Bennetot

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Bennetot
L'église et l'arrière du manoir de Vertot.
L'église et l'arrière du manoir de Vertot.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Le Havre
Canton Saint-Valery-en-Caux
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Caux
Maire
Mandat
Paule Craquelin
2014-2020
Code postal 76640
Code commune 76078
Démographie
Population
municipale
180 hab. (2012)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 40′ 19″ N 0° 33′ 11″ E / 49.6719444444, 0.55305555555649° 40′ 19″ Nord 0° 33′ 11″ Est / 49.6719444444, 0.553055555556  
Altitude Min. 97 m – Max. 131 m
Superficie 4,58 km2
Localisation

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Bennetot est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous la forme Bernetot en 1032-35[1].

Il s'agit d'une formation toponymique anglo-scandinave en -tot, appellatif issu du vieux scandinave topt « terrain construit, ferme » (cf. danois, norvégien, anglais toft de même origine). Le premier élément est sans doute le nom de personne anglo-saxon Beorn[1] ou moins probablement le francique Berno, sans qu'on puisse exclure une influence de ce dernier sur le premier. Il se retrouve dans Bruneval, ancien Berneval[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Bernetot (Bennetot) existait bien avant l'arrivée des Normands. Le patronage de l'église fut donné à l'abbaye de Fécamp mais le seigneur de Bennetot et l'abbé de la Sainte-Trinité de Fécamp, présentaient alternativement à la cure. La seigneurie passa par mariage à la famille Auber d'Aubeuf et de Vertot, au début du XVIIe siècle. On leur doit l'église. Il y avait encore au XIXe siècle, le 30 novembre, une foire importante, souvenir du pèlerinage à saint André, patron de la paroisse.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1844   Gelée    
mars 2008 en cours
(au avril 2014)
Paule Craquelin   agricultrice

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 180 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
364 360 366 338 319 340 314 324 332
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
303 312 322 316 292 249 262 248 210
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
212 232 207 185 182 170 171 188 175
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
143 148 105 113 97 127 171 177 180
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église dédiée à saint André et à saint Eutrope, en brique et silex, a été entièrement réédifiée vers 1656 (date sur le clocher-porche) par François d'Aubeuf et de Vertot, en action de grâces pour la naissance de son fils cadet qui deviendra le célèbre abbé de Vertot. En 1882, importante rénovation du chœur, à l'initiative du maire (malgré les réserves de la commission départementale d'architecture). Cet "embellissement" fit disparaître le maître-autel et son retable, datant des XVIIe et XVIIIe siècles. Les fonts baptismaux et la poutre de gloire sont du XVIIe siècle et on peut voir sur la poutre, un christ polychromé de l'époque. Sous le clocher-porche, on distingue les restes d'une litre funéraire, avec le blason des Auber de Vertot. Un superbe drap mortuaire, portant des blasons, brodé d'or et de soie, qui fut donné par les parents de l'abbé, à la confrérie des Charitons de Bennetot, a été confié au musée des Antiquités de Rouen, en 1886.
  • la croix du cimetière est en grès, du XVIIe siècle, avec de face, le Christ en croix et au revers, une Vierge à l'Enfant,

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • René Aubert de Vertot (1655 - 1735), né à Bennetot, historien et écrivain. Ancien élève des Jésuites de Rouen, il fut successivement capucin, prémontré, prieur de Joyenval et chanoine de l'ordre de Saint Augustin. Docteur "ès lois", secrétaire des commandements de la duchesse d'Orléans, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, l'abbé de Vertot fut inhumé dans l'église saint Eustache, à Paris.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bennetot

Les armes de la commune de Bennetot se blasonnent ainsi :
taillé : au 1) d’or à la crosse d’abbé de gueules senestrée d’une croix de malte de sable, au 2) de sinople aux deux léopards d’or passant d’un sur l’autre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Bennetot », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France »,‎ , 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5) vol. 1, p. 556-557
  • abbé Cochet, Les églises de l'arrondissement d'Yvetot, 1853.
  • Bulletin de la Commission départementale des Antiquités de Seine-Inférieure, tome VII, 1886, pages 180 à 185, tome XXXV, 1984-1985, pages 167 à 169.
  • Journal de la paroisse saint Louis Cœur de Caux (Fauville en Caux), 2009 (article sur l'église de Bennetot et sur l'abbé de Vertot).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 41
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  4. « Notice no PA00101098 », base Mérimée, ministère français de la Culture