Saint-Gratien (Somme)

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Saint-Gratien
Le château de Saint-Gratien.
Le château de Saint-Gratien.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Amiens-2
Intercommunalité Communauté de communes du Bocage et de l'Hallue
Maire
Mandat
Bruno Massias
2014-2020
Code postal 80260
Code commune 80704
Démographie
Population
municipale
375 hab. (2014 en augmentation de 3,88 % par rapport à 2009)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 58′ 00″ nord, 2° 24′ 34″ est
Altitude Min. 48 m
Max. 113 m
Superficie 6,95 km2
Localisation

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Saint-Gratien est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de du village situé à 12 kilomètres d'Amiens viendrait de ce que Gratien d'Amiens, y aurait été martyrisé par les Romains en 303[1].

La légende raconte qu'on planta la houlette en coudrier de Gratien, le berger, sur sa tombe. En une nuit, elle prit racine, donna des feuilles et des fruits de la couleur du sang. D'après la tradition, ce miracle se reproduisait chaque nuit du 23 octobre.

Une autre version indique que Gratien ficha lui-même en terre son bâton qui fit jaillir une source, donna du feuillage et des noisettes. Il se fit une écorchure à la main, se servit d'une feuille comme pansement et ainsi teinta de rouge l'arbuste.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bataille de la Somme, 1918[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Bataille de la Somme (1918) et ANZAC.

En septembre 1917, les troupes australiennes Australian Imperial Force, AIF du Corps d'armée australien et néo-zélandais (ANZAC) sont mises sous le commandement du général Sir W. W. Birdwood[2]

général Monash
Le général John Monash, portrait de 1918.


Fin janvier 1918, les cinq divisions du général Birdwood, sont commandées par : Major général Sir H. B. Volker, Smith, Vc, John Monash (GHQ à Franvillers), Sainclair-Mac-Lagan, Sir Hobs (GHQ au château de Bussy-lès-Daours).


Le 30 mars, à la suite du bombardement de Franvillers, le quartier général de la 3e division des troupes australiennes "Australian Imperial Force, AIF" est déplacé le même jour à Saint-Gratien.


Le 31 mai, Sir John Monash, commandant la 3e Division, prend le commandement du Corps Australien, et installe son quartier général au château de Saint-Gratien. En liaison avec les troupes canadiennes, il repoussera les Allemands qui s'étaient avancés jusqu'à Villers-Bretonneux.


Son Etat-major comprenait les généraux de brigade : C. H. Foot, R. A. Carruthers, Thomas Blamey, L.D. Fraser et W. A. Coxen (en)[3].

Général Monash
Le général John Monash et son état-major, au château de Saint-Gratien le 31 mai 1918.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Gratien Blason Écartelé: au 1er d'argent, au buste de saint Gratien de carnation, d'azur, paré de gueules, chevelé et barbé de sable, auréolé d'or, au 2e d'argent à trois lions de sable, au 3e d'azur à trois fleurs de lis d'or, au 4e d'or à trois noisettes d'argent, renversées posées en barre, involucrées et tigées de sinople; à la fasce de gueules chargée de l'inscription "Saint Gratien" en lettres onciales de sable brochant sur la partition.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

De 1790 à 1801, Saint-Gratien a été l'une des quatorze communes relevant de l'Administration cantonale et de la Justice de paix de Querrieux.

En l'an VII et jusqu'au 10 germinal de l'an VIII (30 mars 1800), tous les mariages civils du canton sont prononcés au chef-lieu conformément à l'article IV de la Loy du 13 fructidor de l'an VI (30 août 1798).

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Jean-Paul Durand    
mars 2008[4] en cours Bruno Massias   Réélu pour le mandat 2014-2020 [5]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7].

En 2014, la commune comptait 375 habitants[Note 1], en augmentation de 3,88 % par rapport à 2009 (Somme : +0,33 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
475 506 531 598 646 638 637 632 630
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
641 617 559 539 535 517 478 434 411
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
367 333 303 275 238 242 226 212 264
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
220 225 240 337 362 371 355 361 375
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château[modifier | modifier le code]

Le château appartint d'abord aux seigneurs du même nom, puis à deux familles échevinales d'Amiens, May au XVe siècle et Saint-Delis au XVIe. Il fut ensuite la possession des Hirzel, protestants suisses, dont le général Salomon Hirzel de Saint-Gratien. En 1786, il fut acquis par Jean-Baptiste Jourdain de Thieulloy, issu d'une famille amiénoise anoblie en 1735, qui entreprit la reconstruction du château dans un style néo-classique. Les travaux étaient achevés en 1789. La craie provenait de la carrière voisine de Bavelincourt.

Le château comprend un corps de logis rectangulaire orienté nord-sud, et une cour de communs à l'ouest, avec écuries, pigeonnier, chapelle. Le corps de logis est constitué d'un avant-corps central légèrement saillant, pourvu d'un étage de combles, et de deux ailes un peu moins hautes. Les façades sont ornées de quelques sculptures, bustes de Flore et de Cérès (côté nord), sphinges entourant l'escalier (côté sud). Sur le plafond du grand salon, une peinture à l'huile sur enduit représente le lever du jour avec Apollon, l'Aurore, la Nuit.

L'ensemble fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [10].

Article détaillé : Château de Saint-Gratien (Somme).

Église[modifier | modifier le code]

Église de Saint-Gratien.

L'église est dédiée à saint Gratien d'Amiens. Elle a été construite sur les plans de l'architecte diocésain Alexandre Grigny en 1864, en remplacement d'une ancienne église dont les travaux de réhabilitation avaient été estimés trop coûteux. Complètement édifié en briques, cet édifice est néo-roman par sa nef et surtout son chevet, qui présente des arcatures proches des motifs architecturaux de lésènes et de festons de l'architecture romane lombarde et néo-gothique par sa flèche. La façade est constituée d'un mur pignon avec un clocher-porche en avancée. L'église se compose d'une nef et de deux collatéraux, le chœur se terminant par une abside en cul-de-four. Sa nef de 19,30 m de long est bordée de bas-côtés. La largeur de la nef centrale est de 7,60 m et celle des bas-côtés de 3,10 m. Le chœur a une longueur de 7,70 m ; il se termine à l'est par un chevet semi-circulaire et deux sacristies[11].

La tour a une hauteur de 18 mètres et la flèche une hauteur de 16 mètres. Une tour-escalier est accolée à la partie droite de la façade.

Les voûtes en berceau de la nef, du chœur et des bas-côtés sont en brique. Elles sont portées par six grosses colonnes, six piliers de section carrée et autant de pilastres incorporées dans les murailles renforcées par des contreforts. Piliers et colonnes sont réunis longitudinalement par des arcs en plein cintre et latéralement par des arcs doubleaux (tous les arcs sont à section rectangulaire ; réalisés en brique, ils sont creux et revêtus d'un enduit simulant la pierre). Dans les bas-côtés des doubleaux réunissent piliers et colonnes aux pilastres contrefortées, assurant une fonction supplémentaire d'arcs-boutants. Colonnes, piliers et pilastres sont couronnés de chapiteaux et reposent sur des socles moulurés. La voûte du sanctuaire, en forme de croupe est également en brique et repose sur des murailles contrefortées.

L'édifice n'est éclairé que par des baies de dimensions réduites : la nef comporte quatre fenêtres de 2,40 m. de haut sur 0,80 m. de large et le chevet six petites baies groupées deux à deux. Les murailles intérieures sont recouvertes d'un enduit et peintes en blanc. La voûte du chevet et celle de la travée du chœur sont recouvertes d'un enduit bleu et parsemées d'étoiles dorées. La façade ouest est percée par un portail et des baies en plein cintre, mais l'élévation et la finesse de la flèche et des clochetons, montrent une élévation vers le ciel d'inspiration gothique.

En 1866, l'Impératrice Eugénie fait don d'un chemin de croix en néo-plastique-bois[12].

Chapelle Notre-Dame de Liesse[modifier | modifier le code]

Sur un soubassement de grès, elle date de 1778, en mémoire d'une fillette piétinée par un troupeau de vaches[13].

Oratoire de Saint-Gratien[modifier | modifier le code]

Édifié en 1999, il contient la statue du saint local, réalisée en 1996 par Jean-Pierre Facquier[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Ansart Histoire des églises de la vallée de l'Hallue bibliothèque municipale d'Amiens Louis-Aragon, cote 18568 Pic 6318.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Saint Gratien d'Amiens », notice no IA80000335, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. (en) « Lieutenant General Sir William Birdwood », sur http://www.anzacsite.gov.au, (consulté le 7 mai 2011)
  3. Official History of Australia in the war 1914-1918. Volume V : Australian Imperial Forces in France, 1918 (Index : Saint-Gratien)
  4. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 16 mars 2009)
  5. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  10. « Le château de Saint-Gratien », notice no IA80000203, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « L'église Saint-Gratien », notice no IA80000179, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Archives départementales de la Somme. Série 99 O, et Itinéraires du patrimoine, livret 181 (Direction régionale des affaires culturelles de Picardie)
  13. a et b André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 187 (ASIN B000WR15W8).

Liens externes[modifier | modifier le code]