Santé au Zimbabwe

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Le Zimbabwe est un pays sujet à de nombreuses maladies. Le pays a souvent dû faire face à de fortes épidémies, à l'instar de l'épidémie de choléra de 2008 au Zimbabwe. Dans les années 1980-1990, le système de santé du Zimbabwe était réputé comme l'un, si ce n'est le meilleur d'Afrique. Néanmoins, le système sanitaire zimbabwéen a grandement perdu en qualité actuellement et est en situation de crise permanente.

Clinique rurale de Binga

Système de santé[modifier | modifier le code]

Hôpital de Karanda

Le Zimbabwe a longtemps bénéficié d'un des systèmes de santé les plus performants d'Afrique[1],[2]. Néanmoins, à cause de l'hyperinflation et des tensions politiques, l'état du système de santé a été fortement fragilisé[1]. La crise économique dans laquelle est plongée le Zimbabwe depuis près de 20 ans a conduit à une forte de baisse des investissements dans la santé publique, amenant logiquement à une dégradation des infrastructures médicales et à la fermeture d'un grand nombre d’hôpitaux publics et de cliniques gratuites[2]. Les salaires des personnels médicaux ont également été fortement diminués, ce qui a entraîné, début septembre 2019 une grève des médecins et autres personnels hospitalier du Zimbabwe[3]. Ainsi, la fermeture de nombreuses cliniques ont conduits les Zimbabwéens à se débrouiller seuls, à l'image d'Esther Gwena, une habitante d'Harare, ne disposant d'aucune formation médicale et qui aurait, selon ses dires aidé à la naissance de « plus de 250 bébés » dans son salon[4]. En plus du manque d’hôpitaux, le manque de matériel, comme des gants en latex[4], et la faible qualité de celui-ci, certains patients sont sur des draps imbibés de sang et de matières fécales, sont également des facteurs importants du manque de soin au Zimbabwe[1]. Les coupures d'électricité et la difficulté d'accès à l'eau potable détériorent encore plus les conditions dans lesquels les soins sont prodigués[4]. La grande pauvreté de la population zimbabwéenne, près de 90% de la population est au chômage[5], est également une barrière empêchant l'accès aux soins[6]. Certains médecins ont qualifié l'hôpital public de « piège mortel » car il est hautement probable pour les Zimbabwéens d'attraper des maladies en allant à l'hôpital public[4].

État de santé[modifier | modifier le code]

Espérance de vie[modifier | modifier le code]

L'espérance de vie au Zimbabwe était de 55,68 ans selon l'estimation de la CIA de 2014[7].

Paludisme[modifier | modifier le code]

Le paludisme est un problème de santé majeur au Zimbabwe car plus de la moitié des Zimbabwéens est considérée comme « population à risque »[8]. L' épidémiologie du paludisme varie à travers le pays, allant d'une transmission de la maladie permanente dans les zones de plaine, fortement sujettes aux épidémies[8]. Dans les zones montagneuses, la transmission du virus est saisonnière, se produisant principalement entre novembre et avril, en corrélation étroite avec les précipitations. Selon le système d'information sanitaire du district du Zimbabwe, environ 82% des cas de paludisme en 2016 provenaient de trois provinces de l'est ( Manicaland, Mashonaland East et Mashonaland Central ), avec 39% de la totalité des cas et 31% de la totalité ldes décès provenant uniquement de la province de Manicaland. La concentration des cas de paludisme et des décès dans ces trois provinces est restée constante depuis 2013 .

Les cas signalés sont passés de 1,8 million en 2006 à 281 000 en 2016 (20,5 pour 1 000 habitants par an)[8]. De nouveaux cas sont déclarés, principalement le long de la frontière entre le Zimbabwe et le Mozambique, y compris Manicaland, où il a été constaté en 2013 qu'Anopheles funestus (moustique vecteur ) a développé une résistance aux insecticides pyréthrinoïdes. Il est difficile déterminer si le nombre particulièrement élevé de cas dans la région est également dû à la migration à travers la frontière ou à des interventions de contrôle du paludisme inefficaces.

Choléra[modifier | modifier le code]

Femme en attente d'un test de dépistage du choléra dans un hôpital du district de Budiriro.

Une épidémie de choléra de 2008 au Zimbabwe a commencé en août 2008, s'est diffusée à travers tout le pays [9] puis s'est propagée dans les pays voisins du Zimbabwe que sont le Botswana, le Mozambique, l'Afrique du Sud et la Zambie[10],[11]. Au 10 janvier 2010, 98 741 cas avaient été signalés pour 4 293 décès, ce qui en faisait l'épidémie de choléra la plus meurtrière en Afrique depuis 1993 [12],[13]. Le gouvernement du Zimbabwe a déclaré que l'épidémie était une urgence nationale et a demandé une aide internationale[14].

Il y a également eu une épidémie de choléra en 2018-2019 avec un total de 10 421 cas, pour 69 décès.

Après les cyclones Idai et Kenneth, 490 000 personnes ont été vaccinées dans les districts de Chimanimani et de Chipinge, dans la province de Manicaland afin d'éviter une éventuelle épidémie de choléra[15],[16]. Il n'y a eu aucun cas de choléra après le passage des cyclones au Zimbabwe, mais il y en a eu au Mozambique, un pays voisin[17].

VIH / SIDA[modifier | modifier le code]

Nombre de morts annuels du VIH/SIDA au Zimbabwe

Le Zimbabwe était et est toujours l'un des pays les plus touchés par le VIH / sida[18]. Beaucoup d'hommes ont été affectés, laissant ainsi de nombreuses veuves. Cela a amené un sentiment d'indépendance chez ces femmes et leur a fait endosser le rôle de cheffe de famille. L'immensité du problème du VIH/SIDA au Zimbabwe peut être clairement déterminée par cette statistique particulière: un enfant sur cinq est orphelin à cause du VIH / SIDA [19] - ce qui fait un nombre total d'environ 1 million d'orphelins à cause du SIDA en 2011[20].

En 2011, le nombre de personnes vivant avec le VIH/SIDA au Zimbabwe a atteint environ 1,2 millions, [20] alors que le Zimbabwe avait une population d'environ 12,75 millions de personnes à ce moment-là[21]. Les personnes infectées par le VIH / SIDA représentaient 9,41% de la population. En 2005, la mortalité due au SIDA est importante : le taux de prévalence du sida est supérieur à 20 %, 3 000 personnes meurent par semaine de la maladie et 170 000 par an[22]. Toujours en 2005, seules 9 000 personnes ont reçues un traitement alors que près de 295 000 personnes en avaient besoin[22].

Tuberculose[modifier | modifier le code]

Le Zimbabwe est classé parmi les 22 pays où la tuberculose est une maladie fréquente[23]. En 2000, le taux de morbidité de la tuberculose a atteint 726 pour 100 000 personnes. En 2011 le taux était tombé à 603 pour 100 000 personnes[24],[25]. L'Afrique est le continent où l'on retrouve le plus de cas de tuberculose, car le nombre de cas a atteint une valeur estimée à 2,3 millions en 2010 par l' Organisation mondiale de la santé.

Santé maternelle et infantile[modifier | modifier le code]

Nouveau né à l’hôpital de Karanda

Selon le PNUD, le Zimbabwe a huit objectifs du Millénaire pour le développement, le quatrième étant la santé de l'enfant[26]. Les taux de mortalité infantile au Zimbabwe ont diminué. En 2000, le taux de mortalité infantile était de 63 décès pour 1 000 personnes, tandis qu'en 2010, le taux de mortalité infantile était de 45 décès pour 1 000 personnes[27]. Certaines des maladies les plus courantes, liées à la sous-alimentation, auxquelles sont confrontés les jeunes enfants zimbabwéens sont, les carences martiales, l'anémie, les carence en vitamine A, ou ayant une déficience mentale ( carence en iode ). En plus des maladies liées à la faim, les enfants sont également sujets à des maladies infantiles telles que les infections respiratoires aiguës, les maladies diarrhéiques et le paludisme[28]. Parmi toutes ces maladies, la maladie la plus courante est la carence en iode, car 35 000 enfants souffrent de troubles mentaux dus à une carence en iode.

Bon nombre des maladies courantes qui entraînent souvent la mort des enfants sont liées à la faim - les carences nutritionnelles sont à l'origine d'une grande mortalité infantile au Zimbabwe. Le VIH / sida est également un immense problème au Zimbabwe - il affecte également la mortalité infantile du Zimbabwe. Le VIH/sida se transmet de nombreuses façons, et notamment à travers l'accouchement - via le canal génital et l'allaitement[29]. À mesure que le nombre de mères infectées par le VIH/sida augmentera, la mortalité infantile due au VIH/sida augmentera également. La lutte contre le VIH/sida est également l'un des huit objectifs du Millénaire pour le développement que le Zimbabwe souhaite atteindre[30].

Se classant au 14e rang des pays ayant le taux de mortalité maternelle le plus élevé, le Zimbabwe a enregistré 570 décès pour 100 000 naissances d'enfants vivants en 2010[31]. Ce taux a considérablement diminué depuis 2000, où le taux de mortalité maternelle était de 640 décès pour 100 000 naissances d'enfants vivants[32]. Selon le PNUD, les décès maternels surviennent principalement en raison de maladies liées au sida, d'hémorragies et d'hypertension[33]. Dans de nombreux cas, les femmes enceintes et les mères manquent de fer, provoquant une anémie ferriprive. Certaines femmes souffrent également de malformations congénitales du tube neural - toutes ces maladies pouvant être transmises à leurs enfants[28].

Contraception[modifier | modifier le code]

Le Zimbabwe a été au centre d'une campagne de promotion des contraceptifs et de leurs méthodes d'utilisation dans les pays africains. Le Zimbabwe a commencé une nouvelle industrie visant à produire des pénis en bois pour être exportés vers d'autres parties de l'Afrique, à des fins de démonstration[34].

Les préservatifs féminins sont utilisés au Zimbabwe comme moyen de contraception. Leur utilisation est environ 94 à 97% plus efficace pour réduire le risque d'être infecté par le VIH, que les préservatifs masculins[35]. Des études réalisées au Kenya, en Thaïlande et aux États-Unis ont montré que les préservatifs féminins sont plus efficaces en termes de protection des parties génitales contre l'infection par les MST et les IST par rapport aux préservatifs masculins. Les préservatifs féminins sont devenus accessibles aux femmes zimbabwéennes au milieu des années 1990, après qu'elles aient signé des pétitions et qu'elles les aient présentées au gouvernement pour autoriser l'accès à ce moyen de contraception au milieu des années 90.

Récemment, l'accès aux contraceptifs et leur utilisation a été fortement demandé par la jeunesse zimbabwéenne[36].

Un grand nombre de jeunes ont déclaré être gênés d'aller dans les pharmacies et les cliniques pour obtenir des contraceptifs, parce que les pharmaciens pensent qu'ils sont trop jeunes pour avoir des relations sexuelles. Parfois il est mal vu par la société d'acheter des contraceptifs en raison à la croyance « pas de sexe avant le mariage »[36], ce qui n'incite pas les jeunes à avoir recours à des moyens de contraception.

Facteurs environnementaux affectant la santé[modifier | modifier le code]

Pollution de l'eau[modifier | modifier le code]

L'état de l'eau et sa propreté au Zimbabwe sont au plus bas. Au Zimbabwe, l'eau contient fréquemment des maladies mortelles dues à la contamination par des travaux industriels[37]. L'une des principales origines de la pollution de l'eau est l'industrie minière du Zimbabwe. En extrayant de l'or, du platine et d'autres alliages métalliques précieux et chers, l'exploitation minière représente un tiers des revenus des exportations du Zimbabwe mais contribue fortemment à la contamination de l'eau, via la dissémination de métaux lourds dans les cours d'eau potables[38].

Une quantité excessive de ces métaux dans l'eau détériore la santé des humains mais aussi la vie des animaux et des plantes - il est donc dangereux pour tout type d'organismes d'en consommer. Par exemple, des apports excessifs de zinc peuvent endommager les organes internes et réduire l'efficacité du système immunitaire[38] . Bien que le zinc soit un nutriment majeur fourni avec les aliments, une quantité excessive de celui-ci est nocive.

D'autres maladies qui surviennent au Zimbabwe en raison de la pollution de l'eau sont le choléra, la typhoïde, l'hépatite infectieuse, et des parasites tels que Giardia, Salmonella et Cryptosporidium[39]. Néanmoins, les zimbabwéens continuent de consommer, par nécessité, l'eau contaminée, favorisant l'apparition et la propagation des maladies.

Pollution de l'air[modifier | modifier le code]

La pollution de l'air est également un problème croissant au Zimbabwe, en raison des industries, de la mauvaise gestion des déchets et des transports. L' Organisation mondiale de la santé a fixé une limite d'émission de dioxyde de soufre à 20 μg /m 3 en moyenne sur 24 heures[40] . À Harare, la capitale du Zimbabwe, cette limite a été dépassée avec plus de 200mg/m3 d'émission de dioxyde de soufre en 24 heures[41]. La libération de dioxyde de soufre est nocive pour la vie des humains et pour les autres êtres vivants. L'inhalation de dioxyde de soufre entraîne des maladies pulmonaires, des difficultés respiratoires [42], la formation d'acide sulfureux ainsi que l'humidité des muqueuses provoquant une forte irritation et empêchent le système respiratoire de défendre le corps contre les particules et bactéries étrangères[43]. Sans oublier que le dioxyde de soufre étant émis dans l'atmosphère, il se transforme en précipitation acide en réagissant avec l'eau, les oxydes d'azote et d'autres oxydes de soufre[44].

La diffusion de dioxyde de soufre dans l'atmosphère est une conséquence écologique qui résulte de la combustion de combustibles fossiles [45] qui est réalisée dans de nombreux pays et de nombreuses industries pour la formation d'énergie, de centrales électriques et d'automobiles[46]. Les précipitations acides peuvent entraîner de l'asthme, des bronchites, des inflammations pulmonaires, de l'emphysème et d'autres maladies pulmonaires et cardiaques[47]. En 2007, le nombre de voitures pour 1000 personnes était de 114, contre 17 voitures pour 1000 personnes dans son voisin, la Zambie[48]. Le Zimbabwe a un nombre assez élevé de voitures, dont la plupart sont d'occasion. Ces voitures d'occasion à bas prix ne respectent pas les taux d'émission standard du Zimbabwe[49], faisant de ces voitures un facteur très polluant pour l'environnement, devenant dangereux pour la vie des citoyens du Zimbabwe.

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

Décharge à ciel ouvert à Harare

Une mauvaise gestion des déchets perturbe également la santé et le mode de vie du Zimbabwe. La difficulté de se procurer de l'eau potable pousse ceux qui peuvent se payer de l'eau en bouteilles à les acheter pour se fournir en eau potable. Cependant, une fois qu'ils ont fini d'utiliser les bouteilles, les bouteilles sont souvent jetées ou brûlées[38]. La combustion du plastique dégage des fumées toxiques et cancérigènes qui, si elles sont inhalées, causent de grands dommages au corps. Certains des produits chimiques libérés dans ce processus sont le benzopyrène et d'autres hydrocarbures polyaromatiques [50].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Zimbabwe : l'agonie des hôpitaux après l'ère Mugabe », sur Franceinfo, (consulté le 19 mai 2020)
  2. a et b « Dans les hôpitaux du Zimbabwe, sans argent, pas de traitement… », sur Franceinfo, (consulté le 19 mai 2020)
  3. « Zimbabwe : patients et médecins pâtissent de la dégradation du système de santé », sur TV5MONDE, (consulté le 19 mai 2020)
  4. a b c et d AFP, « Zimbabwe : le système de santé à l'agonie, des bébés naissent à même le sol », africanews,‎ (lire en ligne)
  5. « Au Zimbabwe en crise, des cliniques gratuites au secours d’une population aux abois », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 19 mai 2020)
  6. « Zimbabwe | Couverture Sanitaire Universelle », sur www.uhcpartnership.net (consulté le 19 mai 2020)
  7. « CIA - The World Factbook Life Expectancy », Cia.gov (consulté le 24 juin 2014)
  8. a b et c « Zimbabwe », President's Malaria Initiative,
  9. « Failing Zimbabwe: Reporter round-up », BBC,‎ (lire en ligne, consulté le 10 décembre 2008)
  10. « PM urges Zimbabwe cholera action », BBC,‎ (lire en ligne, consulté le 6 décembre 2008)
  11. « Miliband backs African calls for end of Mugabe », The Times (UK),‎ (lire en ligne, consulté le 5 décembre 2008)
  12. Epidemiological Bulletin Number 41 Week 1 (week ending 10 January 2010), Retrieved on 19 April 2008.
  13. « Zimbabwe cholera 'to top 100,000' », BBC,‎ (lire en ligne, consulté le 26 mai 2009)
  14. « Zimbabwe declares national emergency over cholera », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le 4 décembre 2008)
  15. UNICEF, 2019. Cyclone-affected communities in Zimbabwe being vaccinated against cholera [WWW Document]. URL https://www.unicef.org/zimbabwe/press-releases/cyclone-affected-communities-zimbabwe-being-vaccinated-against-cholera (accessed 12.2.19).
  16. UNOCHA, 2019. Cyclones Idai and Kenneth [WWW Document]. OCHA. URL https://www.unocha.org/southern-and-eastern-africa-rosea/cyclones-idai-and-kenneth (accessed 12.2.19).
  17. Cambaza, E. et al. (2019) ‘Outbreak of Cholera Due to Cyclone Kenneth in Northern Mozambique, 2019’, International Journal of Environmental Research and Public Health, 16(16). doi: 10.3390/ijerph16162925.
  18. Owomoyela, Oyekan (2002). "Culture and Customs of Zimbabwe", p. 108. Greenwood Press, London. (ISBN 0313315833).
  19. Elder, James. "HIV/AIDS: A deadly crisis each day in Zimbabwe", Unicef, Bulawayo, 24 March 2005 . Retrieved on 25 April 2013.
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  29. Rom, William N (2007). "Environmental And Occupational Medicine", p. 745. Wolters Kluwer/Lippincott Williams & Wilkins, Philadelphia. (ISBN 0781762995).
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  50. « Plastic Bags Must Never Be Burned » [archive du ] (consulté le 16 mai 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]