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Saint-Jean-Saverne

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Saint-Jean-Saverne
Saint-Jean-Saverne
Rue Principale.
Blason de Saint-Jean-Saverne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Bas-Rhin
Arrondissement Saverne
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Saverne
Maire
Mandat
Jean Goetz
2020-2026
Code postal 67700
Code commune 67425
Démographie
Population
municipale
534 hab. (2021 en diminution de 7,45 % par rapport à 2015)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 16″ nord, 7° 21′ 43″ est
Altitude Min. 186 m
Max. 436 m
Superficie 6,39 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Saverne
(banlieue)
Aire d'attraction Strasbourg (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saverne
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Saint-Jean-Saverne
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Saint-Jean-Saverne
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Saint-Jean-Saverne
Liens
Site web http://www.saintjeansaverne.com

Saint-Jean-Saverne (anciennement Saint Jean près Saverne et Saint Jean des Choux[1]) est une commune française située dans la circonscription administrative du Bas-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace et fait partie du parc naturel régional des Vosges du Nord.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-Saverne se trouve en bordure du massif des Vosges.

Communes limitrophes de Saint-Jean-Saverne
Ernolsheim-lès-Saverne
Saint-Jean-Saverne Steinbourg
Eckartswiller Monswiller

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrogéologie et climatologie : Système d’information pour la gestion des eaux souterraines du bassin Rhin-Meuse :

Territoire communal : Occupation du sol (Corinne Land Cover); Cours d'eau (BD Carthage),
Géologie : Carte géologique; Coupes géologiques et techniques,
Hydrogéologie : Masses d'eau souterraine; BD Lisa; Cartes piézométriques.

Saint-Jean-Saverne se situe à l’extrémité occidentale du fossé rhénan. À ce titre, le territoire de la commune est coupé en deux, à la fois en matière de relief et de géologie, par une faille normale courant selon un axe sud-ouest-nord-est au pied du mont Saint-Michel. À l’ouest de cette faille prédomine donc une zone de montagne caractérisée par des grès, tandis qu’à l’est se trouve une zone de plaine au sous-sol composé d’abord de calcaires, puis de colluvions[2].

Du côté de la montagne, le grès est du Buntsandstein, ou grès bigarré, qui s’est formé au sein d’un ensemble fluviatile il y a 230 millions d’années, au Trias inférieur. Cette couche de plusieurs centaines de mètres d’épaisseur est coiffé sur les sommets par la couche du Conglomérat principal, un poudingue riche en galets de quartz blanc, visible notamment au mont Saint-Michel. En certains endroits, notamment au Stampfloecher, cette couche épaisse d’une dizaine de mètres est elle-même couverte par une couche de grès intermédiaire[2].

Le village lui-même est construit sur les calcaires se trouvant immédiatement à l’est de la faille. Ceux-ci sont constitués d’une alternance de marnes dolomitiques du Muschelkalk moyen et de calcaire à entroques et térébratules du Muschelkalk supérieur. Plus bas en direction de la plaine, cet ensemble est suivi par des marnes argileuses du Lettenkohle, rapidement recouvertes toutefois par des colluvions provenant de la montagne puis par les sables charriés par la Zorn. À l’extrémité orientale du territoire de la commune, l’épaisseur d’alluvion est ainsi de 3 m et est suivie d’une couche d’au moins 8 m de marnes[3].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située dans une zone 3 de sismicité modérée[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Zinsel du Sud[5], le ruisseau le Fallbaechel[6], le ruisseau le Langthal[7] et le ruisseau le Schalckbaechel[8],[9],[Carte 1].

La Zinsel du Sud, d'une longueur totale de 30,9 km, prend sa source dans la commune de Wintersbourg et se jette dans la Zorn à Steinbourg, après avoir traversé 15 communes[5]. Les caractéristiques hydrologiques de la Zinsel du Sud sont données par la station hydrologique située sur la commune d'Eckartswiller. Le débit moyen mensuel est de 0,879 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 14,7 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 24,1 m3/s, atteint le [10].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Saint-Jean-Saverne[Note 2].

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montargnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de °C)[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 870 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 10,2 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Wangenbourg_sapc », sur la commune de Wangenbourg-Engenthal à 16 km à vol d'oiseau[13], est de 9,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 131,8 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 36,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,9 °C, atteinte le [Note 3],[14],[15].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[16]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[17].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-Saverne est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[18],[19],[20].Elle appartient à l'unité urbaine de Saverne, une agglomération intra-départementale regroupant 8 communes[21] et 18 734 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[22],[23].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 268 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[24],[25].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (72,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (72,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (72,6 %), prairies (16,4 %), cultures permanentes (7,3 %), zones urbanisées (3,8 %)[26]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'actuelle dénomination Saint-Jean-Saverne date de 1920 lorsque la commune, mettant à profit le retour de l'Alsace-Lorraine à la France et le rétablissement des appellations françaises, opta pour ce nom consensuel en lieu et place du sobriquet Saint-Jean-des-Choux dont l'avaient affublée à la fin du XVIIe siècle les autorités françaises en souvenir d'un combat désespéré livré en 1676 par les troupes du maréchal de Luxembourg, acculées par les troupes impériales du duc Charles V de Lorraine, au pied des Vosges et du village, dans les champs de choux[27].

Antérieurement, au temps du Saint-Empire romain germanique, l'appellation officielle était Sankt Johann bei (ou nächst) Elsass-Zabern, appellation reprise par les autorités allemandes pendant les deux périodes d'annexion de 1871-1918 et de 1940-1944. Cette dénomination est la traduction littérale de S. Iohannes prope Tabernas, plus anciennement S. Iohannes prope oppidum Zabernia, apparue dans les textes officiels anciens en 1126-1127 sous la forme Cella Sancti Iohannis, en remplacement du premier nom connu de la localité, Meginhelmeswilre, dans l'acte de donation du village et du domaine par le propriétaire Pierre de Lutzelbourg à l'abbaye de Sankt Georgen (en Forêt-Noire). Ce premier nom germanique évoque une création mérovingienne ou carolingienne, tout comme le nom des localités voisines d'Eckartswiller et d'Ernolsheim.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Il n’existe pas de signes concrets d’une occupation permanente à l’emplacement même de la commune avant le Moyen Âge, bien que quelques silex taillés aient été découverts à proximité de l’église. Cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y a pas de présence humaine pendant ces périodes, mais celle-ci se concentre plutôt sur d’autres sites. Cette différence d’emplacement entre peuplement ancien et peuplement plus récent pourrait également être un biais introduit par le nombre limité de fouilles réalisées dans le village même[28]. Ainsi, le site du Mont-Saint-Michel montre des traces d’occupation permanente à l’époque du second âge du fer, à mettre en relation avec l’oppidum de la Heidenstadt, implanté à la limite entre le territoire de la commune et celui d’Ernolsheim[29]. Au même endroit, la ligne de démarcation actuelle entre les deux communes est constitué par le tracé d’une voie romaine passant à travers les Vosges et desservant également une carrière antique au lieu-dit Stempfloecher'[28].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

St Jean des Choux et la Chapelle de St Michel (Eugène Laville, 1849).

Au Haut Moyen Âge, les traces d’habitat humain restent dans un premier temps localisée sur le mont Saint-Michel, celui-ci étant habité au IXe siècle[30]. Le village est mentionné pour la première fois en 1126 sous le nom de Megenhelmswilre, lorsque Pierre de Lutzelbourg en fait don, ainsi que de l’église privée qu’il dispose en ce lieu, à l’abbaye de Saint-Georges-en-Forêt-Noire (de). L’année suivante, le , celle-ci fonde sur place le couvent de Saint-Jean, dont le village prendra le nom[31]. Il se trouve à cette date un autre village sur le territoire de la commune : Volkerswiller, situé au débouché du vallon de la Winterhalt ; celui-ci disparaît toutefois lors des troubles de la fin du Moyen Âge. Cette période est en effet marquée par les ravages de la région par des bandes de routiers provenant de France, dont la traversée des Vosges est facilité par les nombreux cols aux alentours de Saverne. La fin du XIVe siècle voit ainsi trois incursions des Grandes compagnies en 1365, 1375 et 1384, puis, quelques décennies plus tard, en c’est au tour des « Armagnacs » de Jean de Fénétrange d’incendier le village sur leur passage. En 1525, pendant la guerre des paysans, le couvent est également la cible des paysans révoltés qui le mettent à sac et brûlent les archives[28].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Les conflits des siècles suivants amènent encore le village à être régulièrement saccagé par les armées de passage, attirées par les richesses du couvent et la possibilité d’y loger de grands corps de troupe. En 1590, le couvent est au bord de la disparition, ses bâtiments en ruines et les quelques religieuses restantes sans direction, la supérieure ayant pris la fuite dans le Wurtemberg[32].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mai 2020 Henri Wolff[33]    
mai 2020 En cours Jean Goetz[34]    

Budget et fiscalité 2022[modifier | modifier le code]

Mairie.

En 2022, le budget de la commune était constitué ainsi[35] :

  • total des produits de fonctionnement : 427 000 , soit 781  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 373 000 , soit 683  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 75 000 , soit 138  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 72 000 , soit 132  par habitant ;
  • endettement : 383 000 , soit 701  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 9,70 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 27,13 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 21,13 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2020 : médiane en 2020 du revenu disponible, par unité de consommation : 26 980 [36].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[38].

En 2021, la commune comptait 534 habitants[Note 6], en diminution de 7,45 % par rapport à 2015 (Bas-Rhin : +3,22 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
534621496763799854794863889
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
795863854787781750775754730
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
726725701620631614591561509
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
543550547563559598611592602
2014 2019 2021 - - - - - -
583533534------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[41] :

  • Écoles maternelles et primaires à Ernolsheim-lès-Saverne, Ottersthal, Monswiller, Saverne.
  • Collèges à Saverne, Phalsbourg.
  • Lycées à Saverne, Phalsbourg.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[42] :

  • Médecins.
  • Pharmacies.
  • Hôpitaux.

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Culte catholique, Communauté de paroisses du piémont de Saint-Michel[43], Diocèse de Strasbourg.
  • Culte protestant, Paroisse Protestante de Saverne[44].

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Avant le XIXe siècle, le village est presque entièrement tourné vers l’activité agricole. Celle-ci est dominée par la polyculture, complétée par l’élevage ainsi que l’exploitation de vignes et de vergers. Il n’existe presque pas d’exploitation indépendante, l’abbaye possédant l’immense majorité des parcelles qui sont soit louées à des agriculteurs soit directement exploitées par des journaliers. Quelques activités artisanales existent à la marge, notamment la tonnellerie, la menuiserie et l’exploitation de la pierre[45].

Le XIXe siècle est marqué par un bouleversement profond de l’orientation économique de la commune. En effet, bien que devenus indépendants après la disparition de l’abbaye, les agriculteurs parviennent de moins en moins à vivre de leur activité au cours de ce siècle, tandis que le développement de l’industrie dans les communes avoisinantes, notamment Kuhn à Eckartswiller et Goldenberg à Monswiller, draine la main d’œuvre vers ce secteur d’activité. L’agriculture subsiste toutefois jusqu’au milieu du XXe siècle, généralement comme activité secondaire d’ouvriers-paysans, mais elle-même décline rapidement après la Seconde Guerre mondiale et la dernière exploitation agricole disparaît en 1962[45].

  • Agriculture et élevage[46].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Hébergements et restauration à Saint-Jean-Saverne, Monswiller, Saverne[47].

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Commerces et services de proximité[48].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le patrimoine bâti civil est principalement représenté par des maisons d’habitation, la plupart ayant été à l’origine des fermes[45],[49],[50].
Le monument aux morts[51] : Conflits commémorés : Guerres 1914-1918 - 1939-1945 - AFN-Algérie (1954-1962).
Fontaine avec abreuvoirs (XIXe siècle).

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Sur le domaine de Meginhelmeswilre, devenu Cella Sancti Johannis par la donation de 1126-1127, le nouveau propriétaire, l'abbaye de Sankt Georgen en Forêt-Noire fit construire dans le troisième quart du XIIe siècle une abbaye, placée sous l'invocation de Jean le Baptiste, pour accueillir une communauté de moniales bénédictines.

L'histoire de cette communauté et des bâtiments conventuels n'est bien connue qu'à partir de la fin du XVIIe siècle, lorsqu'il fallut « ressusciter [...] une seconde fondation » selon les archives - l'abbaye anéantie par un siècle de conflits dévastateurs. Seule fut conservée la nef romane de l'abbatiale, remaniée et dotée d'une tour-porche. Tous les autres bâtiments, conventuels et annexes, firent l'objet d'un vaste programme de reconstruction, commencé en 1729 par les travaux à l'abbatiale et terminés en 1756 à l'achèvement de la maison du receveur. Puis commencèrent les travaux de réaménagement intérieur de l'abbatiale, pourvue d'un décor et d'un mobilier baroques dans le goût du jour.
L'abbaye ferma ses portes le et l'ensemble des terres et des bâtiments de l'enclos conventuel, déclarés biens nationaux, fut acquis le par un collectif des 72 chefs de famille de Saint-Jean qui lotirent leur propriété le , à l'exception de l'église, l'ancienne abbatiale, promue église paroissiale. Cette église catholique Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-des-Choux figure sur la liste initiale des Monuments Historiques de 1840, et le classement Monument Historique a été confirmé au J.O. du , aux côtés des deux autres anciennes abbatiales romanes de la région, l'église catholique Saint-Étienne de Marmoutier et l'église catholique Saints-Pierre-et-Paul de Neuwiller-lès-Saverne[52] .
L'orgue de L'église paroissiale St-Jean Baptiste[53],[54],[55],[56],[57].

Vers la sortie est du village, au bout de la Grand-Rue, s'élève la chapelle Saint-Wendelin. Construite à la suite d'un vœu fait en 1736 par les bourgeois de Saint-Jean dont les troupeaux de bovins étaient décimés par une épizootie particulièrement meurtrière, elle est consacrée le [58].

Ensemble Cultuel dit Rocher Saint-Michel[59].

Croix de chemin :

Croix de chemin dite S'Kritz[60].
Croix de chemin Lieu-dit Langenthal[61].

Croix monumentale (croix de mission)[62].

Calvaire daté 1748 du cimetière[63].

Sites archéologiques[modifier | modifier le code]

Le Mont Saint-Michel est une colline aux flancs escarpés culminant à 378 m d’altitude et située immédiatement au nord du village[64].

Le site a été aménagé par l’Homme depuis au moins le second âge du fer et comprend notamment un habitat troglodyte, utilisé comme ermitage à partir du Moyen Âge mais qui a peut-être déjà été occupé avant cette date, une chapelle dédiée à saint Michel datant de la fin du XVIIe siècle ayant remplacé un édifice médiéval antérieur et un grand bassin circulaire taillé dans la roche dont la date de réalisation et la fonction demeurent indéterminés[65],[66],[67].

Les traces d’un établissement gallo-romain ont été détectées en 1996 au nord-est du village, à cheval sur les territoires de la commune et de celle d’Eckartswiller. Occupé entre les IIe et IIIe siècles, celui-ci était vraisemblablement destiné à la production de meules et à la fourniture de grès pour la construction monumentale. Outre la zone d’exploitation constituée de plusieurs carrières, le site comporte également au moins une habitation ainsi qu’une nécropole[68].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Jean-Saverne Blason
D'argent au lion d'azur, à la bande d'or brochant sur le tout.
Détails

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Le patrimoine de la commune sur www.pop.culture.gouv.fr/

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 21/05/2024 à 02:05 TU à partir des 212 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/08/2006 au 01/04/2024.
  2. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. Les records sont établis sur la période du au .
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. « Réseau hydrographique de Saint-Jean-Saverne » sur Géoportail (consulté le 11 juin 2024).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune de Saint-Jean-Saverne », sur saintjeansaverne.com (consulté le ).
  2. a et b Ring 1984, p. 4.
  3. Ring 1984, p. 4-5.
  4. Informations sur les risques naturels et technologiques
  5. a et b Sandre, « Fiche cours d'eau - La Zinsel du Sud (A34-0210) »
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau le Fallbaechel (A3430840) »
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau le Langthal (A3430890) »
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau le Schalckbaechel (A3420450) »
  9. « Fiche communale de Saint-Jean-Saverne », sur Système d'information pour la gestion des eaux souterraines Rhin-Meuse (consulté le )
  10. « Station hydrométrique A3430210 », sur l'Hydroportail, Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires, (consulté le )
  11. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  12. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  13. « Orthodromie entre Saint-Jean-Saverne et Wangenbourg-Engenthal », sur fr.distance.to (consulté le ).
  14. « Station Météo-France « Wangenbourg_sapc », sur la commune de Wangenbourg-Engenthal - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  15. « Station Météo-France « Wangenbourg_sapc », sur la commune de Wangenbourg-Engenthal - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  16. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le )
  17. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le )
  18. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  20. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  21. « Unité urbaine 2020 de Saverne », sur insee.fr (consulté le ).
  22. « Base des unités urbaines 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
  23. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  24. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  25. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  26. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  27. L'abbatiale Saint-Jean-Baptiste
  28. a b et c Ring 1984, p. 6.
  29. Ring 1993, p. 5.
  30. Ring 1993, p. 6.
  31. André Marcel Burg, « La fondation du monastère de Saint-Jean-Saverne », Bulletin de la société d’histoire et d’archéologie de Saverne et environs, vol. 52,‎ , p. 1-4 (ISSN 0245-8403, lire en ligne, consulté le )
  32. Ring 1984, p. 6-7.
  33. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  34. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  35. Les comptes de la commune
  36. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  37. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  38. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  39. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  40. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  41. Établissements d'enseignements
  42. Professionnels et établissements de santé
  43. Communauté de paroisses du piémont de Saint-Michel
  44. Paroisse Protestante de Saverne
  45. a b et c Heitz 1984, p. 51.
  46. Agriculture et élevage : Fiche territoriale « CC du Pays de Saverne »
  47. Hébergements et restauration
  48. [http s://www.eterritoire.fr/territoires/grand-est/bas-rhin/saint-jean-saverne/67425/27904?cadre-vie=commerces-et-services Le cadre de vie des Territoires]
  49. « Présentation de la commune de Saint-Jean-Saverne », notice no IA00055865, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  50. « Maisons », notice no IA00055627, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  51. Monument aux morts
  52. Notice no IA00055618, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la CultureAbbaye de bénédictines Saint-Jean.
  53. L'orgue de L'église paroissiale St-Jean Baptiste
  54. L'orgue de Jean-André Silbermann
  55. Buffet d'orgue, partie instrumentale de l'orgue, sur inventaire.grandest.fr/
  56. Notice no PM67000259, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture Orgue de tribune : buffet d'orgue ; garde-corps de tribune
  57. Notice no PM67001081, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture Orgue de tribune
  58. Notice no IA00055480, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  59. « Ensemble Cultuel dit Rocher Saint-Michel », notice no IA00055910, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  60. « Croix de chemin dite S'Kritz », notice no IA00055483, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  61. « Croix de chemin Lieu-dit Langenthal », notice no IA00055485, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  62. « Croix monumentale (croix de mission) », notice no IA00055488, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  63. « Calvaire daté 1748 du cimetière », notice no PA00084920, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  64. Wernet, Levy-Mertz et Gerber 1965, p. 33.
  65. Wernet, Levy-Mertz et Gerber 1965, p. 33-34.
  66. Gerber 1965, p. 35-36.
  67. Ring 1993, p. 5-6.
  68. Ring 2004.