de Bellerive (506).

Le quartier de Vidy longe donc le bord du lac Léman d'est en ouest, depuis le minigolf de Vidy, jusqu'aux limites communales définies par le cours de la Chamberonne, sur un site particulièrement riche en espaces verts.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Vidy commence au Ier siècle av. J.-C. avec l'édification du vicus romain de Lousonna. La zone marécageuse de Vidy va ensuite être délaissée pendant plusieurs siècles au profit de la colline de la Cité, qui verra grandir la ville de Lausanne[2].

Sous l'Ancien Régime, le gibet de Lausanne se situait à Vidy. Le major Abraham Davel y a été décapité le 24 avril 1723. Un monument commémore sa mémoire sur ce site, qui a été fouillé en 1898 par l'archéologue Albert Naef[3]. Les nombreux ossements de condamnés retrouvés à cette occasion ont été déposés provisoirement à la chapelle de la Maladière, puis sans doute réenterrés sous le monument élevé en 1899[4]. Le site est maintenant englobé dans le grand ensemble du parc Louis-Bourget.

Au XIXe siècle, quelques projets remblaiement du lac voient le jour. Mais c'est véritablement en 1959 que l'histoire s’accélère pour Vidy. Le site, choisi pour accueillir l'exposition nationale suisse de 1964, se voit doté d'un plan d'aménagement ambitieux : remblais de 200 000 m2, constructions de bâtiments, de routes et même d'un tronçon d'autoroute[5].

La fin de l'exposition nationale donnera à Vidy son visage plus ou moins actuel. La pluenfin part du site a été réaménagé en parcs et jardins, mais certains édifices sont demeurés comme le petit train, le camping ou le Théâtre de Vidy, dont la renommée est internationale[6].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Le long d'une promenade adaptée pour les piétons et les vélos, dans le cadre du parc Louis-Bourget, l'on peut profiter de vastes espaces de gazon propices au sport, aux grillades et à la détente. Le bord du lac comprend plusieurs plages en partie ouvertes à la baignade et également quelques restaurants.

La forêt du parc Louis-Bourget, traversée par de petits chemins, abrite une réserve ornithologique[2].

Les «pyramides» de Vidy, vestiges de l'Exposition nationale suisse de 1964 subsistent encore au bord du lac. Vidy possède également un camping situé à proximité des activités nautiques, un port de plaisance d'une contenance d'environ 800 bateaux, ainsi que de nombreuses infrastructures sportives.

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

Les ruines romaines sont toujours visibles et libres d'accès aux visiteurs. Le musée romain de Lausanne-Vidy se trouve à proximité des ruines et complète la visite.

Le château de Vidy[modifier | modifier le code]

Le château de Vidy (route de Vidy 11) figure déjà sur des plans cadastraux des années 1670-1675. Il passe pour avoir été une ancienne église qui, désaffectée et transformée, avait appartenu dès 1548 à François Merlingue, avant de revenir par alliance aux familles Coupin et Melotte. Cette origine religieuse semble confirmée par le fait qu'1774 on a retrouvé sur place des ossements, le terrain paraissant avoir appartenu à un cimetière.

On construit là une nouvelle grange avant 1723, puis le domaine, en 1760, tombe aux mains de Jean-Louis Loys, seigneur de Correvon, qui fait édifier le château actuel et aménager le parc. La reconstruction a eu lieu sous la supervision d'Etienne-Louis Loys de Middes, frère du propriétaire, avec l'aide de l'architecte Rodolphe de Crousaz, et peut être de celle de Gabriel Delagrange. Les travaux ont lieu entre 1771 et 1774, mais l'aménagement intérieur prend encore plusieurs années. En 1780, le sculpteur Jean-Baptiste Troy réalise des dessus-de-porte du grand salon, tandis qu'en 1786, le menuisier François Bocion travaille encore au plancher et aux boiseries de la chambre du maître. Enfin de petites cloches sont fondues par Dreffet, à Genève, en 1773, 1775 et 1783. Restauration du bâtiment en 1964-1965[7].

Cette propriété, délaissée par la famille de Loys en faveur du domaine de Dorigny Écublens, passe en 1918 en d'autres mains. Elle a été acquise en 1960 par la Ville de Lausanne, qui y installe le Musée international olympique avant que celui-ci ne déménage dans le nouveau bâtiment du Musée olympique actuel, inauguré en 1993. Le château est aujourd'hui siège du Comité international olympique [8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Vidy ne correspond ni à un quartier statistique, ni à un secteur de la ville, mais est malgré cela considéré comme un quartier par les habitants de Lausanne.
  2. a, b, c et d Vidy - Site officiel de la Ville de Lausanne
  3. Albert Naef, «Recherches entreprises en 1898 sur l’emplacement de l’échafaud du gibet de Vidy», Revue historique vaudoise 1899/4, pp. 118-123. Feuille d'avis de Lausanne, 12 janvier 1899 (http://scriptorium.bcu-lausanne.ch)
  4. Discours d'inauguration des monuments Davel à Lausanne et à Vidy : 14 novembre 1898 - 23 avril 1899, Lausanne : Impr. C. Pache-Varidel, 1900.
  5. Exposition nationale suisse de 1964
  6. À propos - Site du Théâtre de Vidy
  7. Marcel Grandjean, Les monuments d’art et d’histoire du canton de Vaud IV. Lausanne, villages, hameaux et maisons de l'ancienne campagne lausannoise, vol. III, Bâle, Éditions Birkhäuser, coll. « Les monuments d'art et d'histoire de la Suisse, 71 », , 415 p. (ISBN 3-7643-1208-4), p. 109-114
  8. Le château de Vidy, un siège permanent pour le CIO

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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