Santé au Québec

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Le système des soins de santé au Québec a permis aux Québécois d'allonger considérablement leur espérance de vie depuis le milieu du XXe siècle[1]. Au cours d'un demi-siècle, le système a dû s'adapter aux progrès de la science médicale, tout en se transformant d'une organisation où les congrégations religieuses catholiques jouent un rôle primordial à un système largement étatique, qui représente en 2007 38,8 % du budget de l'État québécois[2] et 8 % de son PIB[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Les Augustines de la Miséricorde de Jésus (menées par Marie Guenet de Saint-Ignace, arrivées en 1639, en même temps que Marie de l'Incarnation) et Marguerite d'Youville fondent les premiers hôpitaux québécois, à Québec (Hôtel-Dieu de Québec) et à Montréal dès le XVIIIe siècle.

Les congrégations religieuses fondent graduellement au cours des trois siècles suivants une série d'établissements hospitaliers, dans toutes les régions du Québec. Durant cette période, l'Université McGill, se positionne en tant que centre de recherche médicale de renommée mondiale, en particulier avec les travaux du Dr Wilder Penfield. Le neurochirurgien bien connu fonde l'Institut de neurologie de Montréal en 1934.

Les principaux établissements de santé sont gérés par des communautés de religieuses jusqu'à la fin de l'époque Duplessis en 1959, et même au-delà. Ceci n'exclut cependant pas l'existence d'une administration publique de la santé, comme le prouve l'existence d'un réseau d'unités sanitaires dans chaque comté, à partir de 1926[3].

Prise en main par les provinces. Loi canadienne sur la santé. Mise en place de l'assurance-hospitalisation en 1961 et de l'assurance-maladie, à compter de 1971.

Mise en place du Régime général d’assurance médicaments en 1997. La recherche médicale et pharmaceutique est très active à Montréal, avec des laboratoires des principales entreprises mondiales dans le domaine pharmaceutique.

Organisation du système[modifier | modifier le code]

Les services de santé et les services sociaux sont intégrés au sein d'une même administration[4]. Les principes fondamentaux en sont l'universalité, l'équité et l'administration publique. Le système de santé québécois est public, ce qui signifie que l'État agit comme principal assureur et administrateur, et que le financement est assuré par la fiscalité générale. Ceci permet d'assurer l'accessibilité aux soins peu importe le niveau de revenus du patient.

On compte 34 établissements de santé au Québec, dont 22 sont des centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS ou CIUSSS). Ils mettent en place différents services sur leurs territoires respectifs, dont :

  • Centre hospitalier
  • Centre local de services communautaires (CLSC)
  • Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD)
  • Centre de réadaptation
  • Centre de protection de l’enfance et de la jeunesse

Des ressources privées complètent le portrait du système de santé. Ce sont:

  • des cabinets et des cliniques privées de médecins, dentistes, etc.
  • des pharmacies
  • des organismes communautaires
  • des résidences privées pour personnes âgées, avec services de santé

La Régie de l'assurance-maladie du Québec paie les honoraires des médecins selon des grilles négociées avec les fédérations de médecins. Certains services et fournitures peuvent être aux frais des patients.

Les médecins sont membres du Collège des médecins du Québec et d'associations de spécialistes, le cas échéant. Les médecins peuvent pratiquer dans des cliniques privées, dans un Centre local de services communautaires ou dans un hôpital. Un des problèmes principaux est le manque d'effectifs médicaux en région.

Coût du système[modifier | modifier le code]

La plupart des frais sont remboursés par la carte d'assurance-maladie (aussi nommée la carte Soleil).

Ouverture au secteur privé dans le système de santé[modifier | modifier le code]

Le docteur Jacques Chaoulli a obtenu en 2005 de la Cour suprême du Canada un jugement qui ouvre la porte à une place plus grande pour la médecine privée au Québec, du moins pour certaines procédures, comme certaines chirurgies orthopédiques. La raison invoquée est que les listes d'attente sont trop longues et que la santé du patient devient critique. Dans son jugement, la Cour suprême a donné raison au médecin montréalais et a demandé au gouvernement québécois de permettre le recours au privé.

D'ailleurs plusieurs pays comme les États-Unis, la Suisse, l'Allemagne, la Suède et le Danemark possèdent un système de santé public/privé et sont en mesure d'offrir des services avec moins d'attente tout en ayant une qualité de soin équivalente ou même plus efficace. Par exemple, le taux de guérison du cancer et la quantité de nouvelles technologies médiales sont beaucoup plus élevés aux États-Unis qu'au Canada[5].

Bibliographie préliminaire[modifier | modifier le code]

Histoire de la santé au Québec[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. . L’espérance de vie des Québécois a augmenté de manière significative entre 1951 et 2005, passant durant cette période, de 64,4 ans à 77,6 ans chez les hommes et de 68,6 à 82,7 ans chez les femmes. Voir Québec (2006). La situation démographique au Québec. Bilan 2006[PDF]. Institut de la statistique du Québec. (ISBN 2-550-48491-6). page 53.
  2. a et b Québec. Ministère de la Santé et des services sociaux (2007). Évolution des montants en proportion du PIB, 1995-1996 à 2007-2008. Page consultée le 30 juillet 2007.
  3. Bilan du siècle - Création des unités sanitaires de comté.
  4. Le système de santé et de services sociaux au Québec, publication du Ministère de la santé et des services sociaux
  5. http://www.ncpa.org/pub/ba649

Articles connexes[modifier | modifier le code]