Stanislas Dehaene

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dehaene.

Stanislas Dehaene

Description de cette image, également commentée ci-après

Stanislas Dehaene en 2014.

Biographie
Naissance
Roubaix
Nationalité Française
Thématique
Approche Sciences cognitives

Stanislas Dehaene est un psychologue cognitif et neuroscientifique français né le 12 mai 1965 à Roubaix. Ses principaux domaines de recherche concernent les bases cérébrales de l'arithmétique et de la numération, la lecture et la conscience, thématiques qu'il explore au moyen d'expériences de psychologie cognitive et par l'imagerie cérébrale (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, magnétoencéphalographie et électroencéphalographie).

Aperçu biographique[modifier | modifier le code]

Ancien élève de l'École normale supérieure (1984-1989), de formation initiale en mathématiques puis mathématiques appliquées, il a effectué son doctorat dans le domaine de la psychologie expérimentale, sous la direction de Jacques Mehler, ce dernier ayant été l'un des rares promoteurs des sciences cognitives en France. Il a été élu membre de l’Académie des Sciences le 29 novembre 2005, et est professeur au Collège de France à la chaire de psychologie cognitive expérimentale[1]. Stanislas Dehaene est directeur de l'unité de Neuroimagerie Cognitive, unité mixte INSERM-CEA à Neurospin dans l'Essonne.

Travaux[modifier | modifier le code]

Les travaux de Stanislas Dehaene, qui exploitent conjointement les méthodes de la psychologie cognitive et de l’imagerie cérébrale[n 1], portent sur les architectures cérébrales de l’arithmétique, de la lecture, du langage parlé, et l’accès d’information à la conscience[2], ce qui l’a amené à s’intéresser à la dyscalculie et à la dyslexie[3]. Il a popularisé les recherches en sciences cognitives sur ces sujets dans trois livres: La bosse des maths, Les neurones de la lecture et Le code la conscience[n 2].

Distinctions et récompenses[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Dehaene, par ses travaux, démontre donc l'existence d'un patrimoine cérébral commun à l'humanité. Là encore, un résultat lourd de conséquences[10]. »
  2. Florian Cova, « Le code de la conscience », Sciences humaines, no 267 « Inégalités: pourquoi elles s'accroissent, comment les combattre ? »,‎ (lire en ligne) :

    « Introspection : [...] la psychologie cognitive l’a réintroduite, mais en tant que phénomène méritant d’être expliqué plutôt que comme méthode[11]. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Compte rendu de l’ouvrage de Stanislas Dehaene, les neurones de la lecture, introd. Jean-Pierre Changeux, Ed. Odile Jacob, 2007. Sylvie Ferrando, Octobre 2007 », sur le relais d’information sur les sciences de la cognition, UMS 3332 (consulté le 29 juin 2013).
  2. « Notice biographique », sur l’Académie des sciences.
  3. « L'apport de l’imagerie cérébrale », sur l’INSERM (consulté le 29 juin 2013).
  4. Cécile Guérin, « Stanislas Dehaene, le boss des maths », Le Monde, 28 avril 1999.
  5. Note de nomination sur le site du Saint-Siège
  6. Fiche personnelle sur le site du Collège de France
  7. Décret du 31 décembre 2010 publié au JORF du 1er janvier 2011.
  8. « Le cerveau est préorganisé pour la lecture » dans Le Monde du 4 décembre 2013.
  9. « Prize Winners 2014 »
  10. « Stanislas Dehaene, le défricheur du cerveau », sur Le Point,‎ (consulté le 29 juin 2013).
  11. « En tant que méthode, l'introspection n'est guère digne de confiance. »

    — S. Dehaene dans Le code de la conscience, Odile Jacob,‎ (ISBN 9782738169044, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]