Sallenôves

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Sallenôves
Le château.
Le château.
Blason de Sallenôves
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Annecy
Canton Annecy-1
Intercommunalité CC de Fier et des Usses (CCFU)
Maire
Mandat
Marcel Mugnier-Pollet
2014-2020
Code postal 74270
Code commune 74257
Démographie
Gentilé Sallenôviens
Population
municipale
620 hab. (2014)
Densité 170 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 00′ 23″ nord, 5° 59′ 58″ est
Altitude Min. 360 m
Max. 529 m
Superficie 3,64 km2
Localisation

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Sallenôves
Liens
Site web sallenoves.fr

Sallenôves est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 18 km d'Annecy (Haute-Savoie) et à 8 km de Frangy, Sallenôves fait partie du canton d'Annecy-1. Son altitude est de 448 mètres et sa superficie de 364 hectares. C'est donc une petite commune qui est séparée de Chilly et de Contamine par le nant du Jamaloup, de Mésigny par le nant des Aillets dit encore de la Maladière, de Marlioz et de Choisy par les Petites Usses.

L'intersection du 46e parallèle nord et du 6e méridien à l'est de Greenwich se trouve sur le territoire de la commune (voir aussi le Degree Confluence Project).

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'ancien nom de la paroisse et de la commune Sallenôves était Chetonnay ou Cheptonnex[1],[2]. Le nom est modifié vers le milieu du XVIIIe siècle où à la reconstruction du village, les habitants choisissent de lui donner le nom de la famille de Sallenove.

Les auteurs de Histoire des communes savoyardes rappellent qu'à l'origine le nom de la commune ne comprenait pas de -s final, comme en 1793[3], mais qu'il est aujourd'hui consacré[1].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Salanûva, selon la graphie de Conflans[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale, jusqu'à 76 hommes du village seront appelés au front. Vingt soldats sont morts pendant la guerre dont 18 pères de famille.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

La commune de Sallenôves appartient au canton d'Annecy-1, qui compte, selon le redécoupage cantonal de 2014, 9 communes et une fraction de la ville d'Annecy[5]. Avant ce redécoupage, elle appartenait au canton d’Annecy-Nord-Ouest.

Elle fait partie de la communauté de communes de Fier et des Usses (CCFU) qui regroupe six autres communes, Sillingy, Choisy, Lovagny, Mésigny, Nonglard et La Balme-de-Sillingy[6]. Initialement, les six communes rurales du canton d’Annecy-Nord-Ouest forme en 1992 un EPCI autour du territoire du Fier et des Usses, qui évolue en 2002 en communauté de communes, que la commune de Sallenôves rejoint[7].

Sallenôves relève de l'arrondissement d'Annecy et de la première circonscription de la Haute-Savoie, dont le député est Bernard Accoyer (UMP) depuis les élections de 2012[8].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Marcel Mugnier-Pollet ... ...
mars 2001 mars 2008 Marcel Mugnier-Pollet ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Sallenôviens[9].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 620 habitants, en augmentation de 8,01 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : 7,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
252 162 166 358 396 429 459 498 480
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
442 449 433 490 462 452 427 408 382
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
308 281 274 275 299 245 226 234 228
1982 1990 1999 2006 2011 2014 - - -
301 400 476 559 575 620 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Sallenôves est situé sur un éperon rocheux à la jonction des Petites et Grandes Usses. Au Moyen Âge, passage à gué obligé de la route reliant Genève à Chambéry, ce qui amenait des revenus liés aux péages. C’est une forteresse qui maîtrisa pendant plus de trois siècles cette importante voie de communication. Le promontoire du château, en à pic de tous côtés avec un seul accès possible à l’est (vers la Chetaz) avec des fossés secs.

Il dépendait de l’ancien comté de Genève jusqu'au début du XVe siècle (1401) puis du comté de Savoie. Il est situé sur la commune de Marlioz.

Érigé fin XIe siècle avec des matériaux tirés des Usses, comme tout château fort, le château a un rôle militaire de défense.

Au XIIIe siècle, il a désormais un rôle juridique et politique, on construit la tour Salle, qui devient le nouveau lieu d'exercice du pouvoir.

Aux XIVe et XVe siècles, l'influence du château s'étend dans tout le comté. Le château de Sallenove accueille des gens de haut rang comme le roi de Pologne, Bonne de Berry et Bonne de Bourbon. Cette dernière à l'auberge Treïna de Cheptonex table et hébergement pour 104 chevaux, 13 chars, valets et conducteurs. Le XVe siècle : siècle de l'apogée des Sallenove.

Guigues, vaillant chevalier acquiert des seigneuries, en étant conseiller et capitaine du duc de Bourgogne dont le comte de Savoie était vassal. Il fait obtenir un marché hebdomadaire et deux foires dans la commune de Cheptonex (Sallenoves), il y fonde aussi un hôpital dédié à saint Georges et sainte Catherine. Le château sera aménagé en résidence avec lui et ses successeurs : Galéas et Antoine de Sallenove : construction du corps de logis avec une magnifique cheminée de cuisine et une pierre à eau (presque l'eau courante à l'intérieur) de la chapelle Sainte-Catherine et de son couloir gothique. Au XVIe siècle : Alexandre, le plus brillant des Sallenove construit un escalier avec main courante intégrée. Pourtant, il endettera sa famille, l'amenant à la ruine.

La famille des Sallenove s’éteint en 1584. Charles de Sallenove, exilé lors de l’occupation française (François Ier) meurt dans le plus grand dénuement à Lille. Le château, jamais remanié depuis le XVIe siècle, est devenu, rapidement une ferme. Les salles d’apparat servent de grange, de greniers à grain et quelques pièces habitables sont occupées par les fermiers.

À partir du XVIIe siècle : D’autres familles de la noblesse de la région deviennent ensuite propriétaires sans habiter de manière continue le château qui sera abandonné d'abord en raison de son austérité puis de sa vétusté. Ils habiteront le château de Marlioz.

Ce sont les familles de De Montluel, De Marmier, De Livron, De Pingon. Fin XIXe siècle, il est vendu à Jean Daudens de Marlioz. En 1930, il est acheté par Émile Schurch, père et grand-père des propriétaires actuels, qui a entrepris sa rénovation[13].

Au XIe siècle, un couvent de bénédictines avait été fondé sur le territoire de Chilly, au lieu-dit Chamarande. L’église et une partie des bâtiments et des terres ont été emportées dans un glissement de terrain provoqué par le débordement du Jamaloup. À la suite de ces « dommages irréparables causés à leurs maisons et possessions », les religieuses, des bénédictines sont transportées de Chamarande à Bonlieu.

En 1165, le comte Amédée Ier de Genève fonde, dote et érige l'abbaye de Bonlieu dans l'ordre cistercien de Saint-Bernard[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Sallenôves

Les armes de Sallenôves se blasonnent ainsi :

Palé d'argent de gueules de six pièces, à la bande d'or brochante sur le tout.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et Lac d'Annecy (Tome III), Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 2-7171-0200-0), p. 331-335 « Le canton de Frangy », p. 364-365 « Sallenôves ».

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Histoire des communes savoyardes 1981, p. 364, Introduction.
  2. Pierre Duparc, Le comté de Genève, IXe-XVe siècle, t. XXXIX, Genève, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, coll. « Mémoires et Documents » (réimpr. 1978) (1re éd. 1955), 616 p. (lire en ligne), p. 545.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 13
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  5. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance, (consulté le 16 mars 2015).
  6. « Présentation », sur le site de la Communauté de communes de Fier et des Usses (consulté le 16 mars 2015).
  7. « Historique », sur le site de la Communauté de communes de Fier et des Usses (consulté le 16 mars 2015).
  8. « Résultats des élections législatives de 2012 : Haute-Savoie (74) - Première circonscription (résultats officiels) », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 mars 2015).
  9. « Sallenôves », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 16 mars 2015), Ressources - Les communes.
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. a et b Site sur l'histoire du village et des alentours.