Siège du Parti communiste français

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Siège du Parti communiste français
Siege pcf place coloniel fabien.jpg
Présentation
Type
Architecte
Construction
1965-1971, 1979-1980
Propriétaire
Statut patrimonial
Géographie
Pays
Région
Commune
Adresse
Localisation
Coordonnées
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Le siège du Parti communiste français (PCF) est situé à Paris, depuis 1971 au 2 place du Colonel-Fabien dans le 19e arrondissement. Auparavant, il se situait au 44 rue Le Peletier dans le 9e arrondissement[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Œuvre de l'architecte brésilien Oscar Niemeyer, qui en dressa l'esquisse dès 1965, l'immeuble fut achevé en 1971[2], tandis que la coupole, le parvis et le hall souterrain ne le furent qu'en 1979-1980. Les façades sont recouvertes d'un mur-rideau de Jean Prouvé. Situé « place du Colonel-Fabien », le lieu porte sémantiquement les mêmes initiales que le nom du parti (PCF)[1] ; le fait que cette place rende hommage au résistant communiste le Colonel Fabien est également symbolique[3].

Le Programme commun y est signé en 1972[1].

Pour assurer de nouvelles ressources financières au parti, Robert Hue permet l'organisation au siège d'un défilé de la marque Prada, suivi d'une longue série comme Thom Browne, en 2010[1], ou Jean-Paul Gaultier en 2014[4].

Alain Souchon y a également organisé un clip et une partie des locaux ont été loués « à un bureau d'architectes, à un studio de design et à une maison de production »[1]. En 2012, des scènes du film De l'autre côté du périph y sont tournées[5] et en 2013, de 20 ans d'écart et de L'Écume des jours[6]. En 2015, le lieu sert de décor pour la mini-série Trepalium.

Le Hall d'entrée de plus de 1 000 m2 accueille dans l'espace Niemeyer, de grandes expositions artistiques, comme Putain de guerre du dessinateur Jacques Tardi en 2014[7], ou Horsesvisions du peintre Jacques Benoit et de la photographe Véronique Durruty en 2015[8]

Il est classé au titre des monuments historiques depuis le [9].

Description[modifier | modifier le code]

La coupole blanche surplombe le Conseil national du PCF, autrefois Comité central[1]. Le grand bâtiment, comportant des vitres en verre fumé, est en forme de « S »[1].

Moyen d'accès[modifier | modifier le code]

Il est desservi par la ligne 2 du métro de Paris, à la station Colonel Fabien, ainsi que par la ligne 75 et la ligne 46 du réseau de bus parisien.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Sophie de Ravinel, « Place du Colonel-Fabien, la cathédrale communiste », Le Figaro, 16 août 2011, p. 4 [lire en ligne].
  2. « Nouveau siège PC », Journal de 20 heures, ORTF, 2 août 1971, reproduit sur le site de l'Ina.
  3. Yoann Morvan, « “Fabien” : PCF, mythologie urbaine et impossible mutation », Communisme, no 67-68 « PCF : Idéologie, politique et société »,‎ , p. 109–138 (ISBN 2-8251-1671-8).
  4. « Défilé Jean Paul Gaultier prêt-à-porter automne-hiver 2014-2015 », sur madame.lefigaro.fr.
  5. Guillemette Faure, « J’y étais... à l’hommage rendu à Niemeyer, place du Colonel-Fabien », M, le magazine du Monde, supplément au Monde no 21151, 19 janvier 2013, no 70, p. 22.
  6. Ursula Michel, « L'art et le luxe font le siège du PCF », sur Slate.fr,‎ .
  7. Alexandra Chaignon, « Jacques Tardi : “La guerre de 14-18, c'est une histoire sans fin” », sur humanite.fr,‎ .
  8. Laurent Rigoulet, « Horsesvisions - Hommage au disque « Horses », de Patti Smith », sur sortir.telerama.fr.
  9. « Notice no PA75190004 », base Mérimée, ministère français de la Culture.

Articles connexes[modifier | modifier le code]