Système de santé algérien

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Le secteur de santé en Algérie a connu une amélioration de tous les paramètres de santé quantifiables[réf. nécessaire]. Des progrès ont été réalisés, surtout depuis le début des années 2000, grâce à une priorité redonnée à la garantie de l’accès à la santé et une part croissante du budget de l’état consacrée à la santé[1]. La dépense courante de santé en Algérie représente pour 2014, 12,1 % du produit intérieur brut, soit 60 milliards de DA de budget annuel sectoriel. La Santé est ainsi le quatrième poste de dépense avec 366 milliards de DA à dépenser en 2014[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Situation du système de santé[modifier | modifier le code]

La santé est non seulement un droit universel fondamental, mais aussi une ressource majeure pour le développement individuel, social et économique. Compte tenu de ce principe, l'Algérie a consacré dans sa Constitution le droit des citoyens à la protection de leur santé. Si des résultats incontournables sont enregistrés[réf. nécessaire] aujourd’hui[Quand ?], il n’en demeure pas moins que le système national de santé algérien est confronté à de multiples contraintes qui altérent son efficacité et ses performances. L’inadaptation de son organisation, de sa gestion et de ses modalités de financement face aux mutations socio-économiques que connaît le pays doit être combattue sans pour autant[évasif] remettre en cause les principes d’équité, de solidarité qui fondent le système national de santé.

Ce ne seront pas[évasif] les infrastructures hospitalières prévus dans le plan quinquennal (2010-2014) lancé par l'état qui vont améliorer, à eux seuls, la prestation sanitaire en Algérie. Il est vrai que ces nouvelles infrastructures vont densifier le tissu existant, mais elles ne régleront pas le déséquilibre spatial de la ressource humaine car c’est ce potentiel qui génère l’acte de soins[3].

L’enjeu est de taille pour le pays, la santé reste un problème qui se résout petit à petit[réf. nécessaire] grâce à la création de nombreux hôpitaux et de réformes sanitaires (type sécurité sociale).

La santé est assurée par deux types de soins : public et privé. Chacun peut avoir des soins gratuits dans un hôpital géré par l'état ou aller dans une clinique privée où il doit payer. Beaucoup de cliniques privées ont été créées ces dernières années dans presque tous les domaines de santé.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Évolution des dépenses nationales de santé (1991-1998)[4] des Années 1991,1993 et 1998
Année 1991 1993 1998
Dépenses nationales de santé (DNS) 32 314 40 112 36 189
État 10 400 11 872 10 261
Sécurité sociale 16 155 16 110 15 795
Autres (ménages, privées) 5 759 12 130 10 133
DNS/PIB (%)) 3,8 4,7 3,6
DNS (millions de DA) 32 314 40 112 36 189
DNS/habitant (en DA) 1 260 1 491 1 227
DNS/habitant (en USD) 68 87 61
Source: Organisation mondiale de la santé
  • Prix constants de 1991 (unité : millions DA)
  • En 1998, 1 USD = 75 DA
Taux de natalité[5] , mortalité[6] , mortalité infantile[7] et de la mortalité maternelle[8] des Années 2006,2007,2008,2009,2010,2011 et 2012
Année 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Taux de natalité (naissances/1 000 habitants) 17,14 17,11 17,03 16,9 16,71 16,69 23,99
Taux de mortalité (décès/1 000 habitants) 4,61 4,62 4,62 4,64 4,66 4,69 4,31
Taux de mortalité infantile (décès/1 000 naissances normales) 29,87 28,78 28,75 27,73 26,75 25,81 24,90
Taux de mortalité maternelle (décès / 100 000 naissances vivantes) / / 120 / 97 / /
Source: CIA World Factbook - Version du 1er janvier 2013
  • Taux de natalité : Cette entrée donne le nombre moyen annuel de naissances au cours d'une année par 1 000 personnes dans la population en milieu d'année, également connu comme le taux brut de natalité. Le taux de natalité est généralement le facteur dominant dans la détermination du taux de croissance démographique. Il dépend à la fois du niveau de fertilité et de la structure par âge de la population[5].
  • Taux de mortalité : Cet indicateur donne le nombre annuel moyen de décès pendant une année pour 1 000 habitants en milieu d'année, également connu comme le taux brut de mortalité. Le taux de mortalité, seulement un indicateur approximatif de la situation de la mortalité dans un pays, indique avec précision l'impact de la mortalité actuelle sur la croissance de la population. Cet indicateur est significativement affectée par la répartition par âge, et la plupart des pays finiront par montrer une augmentation du taux global de mortalité, en dépit de la baisse continue de la mortalité à tous les âges, du fait de la fertilité en déclin dans une population vieillissante[6].
  • Taux de mortalité infantile : Cet indicateur donne le nombre de décès de nourrissons de moins d'un an dans une année donnée pour 1 000 naissances vivantes dans la même année. Ce taux est inclus dans le taux de mortalité totale, et les décès par sexe, masculin et féminin. Ce taux est souvent utilisé comme un indicateur du niveau de santé dans un pays[7].

Organisation du système de santé[modifier | modifier le code]

Le Ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière est le département gouvernemental chargé de la santé publique en Algérie. Plusieurs établissements sont sous sa tutelle :

  • Agence Nationale de Documentation de la Santé (ANDS)
  • Agence thématique de recherche en science de la santé (ATRSS)
  • Agence Nationale du Sang (ANS)
  • Centre National de Toxicologie (CNT)
  • École Nationale de Management et de l'Administration de la Santé (ENMAS)
  • Institut National Pédagogique de Formation Paramédicale (INPFP)
  • Institut National de Santé Publique (INSP)
  • Institut Pasteur d'Algérie (IPA)
  • Laboratoire National de Contrôle des Produits Pharmaceutiques (LNCPP)
  • Pharmacie Centrale des Hôpitaux (PCH)
  • Des Centres Hospitaliers Universitaires (CHU)
  • Des sociétés savantes tels que la Société Algérienne de Chirurgie maxillo-faciale, la Société Algérienne d'Oncologie Pédiatrique, la Société Algérienne de Cardiologie, etc.
  • Autres : Institut Pasteur d'Algérie (Laboratoire de Tuberculose), Réseau Algérien de Surveillance de la Résistance aux Antibiotiques (AARN), etc.

Industrie pharmaceutique[modifier | modifier le code]

Assurance maladie[modifier | modifier le code]

Maladies et contaminations[modifier | modifier le code]

Maladies[modifier | modifier le code]

  • Maladies non transmissibles : Hypertension artérielle, Asthme, Maladies mentales, Cardiopathies et le Diabète insulinodépendant
  • Maladies à transmission hydrique
  • Tuberculose
  • Anthropozoonoses : Brucellose, Leishmaniose cutanée et la Rage humaine
  • Maladies du Programme Élargi de vaccination (PEV) : Rougeole, Poliomyélite, Diphtérie,Coqueluche et le Tétanos néonatal
  • Méningites
  • Paludisme
  • SIDA
  • Malnutrition : Retard pondéral, Retard statural et Retard staturo-pondéral

Grippe A (H1N1)[modifier | modifier le code]

L'Algérie était parmi les pays concernés par la grippe A (H1N1) qui a touché le monde entier.Le premier cas avait été confirmé le , il s'agit d'une ressortissante algérienne arrivée à Alger en provenance de Miami (États-Unis)[9].

Le Ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière a déjà acquis, en 2010, de grandes quantités de vaccin après une grande pandémie qui a sévi dans le monde entier. La campagne de vaccination a débuté fin décembre 2010[10].

L'Algérie décompte le , 916 cas avec 57 morts[11].

Coronavirus[modifier | modifier le code]

Le nouveau coronavirus (MERS-CoV), dont le premier et principal foyer est en Arabie saoudite, vient de faire son apparition en Algérie. Deux cas de contamination par le coronavirus ont été enregistrés en Algérie et le premier décès lié à ce virus a été enregistré le après la mort à Tlemcen d'une personne qui avait été hospitalisé une semaine après son retour d’Arabie saoudite où il avait effectué la Omra[12]. Malgré le coronavirus, les autorités algériennes n'ont pas empêché les citoyens d'accomplir le hadj pour la saison 2014.

Virus Ebola[modifier | modifier le code]

L'Algérie a décidé de prendre des mesures exceptionnelles pour prévenir du risque de la propagation de l’épidémie du virus Ebola. Les aéroports et les postes d’entrée terrestres pour les wilayas du Sud font l’objet d’un suivi particulier. Ainsi, les listes de passagers sont conservées afin de détecter le foyer exact du virus si un cas devait être déclaré[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sellal réaffirme l’engagement de l’État en faveur du développement du secteur de la santé, La rédaction, APS, 16 juin 2014
  2. Algérie : le top 10 des ministères les plus riches en 2014, Par Neila Latrous, Algérie-Focus, 29 octobre 2013
  3. Système de santé algérien le bati ne suffit pas, Farouk Zahi, Afrique Actu, 27 août 2010
  4. http://www.who.int/countryfocus/cooperation_strategy/ccs_dza_fr.pdf?ua=1 STRATÉGIE OMS DE COOPÉRATION AVEC LES PAYS- ALGERIE, Organisation mondiale de la santé , 2002 - 2005
  5. a et b Taux de natalité (naissances/1 000 habitants), CIA World Factbook, Index Munndi, 1er janvier 2011
  6. a et b Taux de mortalité (décès/1 000 habitants), CIA World Factbook, Index Munndi, 1er janvier 2011
  7. a et b Taux de mortalité infantile (décès/1 000 naissances normales), CIA World Factbook, Index Munndi, 01 janvier 2011
  8. Taux de mortalité maternelle (décès / 100 000 naissances vivantes), CIA World Factbook, Index Munndi, 1er janvier 2011
  9. Algérie : les cas de grippe A/H1N1 évoluent favorablement vers la guérison, Source: xinhua, Paru sur Le Quotidien du Peuple en Ligne , 07 septembre 2009
  10. H1N1 : l'Algérie renonce à 15 millions de doses de vaccins, La rédaction, Paru dans Le Monde.fr , 07 février 2010
  11. Grippe A(H1N1): 916 cas confirmés, nombre de décès stable en Algérie, Par Zoubir Benhamouche, Paru dans le Algérie Focus, Le 22 janvier 2010
  12. Malgré le coronavirus, "l'Algérie n'empêchera pas ses citoyens d'accomplir le hadj" annonce le ministère des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa, La rédaction, Paru dans le The Huffington Post International, Le 16 juin 2014
  13. « Virus Ebola : L’extrême sud algérien prend ses précautions », (consulté le 11 septembre 2014).


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mohamed Mebtoul, « La médecine face aux pouvoirs : L’exemple de l’Algérie », Socio-anthropologie [En ligne], 5 | 1999, mis en ligne le 15 janvier 2003, Consulté le 23 août 2014. URL : http://socio-anthropologie.revues.org/56
  • Bessaoud K, Les grands problèmes de santé publique en Algérie, Oran, ITSP, Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Dépenses publiques et résultats dans le domaine de la santé en Algérie, Banque mondiale, 1995
  • Ouchfoun A et Hamouda D, Bilan de vingt-huit années de politique sanitaire en Algérie, Alger, INSP, Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]