Saint-Gratien (Somme)

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Saint-Gratien
Saint-Gratien (Somme)
Le château de Saint-Gratien.
Blason de Saint-Gratien
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Intercommunalité Communauté de communes du Territoire Nord Picardie
Maire
Mandat
Bruno Massias
2020-2026
Code postal 80260
Code commune 80704
Démographie
Gentilé Gratienois
Population
municipale
380 hab. (2018 en augmentation de 1,88 % par rapport à 2013)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 58′ 00″ nord, 2° 24′ 34″ est
Altitude Min. 48 m
Max. 113 m
Superficie 6,95 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Amiens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Amiens-2
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Saint-Gratien
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Saint-Gratien

Saint-Gratien est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 12 kilomètres au nord-est d'Amiens, sur l'axe Amiens - Arras, la route départementale 919 (RD 919).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

La localité est desservie par les lignes d'autocars du réseau interurbain Trans'80 Hauts-de-France (ligne no 36)[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Gratien est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (81,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (76,8 %), forêts (15,1 %), zones agricoles hétérogènes (4,3 %), zones urbanisées (3,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,1 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village viendrait de ce que Gratien d'Amiens y aurait été martyrisé par les Romains en 303[9].

La légende raconte qu'on planta la houlette en coudrier de Gratien, le berger, sur sa tombe. En une nuit, elle prit racine, donna des feuilles et des fruits de la couleur du sang. D'après la tradition, ce miracle se reproduisait chaque nuit du .

Une autre version indique que Gratien ficha lui-même en terre son bâton qui fit jaillir une source, donna du feuillage et des noisettes. Il se fit une écorchure à la main, se servit d'une feuille comme pansement et ainsi teinta de rouge l'arbuste.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bataille de la Somme, 1918[modifier | modifier le code]

En , les troupes australiennes Australian Imperial Force, AIF du Corps d'armée australien et néo-zélandais (ANZAC) sont mises sous le commandement du général Sir W. W. Birdwood[10].

général Monash
Le général John Monash, portrait de 1918.

Fin , les cinq divisions du général Birdwood, sont commandées par : Major général Sir H. B. Volker, Smith, Vc, John Monash (GHQ à Franvillers), Sainclair-Mac-Lagan, Sir Hobs (GHQ au château de Bussy-lès-Daours).

Le , à la suite du bombardement de Franvillers, le quartier général de la 3e division des troupes australiennes "Australian Imperial Force, AIF" est déplacé le même jour à Saint-Gratien.

Le , Sir John Monash, commandant la 3e Division, prend le commandement du Corps Australien, et installe son quartier général au château de Saint-Gratien. En liaison avec les troupes canadiennes, il repoussera les Allemands qui s'étaient avancés jusqu'à Villers-Bretonneux.

Son état-major comprenait les généraux de brigade : C. H. Foot, R. A. Carruthers, Thomas Blamey, L.D. Fraser et W. A. Coxen (en)[11].

Général Monash
Le général John Monash et son état-major, au château de Saint-Gratien le 31 mai 1918.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

De 1790 à 1801, Saint-Gratien a été l'une des quatorze communes relevant de l'Administration cantonale et de la Justice de paix de Querrieux.

En l'an VII et jusqu'au 10 germinal de l'an VIII (), tous les mariages civils du canton sont prononcés au chef-lieu conformément à l'article IV de la Loi du 13 fructidor de l'an VI ().

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes du Territoire Nord Picardie après avoir fait partie de la communauté de communes Bocage Hallue.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Jean-Paul Durand    
mars 2008[12] En cours
(au 8 octobre 2020)
Bruno Massias   Réélu pour le mandat 2020-2026[13],[14]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

En 2018, la commune comptait 380 habitants[Note 3], en augmentation de 1,88 % par rapport à 2013 (Somme : −0,18 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
475506531598646638637632630
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
641617559539535517478434411
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
367333303275238242226212264
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
220225240337362371355361375
2018 - - - - - - - -
380--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire de l'Hallue scolarise les enfants de la commune.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Culte[modifier | modifier le code]

Le village dispose de trois lieux de culte catholiques, l'église Saint-Gratien, la chapelle Notre-Dame-de-Liesse et un oratoire dédié à saint Gratien.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château[modifier | modifier le code]

Le château appartint d'abord aux seigneurs du même nom, puis à deux familles échevinales d'Amiens, May au XVe siècle et Saint-Delis au XVIe. Il fut ensuite la possession des Hirzel, protestants suisses, dont le général Salomon Hirzel de Saint-Gratien. En 1786, il fut acquis par Jean-Baptiste Jourdain de Thieulloy, issu d'une famille amiénoise anoblie en 1735, qui entreprit la reconstruction du château dans un style néo-classique. Les travaux étaient achevés en 1789. La craie provenait de la carrière voisine de Bavelincourt.

Le château comprend un corps de logis rectangulaire orienté nord-sud, et une cour de communs à l'ouest, avec écuries, pigeonnier, chapelle. Le corps de logis est constitué d'un avant-corps central légèrement saillant, pourvu d'un étage de combles, et de deux ailes un peu moins hautes. Les façades sont ornées de quelques sculptures, bustes de Flore et de Cérès (côté nord), sphinges entourant l'escalier (côté sud). Sur le plafond du grand salon, une peinture à l'huile sur enduit représente le lever du jour avec Apollon, l'Aurore, la Nuit.

L'ensemble fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [19].

Église[modifier | modifier le code]

Église de Saint-Gratien.

L'église est dédiée à saint Gratien d'Amiens, qui fut martyrisé ici-même. Elle a été construite sur les plans de l'architecte diocésain Alexandre Grigny en 1864. En 1866, l'Impératrice Eugénie fait don à l'église d'un chemin de croix en néo-plastique-bois[20].

Chapelle Notre-Dame-de-Liesse[modifier | modifier le code]

Sur un soubassement de grès, cette chapelle date de 1778, en mémoire d'une fillette piétinée par un troupeau de vaches[21].

Oratoire de Saint-Gratien[modifier | modifier le code]

Édifié en 1999, il contient la statue du saint local, réalisée en 1996 par Jean-Pierre Facquier[21].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Gratien Blason
Écartelé : au 1er d'argent, au buste de saint Gratien de carnation, d'azur, paré de gueules, chevelé et barbé de sable, auréolé d'or, au 2e d'argent à trois lions de sable, au 3e d'azur à trois fleurs de lis d'or, au 4e d'or à trois noisettes d'argent, renversées posées en barre, involucrées et tigées de sinople ; à la fasce de gueules chargée de l'inscription « Saint Gratien » en lettres onciales de sable brochant sur la partition.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Ansart Histoire des églises de la vallée de l'Hallue bibliothèque municipale d'Amiens Louis-Aragon, cote 18568 Pic 6318.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Amiens », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. « Saint Gratien d'Amiens », notice no IA80000335, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. (en) « Lieutenant General Sir William Birdwood », sur http://www.anzacsite.gov.au, (consulté le ).
  11. Official History of Australia in the war 1914-1918. Volume V : Australian Imperial Forces in France, 1918 (Index : Saint-Gratien)
  12. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le ).
  13. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le ).
  14. « Liste des élus de la Somme » [ods], Listes des élus, Préfecture de la Somme, (consulté le ).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. « Le château de Saint-Gratien », notice no IA80000203, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. Archives départementales de la Somme. Série 99 O, et Itinéraires du patrimoine, livret 181 (Direction régionale des affaires culturelles de Picardie)
  21. a et b André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 187 (ASIN B000WR15W8).